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[INTERVIEW] Kaleigh, découverte d’une artiste locale niortaise

A l’occasion de la sortie de son clip ”Lui Dire”, VL vous emmène découvrir une chanteuse du côté du département des Deux-Sèvres, la jeune talentueuse Kaleigh.

Made in Poitou-Charentes

Ce qui est bien lorsqu’on est un artiste local, c’est qu’on peut représenter sa région avec ses créations, conquérir le coeur des habitants que ce soit la poissonnière du coin, la bibliothécaire, ou encore le voisin d’en face. Mais ce qui est encore mieux, c’est d’avoir un label derrière soi : c’est le cas de Kaleigh, artiste-compositrice et interprète depuis quelques années, soutenue par le label poitevin Everybody Gets Crazy (E.G.C) depuis le mois de mars 2019. Le label a pu permettre à la jeune Picto-Charentaise de produire son premier EP, ”Sombre Clarté”, sorti en août 2020 sur les plateformes digitales, puis en version physique en février 2021.

Après la sortie de son clip ”Les Vieux Quais” en 2019, collectant plus de 1600 vues, elle a pu collecter 2000€ de financement participatif sur le site Ulule durant la fin d’année 2020, lui permettant de produire son deuxième clip enfin disponible, ”Lui dire”, sorti le 8 Mai dernier sur sa chaîne Youtube. C’est à cette occasion que nous avons pu nous entretenir avec Kaleigh, qui s’ouvre comme un livre, pour VL.

L’INTERVIEW

-Bonjour Kaleigh, c’est un plaisir de t’avoir ! Afin de commencer cette interview, présente-toi aux lecteurs de VL.

Je m’appelle Kaleigh, j’ai 21 ans, je suis originaire de la petite ville de Niort (79), et je suis autrice-compositrice-interprète depuis quelques années maintenant.

-Depuis quand as-tu cette passion de la musique, et depuis quand es-tu musicienne ?

J’ai développé cette passion de la musique lorsque j’étais enfant, j’ai grandi dans une famille où ma maman et mes grandes soeurs chantaient énormément, donc elles m’ont transmis la passion de la musique et j’ai commencé à chanter vers l’âge de 7 ans. J’ai développé ce rêve de devenir chanteuse qui ne m’a jamais quittée, jusqu’à l’âge adulte : si on exclut les cours de flûte à bec au collège, j’ai commencé à jouer des instruments au lycée, donc on va dire que ça fait 4 ou 5 ans que je suis musicienne en autodidacte.

-Quel était ton premier instrument ?

Un clavier Yamaha PSR, lorsque j’étais en seconde, et que j’ai encore aujourd’hui. J’ai passé des heures et des heures dessus : au lieu de faire mes devoirs, je faisais du piano !

-Quand est-ce que tu as décidé à te mettre à la chanson, et à écrire tes propres compositions ?

Il faut savoir qu’en primaire, j’avais écris deux trois chansons, mais rien de sérieux, assez enfantin. Et en fait j’ai commencé à écrire ma première chanson, ”Lui dire”, à l’âge de 16 ans, et j’ai commencé sur scène en même temps, avec l’envie de défendre mes propres idées. J’ai mis du temps à me lancer car j’étais timide, et que j’avais peur du regard des gens. Puis à partir du moment où je me suis lancée, je me suis rendu compte que ça se passait très bien et que ce que je faisais, surtout mes chansons, plaisaient beaucoup.

-Quelles sont tes inspirations musicales ?

On peut citer la pop anglaise, je me suis beaucoup nourrie de Adèle étant jeune, c’est à l’âge de 8 ans que je m’entrainais en chant avec sa musique phare ”Rolling In The Deep”, et je l’ai chantée mainte et mainte fois. Aujourd’hui, je dirais que Pomme m’inspire principalement : d’ailleurs, si elle passe par là, ben j’espère un jour la rencontrer et pourquoi pas faire des choses ensemble, j’aimerais trop faire ses premières parties ! Elle m’inspire énormément. Pour finir, j’aime beaucoup Juliette Armanet, Coldplay et London Grammar.

