Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, vient d’annoncer la création d’un nouvel impôt, destiné à financer les retraites.

Alors que la sécurité sociale est largement déficitaire dans le pays, le chef du nouveau gouvernement socialiste, arrivé au pouvoir le 1er juin, compte bel et bien solutionner le problème des retraites, un « défi » majeur pour l’Espagne. Confrontée à un vieillissement démographique -25% de naissances en moins en dix ans-à l’instar de ses voisins occidentaux, celle-ci ne peut en effet s’appuyer uniquement sur la création d’emplois pour y remédier.

« Nous mettrons en marche un impôt sur le secteur financier avec pour objectif de compléter les cotisations à la Sécurité sociale, et de contribuer à soutenir le système public de retraites et la dignité des pensions de nos anciens« , a alors déclaré Pedro Sanchez devant les députés, après que des manifestations massives de retraités ont secoué le pays ces derniers mois, réclamant une hausse de leurs pensions.

Aucun détail sur les modalités concrètes de ce futur impôt n’a toutefois été spécifié. Fin 2017, la dette de la Sécurité sociale, due essentiellement au paiement des retraites, atteignait près de 27,4 milliards d’euros. L’évolution démographique a entraîné une hausse du poids des retraites dans le budget de l’État, passant de 21,6% des dépenses à 29% en dix ans.