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Open d’Australie, jour 12 : l’injouable Medvedev rejoint Djokovic en finale

Après New York 2019, Medvedev sera finaliste pour la 2e fois de sa carrière en Grand Chelem, la 1ère à Melbourne (crédits: AP)

Jusqu’à dimanche, jour de la finale messieurs, VL Média fera un point sur ce qu’il s’est passé en Australie durant la nuit. Infos, performances, déceptions, nous décrypterons au maximum à travers différentes catégories les moments marquants de la journée. Pour ce douzième jour de compétition, retour sur la démonstration de Daniil Medvedev qui se présente peut-être en favori de la finale, face à Djokovic. Focus enfin sur la finale dames Osaka-Brady.

Le match du Jour : Medvedev – Tsitsipas

Cette seconde demi-finale entre deux joueurs du même âge, ambitieux, jeunes loups aux dents longues avec l’envie de renverser Djokovic en finale, était très attendue. On peut dire qu’elle n’a pas déçu, malgré le score sec 6-4, 6-2, 7-5. Car voir un joueur au zénith de son tennis, à la plénitude de son jeu, est extrêmement impressionnant. Et c’est ce que nous a offert Daniil Medvedev, qui du haut de ses 25 ans, a concassé Stefanos Tsitsipas, comme ses 19 adversaires précédents. Cette 20e victoire consécutive, la 12e d’affilée contre un TOP 10 envoie le Russe en finale, qui se présentera dimanche sur le court, avec une confiance maximale. Lorsque sur les coups de 9h30 en France, les deux joueurs ont fait leur entrée dans la Rod Laver Arena, on s’attendait à une belle ambiance et un gros combat. Mais très vite, le n°4, et bientôt n°3 mondial, a fait valoir sa supériorité notamment sur le plan tactique. La grande qualité du Russe au service, remportant près de 90% des points derrière sa première balle, gagnant la grande majorité des échanges longs, de + de 4 coups, est absolument exceptionnelle. Face à Tsitsipas, pourtant pas avare en terme d’agressivité, l’ainé des deux hommes arriva toujours à faire jouer le coup de plus au Grec, le poussant à la faute. Tsitsipas en commettra plus de 30 sur le match.

Medvedev à 3-3 finit par breaker, malgré une ambiance plutôt favorable au n°6 mondial. Il s’envole vers la première manche, (6-4) gagnant ses jeux de services facilement. Dans le deuxième set, la démonstration est encore plus exceptionnelle. Tsitsipas est écrasé, sans solutions, surtout comme presque tout le circuit en ce moment face à la tornade russe. Il s’incline 6-2 dans la deuxième manche, puis est rapidement breaké dans l’ultime set étant mené 3-1 et devant défendre des balles de double break. A l’orgueil cependant Tsitsipas réagit, efface son break et met la pression sur Medvedev connaissant là, un trou d’air. La confiance accumulée du futur finaliste va faire la différence malgré tout. Avec un niveau de jeu exceptionnel, alors qu’il était en danger à 4-5, 0-30, il claque deux aces d’abord, puis sort sur le jeu suivant deux passings de mutant, clouant le bec à toute la Grèce. Tsitsipas ne peut que rendre les armes. Il eut le terrible malheur de se confronter au meilleur joueur du monde actuel. Ce dernier a cependant une montagne à franchir pour décrocher son premier titre, dans la plus prestigieuse catégorie des tournois de tennis. Terrasser l’homme qui n’a pas perdu une seule finale sur la Rod Laver Arena en huit participations. Voilà un défi immense, mais qui semble être à la mesure du mètre 98 de Daniil Medvedev, en euphorie totale dans le jeu et les résultats depuis quatre mois. Le Djoker est prévenu, un clone de lui-même, une machine inarrêtable est prête à renverser la table…

Le point du match (et du tournoi) :

Quelle est la meilleure preuve pour démontrer que Medvedev est injouable en ce moment ? Assurément ce point sur balle de break dans la troisième manche :

La phrase du jour :

