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Ligue 1 : Les tops/flops du championnat à mi-parcours

Ce soir marque la 19è journée de championnat et donc la fin de la phase aller. Des coups de cœur, des surprises, des déceptions et des bilans encourageants pour certains. Voici, selon VL, les tops et flops à mi-parcours.

Samedi verra la phase aller du championnat se terminer. Avant l’entame de la 19è journée, il est temps pour VL de distribuer les bons et mauvais points à ceux qui font le championnat.

Les tops

Lens et Brest, les promus, qui déjouent les pronostics

Lens et Brest font partie des trois équipes, avec Lorient, à avoir été promues en Ligue 1 cette année. Si de nombreux observateurs plaçaient ces deux clubs comme prétendants au maintien, ils se sont tous trompés. Ces deux équipes font partie des plus agréables et plus joueuses du championnat.

Les Lensois, avec un recrutement basé sur des joueurs chevronnés de Ligue 1 (Kakuta et Fofana pour ne citer qu’eux), des jeunes en manque de temps de jeu (Ganago et Kalimuedo), des jeunes Sud-Américains (Medina et Farinez) et une ossature de la saison dernière peu modifiée, offrent un sacré coup de vent. Attaques placées, verticalité, apport des latéraux et un milieu de terrain solide ont pu offrir aux Nordistes des victoires de prestige face au PSG à domicile en septembre dernier (1-0) ou à Monaco le mois dernier (0-3). Les hommes de Franck Haise occupent une belle 8ème place avec une des meilleures attaques du championnat (28 buts).

Le Stade Brestois, après plusieurs saisons à végéter en Ligue 2, a enfin retrouvé la première division. Et quelle équipe emballante ! Malgré des moyens financiers limités, le directeur sportif Grégory Lorenzi a réussi à bâtir une équipe compétitive capable de vaincre des Lillois en feu (3-2), de tenir tête à des Lyonnais leaders du championnat (2-2) et d’enquiquiner des Marseillais inconstants malgré leur défaite 2 buts à 3. Les Finistériens font, avec Lens, partie des équipes les plus offensives du championnat. En revanche, ils concèdent énormément de buts en jouant avec un bloc défensif assez haut. Les Brestois sont actuellement 10ès.

L’éclosion des jeunes Monégasques

Les 4 Fantastiques. Voici comment on pourrait surnommer Disasi, Diop, Fofafa et Tchouaméni. Ces 4 jeunes apportent de la folie, de la créativité, de la puissance physique et de la sérénité. Ils ont également impressionné Niko Kovac, l’entraîneur croate arrivé cet été, qui n’a pas hésité à les lancer dans le grand bain. Et ce, malgré leur jeune âge (22 ans)

Pour le premier cité, il est arrivé en provenance du Stade de Reims pour 15 millions d’euros. A 22 ans, Axel Disasi s’est immédiatement imposé comme un jeune défenseur central puissant, bon de la tête, avec une bonne relance. Au point d’avoir été nommé vice-capitaine par l’ancien entraîneur du Bayern Munich. Cependant, il est souvent coupable d’erreurs de marquage et son placement peut être approximatif.

La saison de la confirmation pour Sofiane Diop. Après un prêt plutôt infructueux à Sochaux (L2), le natif de Tours a enfin une place dans le groupe de Kovac. Apparu à 18 reprises pour 5 buts cette saison en championnat, l’ailier formé au Stade Rennais apporte une touche technique, un jeu de déviation ainsi qu’une certaine efficacité. Tout en étant mobile et disponible. Le jeune homme monte en régime, ce qui fait plaisir à voir malgré un début d’aventure difficile avec le club princier.

Youssouf Fofona et Aurélien Tchouaméni incarnent la fraîcheur qui envahit le milieu monégasque cette saison. Alignés au cœur du milieu de terrain, les deux jeunes internationaux espoirs forment la plaque tournante du système mis en place par l’ancien de l’Eintracht Francfort. Ils offrent des garanties aussi bien défensives qu’offensives tout en sachant écarter le jeu ou en alternant jeu court et jeu long. Avec pour camarades au milieu Martins, Diop, Fabregas et le retour de Golovin.

Un LOSC étincelant

Après avoir brillamment obtenu son pass pour les 16ès de finale d’EL, le LOSC est également redoutable en L1, malgré un contexte en interne plutôt âpre (endettement). Les hommes de Galtier sont sur le podium et ont parfaitement su remplacer les départs d’Osimhen (Naples) et de Loïc Rémy (Rizespor) en recrutant Yilmaz et David. Cette équipe de Lille est encore plus forte cette année grâce à l’ossature de la saison dernière intacte mais aussi à l’apport de Renato Sanches et Benjamin André au milieu de terrain, au duo turc Yilmaz-Yacizi et à la solidité de la défense.

