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On débriefe pour vous… The Mandalorian, la saison 2 fait briller nos yeux d’enfant

Reprenant peu ou prou la même structure et élargissant son univers, The Mandalorian comporte quelques défauts… mais elle fait briller les yeux de ses spectateurs.

C’est quoi, The Mandalorian (saison 2) ? Din Djarin alias Mando (Pedro Pascal), est toujours déterminé à protéger l’enfant (alias Baby Yoda alias Grogu) de ceux qui souhaitent s’en emparer. Désormais, notre chasseur de primes mandalorien a une mission : ramener auprès des siens son jeune compagnon, qui commence à laisser entrevoir l’étendue de ses pouvoirs. Au cours de son périple galactique, il trouvera des alliés comme Bo-Katan  (Katee Sackhoff), Ahsoka Tano (Rosario Dawson) ou un certain Boba Fett (Temura Morrison). Mais il est toujours traqué par l’implacable Moff Gideon (Giancarlo Esposito) qu’il pensait avoir vaincu…  

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En 2019, la première saison de The mandalorian a été une vraie surprise : entre les mains de Jon Favreau et de Dave Filoni, la série a conquis bon nombre de spectateurs fans de Star Wars ou pas. Le 18 décembre dernier, l’ultime épisode de la deuxième saison a conclu un arc du périple de Mando et de Baby Yoda  – en attendant la troisième saison prévue en 2022 et les multiples spin off annoncés par Disney. 

Comme la première, cette deuxième saison comporte huit épisodes d’environ 40 minutes chacun, entièrement écrits par Favreau mais confiés à divers réalisateurs (citons Bryce Dallas Howard ou Robert Rodriguez) A première vue, la construction du scénario est peu ou prou le même que précédemment:  Mando arrive sur une planète pour y chercher une information, son contact lui demande de l’aide, la mission est un succès et notre protagoniste repart pour une nouvelle quête. Le tout avec des épisodes presque auto-conclusifs, des références à l’univers de Star Wars, des séquences comiques qui font de Baby Yoda une usine à gif et des scènes d’action impressionnantes. 

Si l’on veut absolument trouver des défauts (et il y en a), le rythme de la série se rompt parfois, avec certains épisodes plus anecdotiques ou des éléments qui restent basiques (Moff Gideon frôle la caricature du grand méchant, le deux ex-machina du final est un peu facile)  Oui, mais…La plus grande qualité de la série vient de la passion de Favreau et Filoni, que l’on ressent dans chaque épisode. C’est ce qui donne une vraie force émotionnelle à The Mandalorian, et c’est qui permet au spectateur de se laisser emporter par l’histoire quel que soit son degré de connaissance de Star Wars

Mando et Baby Yoda continuent leur périple galactique

Car cette saison embrasse bien davantage l’univers de la saga, en particulier avec l’apparition de nombreux personnages connus et une multitude de références beaucoup plus appuyées : ce n’est plus seulement du fan service, ce sont parfois des éléments d’une importance capitale. De quoi perdre certains spectateurs qui ne connaîtraient que quelques éléments de base – si l’apparition de Ahsoka Tano, Bo-Katan et Boba Fett enthousiasme les fans, sans doute ne suscite-t-elle pas le même engouement chez les autres, qui ignorent à peu près qui ils sont…  

Pour ceux-là, l’omniprésence des références et personnages pré-existants n’est pourtant pas forcément un frein. Certes, il y a des liens avec les films, les séries d’animation (dont  The Clone Wars et Rebels, écrites par… Dave Filoni) mais la plupart sont simples ; les personnages sont présentés rapidement mais on saisit l’essentiel ; tous ou presque enrichissent la dynamique et influent sur l’histoire. En outre, les acteurs sont très convaincants, et saluons au passage un Pedro Pascal qui réussit le tour de force d’être très expressif malgré le casque mandalorien qu’il n’enlève (presque) jamais.

Et surtout, l’essentiel est là : les personnages, l’histoire et la mise en œuvre. Car c’est bien ce qui fait la qualité d’une fiction – peu importe le nombre de sketchs de Baby Yoda ou les échos à un univers aussi riche que celui de Star Wars. C’est le cas ici, où les aventures de Din Djarin s’insèrent dans un plan narratif simple mais riche en contenu. Sans perdre de vue les grands codes du western exploités dans la première saison, The Mandalorian explore cette fois une plus grande variété de genres (horreur, films de samouraï, hommage au Salaire de la peur) dans des épisodes cohérents dans la globalité mais aussi extrêmement divers en terme de ton et de rythme. L’intrigue prend aussi un caractère plus feuilletonnant, qui manquait peut-être à la saison précédente : après un début un peu convenu, cette saison monte en puissance, enchaîne les rebondissements, ajoute quelques détails qui prendront de l’importance et clôture un certains nombres d’arcs narratifs. 

Devine qui débarque dans The Mandalorian ? (et il n’est pas le seul)

On arrive notamment au terme – du moins pour l’instant – de l’histoire de Mando et de Grogu dans un dernier épisode épique qui a offert aux fans pourtant très exigeants un magnifique cadeau (dont on ne dira rien) et une poignée de scènes attendues mais auxquelles nous n’étions pas préparés émotionnellement. Un final en apothéose – avant une scène post-générique en guise de prélude à la série Le livre de Boba Fett (attendue en Décembre 2021) où le personnage éponyme prend place sur le trône sur lequel les fans l’ont toujours imaginé. Boba Fett est prêt à entamer son propre voyage dans l’univers de Star Wars à la télévision, et nous aussi. 

Il y a vingt ans, George Lucas écrivait : «Après la sortie de Star Wars, il est devenu évident que mon histoire  n’était que l’une des milliers de celles que l’on pouvait raconter sur cette galaxie (…) mais elles viendraient de l’imagination d’autres auteurs. Qu’aujourd’hui encore, tant de créateurs talentueux contribuent à la saga  est un héritage aussi inattendu qu’incroyable ». The Mandalorian répond à cette déclaration avec une deuxième saison enthousiasmante, où elle suit la mythologie de Star Wars et raconte sa propre histoire. Et la série renoue avec l’une des grandes vertus de la saga : émerveiller l’enfant en chacun de nous. Telle est la voie de The Mandalorian. 

The mandalorian (Disney +)
Saison 2 – 8 épisodes de 40′ environ

About author

Traductrice et chroniqueuse, fille spirituelle de Tony Soprano et de Gemma Teller, Fanny Lombard Allegra a développé une addiction quasi-pathologique aux séries. Maîtrisant le maniement du glaive (grâce à Rome), capable de diagnostiquer un lupus (merci Dr House) et de combattre toutes les créatures surnaturelles (vive les frères Winchester), elle n'a toujours rien compris à la fin de Lost et souffre d'un syndrome de stress post-Breaking Bad
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