Interrogé en conférence de presse, à propos de Daniil Medvdev, Tsitsipas ne tarit pas d’éloges sur la performance du Russe, qu’il espère même voir triompher dimanche, même s’ils ne s’apprécient pas réellement. Il eut ainsi ces propos : “Je ne serais pas surpris que Daniil gagne le tournoi. Mais vous savez, c’est un scénario étrange. J’ai joué Rafa ici il y a deux ans. J’avais trouvé sa performance contre moi phénoménale ce jour-là. J’étais sûr à 100 % qu’il allait gagner le tournoi. Et j’ai finalement eu complètement tort. Qui sait ? Djokovic joue bien aussi. Ecoutez, je ne suis pas un site de paris en ligne. Il se pourrait que ce soit Medvedev, ce serait bon pour lui, bon pour le tennis“.

La finale dames de demain : Naomi Osaka – Jennifer Brady

Peut-il y avoir match ? C’est la question même qui mérite d’être posée avant cette finale, qui s’annonce extrêmement déséquilibrée. D’un côté Naomi Osaka, qui n’a plus perdu un match depuis un an, miraculée dans le tournoi après avoir sauvé deux balles de match, contre Muguruza, avant d’écarter Serena Williams. De l’autre, Jennifer Brady qui atteint pour la première fois ce stade de la compétition, après avoir éliminée une amie en quarts de finale, Pegula. Puis l’Américaine est passée par toutes les émotions au tour suivant, contre Muchova. Plusieurs arguments font largement pencher la balance en la faveur de la Japonaise. Tout d’abord, son parcours sur cet Open d’Australie, plus relevé en terme de niveau, elle s’en est pourtant sortie avec plus de facilités, hormis bien sûr son huitième de finale. Il suffisait de la voir marcher sur Serena Williams pour se rendre compte de la dimension que la dernière vainqueur de l’US Open a pu atteindre. Elle qui n’a pas perdu une finale de Grand Chelem sur trois, qui semble archi-décontractée possède toutes les armes en terme de puissance de jeu, pour agresser son adversaire américaine. Osaka aura en plus sûrement le public avec elle et se souvient aussi qu’elle avait battue Jennifer Brady en 1/2 finale du dernier US Open en trois manches. Un match qui se déroulait alors à huis clos.

Du côté de Brady, le parcours a été limpide jusqu’en quarts de finale ou comme précédemment évoquée, elle a dû disputer deux matchs en trois sets. La question qui se pose pour l’Américaine est de savoir comment va t-elle aborder mentalement la situation de se retrouver sur un grand court avec du public, pour jouer le match le plus important de sa vie. Certaines réagissent différemment, avec l’exemple de Swiatek qui avait marché sur la finale de Roland-Garros, ou à l’inverse de Simona Halep qui avait perdu ses trois premières finales. Surtout l’autre difficulté, et elle est tactique, sera la capacité par un jeu plus varié que Osaka, mais moins puissant, à résister à ses agressions constantes. Aura t-elle les armes aussi bien physiques que tactiques ou psychologiques pour résoudre ces équations que lui proposera Osaka, immense favorite ? Le scénario de la finale en dépend, le résultat peut-être pas. Car même si elle arrive à répondre à cela, la n°3 mondiale a encore une marge certaine sur son adversaire, afin de pouvoir triompher malgré tout. Pour Brady donc, c’est un véritable exploit qu’il faudra réaliser. Si elle le produit, elle aura bien mérité d’inscrire son nom parmi les gagnantes en Grand Chelem…

Notre pronostic : La dynamique, l’expérience, le niveau de jeu, les armes techniques et tactiques, et la fraicheur physique. Il semble y avoir bien trop d’écart pour envisager que Osaka, impressionnante depuis le début du tournoi, ne puisse s’incliner face à la novice Jennifer Brady, à ce stade de la compétition. Ainsi, nous imaginons une victoire d’Osaka en deux sets.

Bis répétita demain matin pour la Japonaise ? (crédits : AFP)
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