De plus, ce LOSC cuvée 2020/2021 est capable d’être performant sur la durée en ayant une identité de jeu simple, en impliquant titulaires et remplaçants dans le projet. Il ne manque plus qu’aux Lillois à faire attention de trop tomber dans la simplicité par moments.

Lire aussi : Lille : le profil d’un futur champion ?

Un Olympique Lyonnais qui montre les crocs

Après un début de saison poussif des hommes de Rudi Garcia, l’Olympique Lyonnais carbure et a même fini champion d’automne. Le trio offensif Memphis/Toko-Ekambi/Kadewere porte le club de JMA en haut du tableau. Ce qui n’était plus arrivé depuis quelques saisons. Le réveil de Paqueta, entouré d’Aouar et Mendes ont aussi permis aux Lyonnais d’être aujourd’hui leader.

Sans oublier l’imperméabilité de la défense lyonnaise ainsi que des prouesses aux cages d’Anthony Lopes. Sans Coupe d’Europe cette saison, Lyon semble bien armé pour titiller le LOSC et le PSG pour, pourquoi pas, obtenir un titre de champion qui lui échappe depuis 2008.

Les bons coups du mercato de Leonardo

Malgré des frictions avec son ex-entraîneur Tuchel, depuis limogé, Leonardo a su ramener au Paris-Saint-Germain des joueurs capables de mouiller le maillot. Ces joueurs sont Florenzi, Kean, Rafinha et Danilo Pereira.

Pour Florenzi, il n’a pas été difficile de s’affirmer sur le côté droit de la défense parisienne puisque Meunier a été transféré au Borussia Dortmund tandis que Dagba est encore un peu tendre pour prétendre à une place de titulaire. Travailleur acharné assez discret, l’international italien est également un excellent contre-attaquant avec une qualité de centre indéniable malgré une couverture défensive approximative.

Quant à Kean, le jeune international transalpin est en forme également. 10 buts en 17 matches de championnat : une efficacité retrouvée, du plaisir aussi. C’est un joueur qui sait décrocher quand il le faut, altruiste et qui participe à la construction des offensives parisiennes. Paris aura tout intérêt à le garder dans son équipe car il s’est bien acclimaté à la première division française.

Rafinha, le grand frère de Thiago Alcantara, commence doucement à faire son trou au sein de l’équipe francilienne. Il apporte de la combativité, de l’abnégation tout en sachant parfaitement jouer vers l’avant et en étant capable de déstabiliser l’équipe adverse grâce à son jeu de passes et à son altruisme.

Pour Danilo Pereira, son aventure est pour l’instant mitigée. Trimballé entre le poste de défenseur central qu’il n’affectionne pas tant et son poste originel de milieu défensif, l’international portugais est plus à l’aise en 6. Il apporte à ce poste de l’agressivité, de la volonté de jouer court, de l’autorité. Contrairement au poste de défenseur central où il affiche pas mal de lacunes qui ont coûté quelques buts à son club.

La confirmation du MHSC

L’arrêt des compétitions a coupé le MHSC dans son élan. Malgré la coupure de plusieurs et le retour de Rulli à la Real Sociedad, les protégés de Michel Der Zakarian confirment qu’ils ont réellement une carte à jouer pour obtenir un sésame en Europa League à la fin de la saison. Une défense de fer menée par Hilton, un milieu créatif et soyeux avec Savanier, Mollet et Ferri ainsi qu’une attaque de feu emmenée par Laborde et Delort.

Vous mélangez le tout et obtenez une équipe enthousiasmante, unie et qui sait faire mal à son adversaire avec son jeu en contres, des actions rondement menées et une équipe parmi les 5 premières du championnat.

L’assise défensive des Messins

Cette année, le FC Metz est l’une des meilleures défenses de l’Hexagone et malgré un petit coup de mou, le club dirigé par Frédéric Antonetti s’est repris et pointe à la 11è place du classement. La ligne défensive formée par Centonze, Bronn, Kouyaté, Boye et Delaine n’a encaissé que 17 buts pour le moment.

Il faut souligner que les Messins, bien qu’ils soient peu offensifs, ont le mérité d’être une défense rude à percer. L’axe de progression des Mosellans consistera à être plus tranchants devant le but. Avec des joueurs comme Boulaya ou Maïga, le club messin peut largement marquer un peu plus de buts.

