Lundi matin, dans la réserve de Sibuya, un groupe d’au moins trois braconniers ont été dévorés par des lions, alors qu’ils chassaient des rhinocéros.

Ils étaient sur la piste des rhinocéros. Ils ne reviendront pourtant jamais, la nature ayant repris ses droits. Mardi, Nick Fox, propriétaire de la réserve animalière privée-où s’étaient infiltrés les braconniers armés d’un fusil et d’une hache- a découvert leurs cadavres démembrés. « Nous ne savons pas exactement combien ils étaient, il n’en reste plus grand chose » a-t-il ainsi expliqué, suggérant que les habits de trois personnes avaient été retrouvés.

« Ils se sont retrouvés au milieu d’un groupe de 6 lions, donc ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour réagir » a-t-il ajouté, avant de préciser que les animaux concernés ont été endormis « le temps que les officiers de Police puissent pénétrer dans l’enceinte pour l’enquête. »

Les rhinocéros, des animaux en danger

Prisés pour leurs cornes vendues sur le marché noir, utilisées notamment par les adeptes de la médecine traditionnelle en Chine ou au Vietnam, des milliers de rhinocéros sont abattus chaque année en Afrique, si bien qu’on ne  dénombre plus que 5.000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent africain, dont près de 1.900 en Afrique du Sud. « Nous avons déjà perdu 3 rhinocéros à cause des braconniers en mars 2016 », précise ainsi Nick Fox, qui déplore le décornage de ces herbivores.