Adele's 'Rolling in the Deep': Songs That Defined the Decade | Billboard | Billboard
Adèle, l’une des premières inspirations de Kaleigh. (source : Billboard)

-D’où vient ton nom de scène, ”Kaleigh” ?

Mon prénom étant Kathleen, le soucis c’est que dans ma région, il y’a déjà une Kathleen qui jouait sur scène. Donc pour ne pas nous confondre, on m’a demandé de trouver un autre nom. J’ai réfléchi et j’ai fait un mélange entre les lettres de mon prénom et celui de ma maman, qui s’appelle Brigitte, et ça a donné Kaleigh.

-Parlons un peu de ton actualité, car le 8 Mai sera une date importante pour toi : Ton clip, de ta chanson ”Lui dire”, sera mis en ligne sur Youtube. Décris-nous un peu le tournage du clip, et l’envers du decor.

Le tournage du clip s’est déroulé à Rennes, là où j’ai fait mes études depuis 3 ans. C’était un tournage de 2 jours assez intensifs, où on a été pas mal embêtés par la pluie, on a bien cru qu’on allait soit devoir repousser le tournage, soit ne pas pouvoir tourner certaines scènes. Finalement on a réussi à tout faire, je suis très fière de ce clip et de toute l’équipe qui m’a accompagnée autour de ce projet. Ca a été pas mal de boulot pour moi car c’était la première fois que je devais manager une équipe, tout en jouant dans le clip et d’être l’artiste, et de faire les directions artistiques du clip avec mon réalisateur, donc beaucoup de travail sur les épaules. C’était épuisant, mais j’ai adoré faire ça : c’était du bon stress, de l’adrénaline, riche en émotion, et j’espère pouvoir diffuser mon clip au plus grand nombre possible, afin de mettre en avant mon EP.

-Qu’est ce que représente cette chanson pour toi ?

Tout est dans le titre ! J’avais 16 ans, j’étais intéressée par un garçon, qui était aussi intéressé par moi, sauf que je n’osais pas lui dire que j’avais des sentiments pour lui. Toute l’essence de cette chanson, c’est de se demander aujourd’hui ”comment faire pour avouer ses sentiments quand on est adolescent/adulte ?” et en fait on se rend compte que c’est plus simple de le faire en étant enfant, et les paroles le disent : “Je me rappelle quand nous étions enfant, qu’on se disait ”Je t’aime” si simplement, pourquoi est-ce si différent maintenant?”. Elles raisonnent encore plus dans ma tête d’adulte, car quand on n’avait pas de mal à dire que notre amoureux(se) était untel, untel ou untel en étant enfant, alors qu’aujourd’hui ces mots sont plus durs à sortir de notre corps. On a essayé de reproduire ça dans le clip, en montrant l’histoire de ces deux personnes que ce soit en étant enfant, ado, ou adulte.

-Parle-nous un peu de ton premier EP, ”Sombre Clarté”, qui est sorti en août 2020 en digital, puis février 2021 en physique. Peux-tu nous détailler les coulisses de ton projet ?

C’est des chansons qui reflètent mes états d’âme d’adolescence ou de jeune adulte, écrites entre mes 16 ans et mes 18 ans. Ca parle de maux que peuvent avoir les gens à cet âge-là : Des maux d’amour, de liberté (comme dans la chanson ”Voile nocturne”), mais aussi de sujets un peu plus graves qui m’ont un peu plus touchée comme la maladie, la mort, les ruptures amoureuses et leurs impacts… J’ai enregistré mon EP en janvier 2020 à Poitiers dans un studio, arrangé par quelqu’un de super et de très talentueux. Mais le projet a mis du temps à sortir à cause du COVID, donc finalement on a décidé de le sortir durant le premier déconfinement, on a sorti ça en août, tout en essayant de caler des dates de concert autour. Du coup on continue à promouvoir cet EP avec les sorties de clip, en montant sur scène, puis en écrivant de nouveaux morceaux… Mais ça, c’est pour la suite !