Les flops

Les maux parisiens

Cette saison, le PSG éprouve beaucoup plus de difficultés à être impérial sur la Ligue 1. Ce qui laisse la chance à l’OM, le LOSC et l’OL de pouvoir rivaliser avec le club de la capitale. Les ouailles de Pochettino ont déjà subi 4 défaites cette saison (Lens, Marseille, Monaco et Lille). Malgré une place sur le podium et une qualification péniblement acquise pour les 8ès de C1, Paris a trop eu tendance à s’en remettre à ses individualités pour s’imposer.

En effet, les Franciliens tendent à être scindés en deux blocs qui ne s’aident pas forcément lorsqu’il y a des temps faibles, à manquer de hargne, d’agressivité, d’envie et de domination. Sans compter un Mbappé de moins en moins performant et soliste. Mauricio Pochettino aura la lourde tâche de remettre en route l’écurie francilienne si celle-ci ne veut pas se retrouver éliminée face au Barça et distancée en championnat.

L’irrégularité des cadres de l’OM

Cette saison est paradoxale pour l’OM. En L1, ils arrivent à être plus ou moins bons malgré des joueurs comme Payet, et Thauvin pas au niveau et des attaquants cyniques. En C1, le club s’est fait éliminer sans gloire de son groupe. Si en France, les Olympiens sont 4ès, c’est parce qu’AVB sait exactement exploiter le potentiel de cette équipe et n’hésite pas à envoyer Thauvin et Payet sur le banc si ceux-ci n’apportent aucune plus-value.

Par ailleurs, malgré des finances serrées, le Portugais sait se montrer créatif et audacieux. A ses hommes de retrouver une certaine constance dans les performances et au board marseillais de recruter un attaquant capable d’être décisif.

Un FC Nantes morose

Si Gourcuff a été débarqué du FC Nantes, c’est pour introniser Raymond Domenech en lieu et place. L’ancien entraîneur de Lorient a été démis de ses fonctions en raison de mauvais résultats mais également en raison d’un fond de jeu inexistant, d’une équipe inoffensive et très friable défensivement. Tout en pointant à la 16è place.

Cela fait plusieurs saison que les Nantais font partie des pires attaques de L1. Malgré un renouveau avec Conceiçao en 2016/2017, les pensionnaires de la Jonelière sont retombés dans leur travers. Des attaquants en berne, un milieu de terrain qui n’arrive pas à proposer une quelconque solution ou à créer du danger ainsi qu’une défense très fébrile font du FC Nantes une équipe morose.

L’apathie des Dijonnais

Dijon traverse une très mauvaise saison. Après avoir limogé Stéphane Jobard pour le remplacer par David Linarès, le DFCO a obtenu deux victoires face à Nice et à Nîmes. Ce qui place les Dijonnais barragistes avec un point d’avance sur Lorient, 19è et Nîmes, 20è. Avec seulement 12 petits buts au compteur, les joueurs de David Linarès est la pire attaque du championnat.

C’est certainement la saison de trop pour Dijon qui n’arrive pas à être au niveau de la Ligue 1. En atteste les prestations soporifiques qui montrent une équipe à la dérive et qui, bien qu’elle n’ait que trois points de retard sur Nantes (17è), semble se diriger vers la Ligue 2 si elle ne se réveille pas…

Un OCG Nice qui a du mal à enchaîner les matchs

Après une 5ème place la saison dernière, Jim Ratcliffe, propriétaire du club, offrait un vrai mercato estival à Patrick Viera, limogé en novembre dernier. Lopes, Scheiderlin, Bambu, Gouiri, Reine-Adélaïde, Daniliuc et Kamara ont débarqué dans le club azuréen. Malheureusement, la sauce n’a pas pris. L’OCG Nice se retrouve 14è, loin du standing d’un club qui revendique disputer les places européennes chaque saison.

De plus, les hommes d’Ursea ont perdu Dante, blessé pour de longs mois encore. A la suite de la blessure de l’ex international brésilien, la défense niçoise s’est vue fragilisée et a donc facilement perdu beaucoup de points. Les (très) jeunes défenseurs qui étaient encadrés par l’ancien du Bayern se sont retrouvés sans repères. Si William Saliba a débarqué depuis Arsenal jusqu’en juin, les Niçois devront recruter un défenseur supplémentaire chevronné (Nice-Matin parle de Mamadou Sakho) pour stabiliser une arrière-garde très affaiblie.

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