Le premier EP de Kaleigh, ”Sombre Clarté”, sorti en 2020, qui contient six morceaux. (source : Kaleigh)

-Quelle est la chanson que tu as aimé le plus écrire et composer ?

Je pense que ”Lui dire’‘ est particulière car c’est la toute première que j’ai écrite, mais celle dont je suis le plus fière et qui est venue le plus naturellement à moi, c’est ”Ses jours sombres”, qui parle de sujets assez délicats comme la mort, la maladie, le doute… Je l’ai écrite dans la salle de musique de mon lycée, et ce qui est terrible à travers cette chanson, c’est qu’elle parle du décès d’une personne qui s’est enfoncée dans la maladie. Cette personne dont je parle est réellement partie cinq mois après, donc cette chanson n’a fait que résonner plus fort à chaque fois que je l’ai interprétée sur scène, elle me touche beaucoup et parle de choses que j’ai ressenti pendant des années. Je sais qu’elle provoque toujours une émotion particulière, notamment au niveau du public.

-Cette année, dans l’émission The Voice, on a eu deux candidates qui viennent de ta région : Camille, et Marghe qui a atteint la finale ! Est-ce que tu voudrais y participer un jour ?

C’est une question que je me suis longuement posée et que beaucoup de gens me posent, car ils associent le fait de chanter, à The Voice. Mais il faut savoir qu’il y’a bien d’autres manières de se faire connaitre dans la musique, même si The Voice est un tremplin incroyable, et c’est quelque chose qui m’intéresserait pour communiquer sur mon projet. Maintenant j’ai mon propre univers, donc à voir si il peut coller avec l’émission. J’ai déjà postulé l’année dernière et je n’ai pas été prise, mais je pense que je repostulerai chaque année : je ne suis pas fermée, mais ce n’est pas dans mes priorités aujourd’hui.

-Cette année 2021 a bien commencé pour toi, car tu as pu sortir ton EP en version physique, et tu es allée tourner un clip. Lorsque la situation sanitaire se portera mieux, étant donné qu’on sera totalement libres au mois de juin, envisages-tu de revenir sur scène ?

Evidemment, je n’attends que ça depuis des mois ! Je suis plus une artiste de la scène que du studio, donc être enfermée entre quatre murs c’est presque une torture. Faut savoir que mon dernier concert était en octobre 2020 à Angers, donc ça fait déjà un moment. Mais j’ai une date prévue le 12 juin au Parc des Gayeulles à Rennes, dans le cadre de la soirée ”Meli’up” par une association, donc vous aurez le plaisir de me retrouver pour un set de 45 minutes/1 heure sous le soleil, je vous attends nombreux ! Ca me fera plaisir de retrouver le public et de pouvoir communiquer avec lui. J’espère au fur et à mesure que les restaurants et salles de spectacle vont rouvrir, pour pouvoir avoir de nouvelles dates à proposer !

-Un dernier mot ?

Je voudrais remercier chaleureusement toutes les personnes qui me suivent depuis plusieurs années, tous ceux ou celles qui ont cru en moi, et qui m’ont poussée à continuer sur cette voie, tous ceux qui s’impliquent de différentes manières pour m’aider ou me soutenir. J’ai hâte de retrouver le public sur scène, et je tenais à dire aux gens que c’est très compliqué pour les acteurs de la culture. On a été très impactés, et encore je suis moyennement concernée car je fais des études à côté de la musique, mais je pense à tous ceux qui ont intermittents du spectacle, qui ont du galérer pendant des mois durant cette crise du COVID. N’hésitez pas à les soutenir, suivre leur projet, c’est déjà beaucoup. Soutenez tous nos acteurs de la culture et de la musique !

Pour suivre les aventures de Kaleigh et la soutenir sur les réseaux, tout est ici : https://linktr.ee/kaleighmusique

 Crédit photo mise en avant : Argostudio (salon du SIAMA au Parc des expositions de Segré (49) le 8 octobre 2021) 

About author

21 ans, amateur de catch américain, basket-ball, de musique et de course automobile.
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