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Open d’Australie, jour 13 : Osaka sacrée en patronne, avant l’explosion finale de demain chez les hommes

Osaka et son 4e titre du Grand Chelem. La nouvelle patronne du circuit dans les esprits de tous (crédits : AFP)

Jusqu’à dimanche, jour de la finale messieurs, VL Média fera un point sur ce qu’il s’est passé en Australie durant la nuit. Infos, performances, déceptions, nous décrypterons au maximum à travers différentes catégories les moments marquants de la journée. En cet avant-dernier jour de compétition, retour sur le sacre de la nouvelle reine Naomi Osaka, et présentation de l’extraordinaire finale de demain entre Novak Djokovic et Daniil Medvedev.

Le match du jour : Osaka – Brady

Voilà une finale qui ne restera pas dans les annales. Mais qui aura eu cependant le mérite de consacrer la plus méritante sur les quinze derniers jours, la meilleure joueuse de ces derniers mois. Une joueuse qui vient de prendre une autre dimension encore durant ce tournoi, celle de la leader du circuit WTA. Naomi Osaka en remportant son 4e Grand Chelem, son second Open d’Australie, deviendra lundi, la n°2 mondiale au classement particulier puisqu’il comprend les meilleurs résultats depuis mars 2019. Dans les esprits après avoir gagné son deuxième majeur consécutif, si on tient du compte du fait qu’elle n’a pas participé à Roland-Garros, elle devient la n°1 officieuse. Pour conquérir son sacre, dans un match où elle était très largement favorite, il a fallu remporter les moments importants. Sans même avoir besoin de sortir son meilleur niveau dans la première manche au moins. Car jusqu’à 4-3 les deux jeunes femmes se sont tenues, Osaka devant même sauver une balle de break, ce qu’elle fit avec autorité d’un coup droit long de ligne. Et au jeu suivant, la Japonaise breaka à son tour pour empocher la première manche. Le coup de grâce pour Brady qui si elle n’a pas craquée sous la pression n’a malgré tout jamais eu les armes pour rivaliser.

C’est ainsi que Osaka enchaîna ensuite les jeux, pour se détacher et mener 4-0 dans la deuxième manche. La finale peu emballante, devenait d’un coup sans suspense et pliée face à la force de frappe d’Osaka. La Japonaise a en effet tout dans son jeu pour faire plier ses adversaires sur dur. Puissance, variation, sérénité dans les moments importants celle-ci est injouable sur cette surface. Et c’est sur le score de 6-4, 6-3 qu’elle finit par conclure son triomphe. Son septième titre seulement en carrière mais parmi cela son quatrième Grand Chelem. Mieux elle a remporté quatre des six derniers majeurs sur dur. Si Osaka domine sur dur, et est prête à prendre l’affiche principal parmi le tennis féminin, elle devra encore prouver sa capacité à gagner sur Terre et sur gazon, pour faire de la WTA une tyrannie à son nom, même si pour le moment il s’agit déjà d’une monarchie. Quant à Brady, il n’y a malheureusement rien à se reprocher pour l’Américaine qui aura fait son match, et un super tournoi. Elle est juste tombée sur Osaka IV, celle qui ne perd pas une finale de Grand Chelem, et qui ne perd pas un match depuis une année maintenant. Dire qu’elle n’a que 23 ans…

Le résumé du match en vidéo :
(crédits : Eurosport TV)
La finale de demain : Djokovic vs Medvedev

Explosif. La finale masculine de demain qui va conclure la quinzaine, ne pouvait pas être plus belle que celle-ci. Réunissant le maître de Melbourne, n°1 mondial au meilleur du joueur du monde sur les quatre derniers mois. Djokovic est sur 20 victoires consécutives à Melbourne depuis 2019. Medvedev est sur 20 victoires consécutives, tout court depuis le 30 octobre 2020. Demain une série va se poursuivre, et l’autre va s’interrompre, ce qui sera presque un séisme. Pour les deux hommes, la pression sera forte mais elle sera très différente évidemment. Le Serbe est toujours dans la course aux records face à Nadal et Federer dans le nombre de titres en Grand Chelem. Après une année 2020 dominée sur le plan des résultats, mais frustrante sur les performances en majeur, il a une occasion à saisir pour revenir à deux titres majeurs du duo Helvético-espagnol. Ne pas s’imposer sur ses terres, et devoir mettre fin à sa série de huit finales gagnées sur huit jouées constituerait un échec d’importance. Cependant son parcours à été sinusoïdal. Avec une grosse polémique sur sa douleur aux abdominaux que le n°1 mondial à semble t-il exagéré l’importance dans sa fébrilité du moment au troisième tour contre Taylor Fritz. Djokovic a aussi été bousculé par Tiafoe, Raonic et surtout Alexander Zverev, qui avec un peu plus de confiance en lui aurait pu le renverser. Toujours est-il que même bousculé, même inquiété, le fil sur lequel semble marcher Djokovic depuis dix jours n’a pas craquer. Comme si une confiance et une destin inexorable porte en lui le Serbe dès qu’il met les pieds à Melbourne. Un peu à la manière de Nadal à Roland-Garros. Le n°1 mondial se souvient aussi que l’année dernière contre Dominic Thiem en finale, le couperet était passé près mais qu’il s’en était sorti déjà. Et comme par hasard, à l’issue de sa demi-finale, son meilleur match du tournoi, l’octuple vainqueur de l’Open d’Australie a dit ne plus ressentir de douleurs. Djokovic arrive donc lancé.

Djokovic le miraculé. Cinq sets concédés et toujours en vie pour réaliser un triplé à Melbourne (crédits : Getty Images)

Du côté de Daniil Medvedev qui va disputer demain sa seconde finale majeure après celle de l’US Open 2019, où le Russe avait failli l’emporter à l’issue d’un scénario totalement dingue. Il était en effet à deux doigts de réaliser un exploit monumental, celui de gagner après avoir été mené deux sets à zéro face à Nadal en finale. Depuis, après cet été 2019, où le Medvedev a explosé aux yeux de tout le monde, il a connu une année 2020, un peu plus compliqué sans être mauvaise non plus (demi-finale à l’US Open par exemple). Et il s’est repris en main, passant un coup d’accélérateur en fin de saison, enchaînant 20 victoires consécutives dont 12 contre le top 10. Tous sont passés à la moulinette russe, dont Djokovic lors du Masters. En confiance folle, il n’a quasiment jamais été inquiété dans ce tournoi et sa seule frayeur au troisième tour, a été maîtrisée par un 6-0 dans le cinquième et dernier set. Apaisé dans ses excès de folie qu’il peut parfois avoir, par son coach Gilles Cervara avec qui il forme un duo formidable, le Russe, n°3 mondial (et n°2 en cas de victoire) semble inarrêtable. Il a pris une maturité folle après son éclosion. Et à 25 ans, après avoir vu Thiem débloquer son compteur à l’US Open, il rêve de lui emboîter le pas, en terrassant surtout la référence ici même à Melbourne, le colosse serbe. Pour cela il pourra s’appuyer sur son match du Masters qu’il avait remporté il y a deux mois assez largement (6-3, 6-3). Medvedev le dit d’ailleurs lui-même, son style de jeu très similaire à Djokovic, tel un clone, avec aussi sa capacité à tout renvoyer, a souvent compliqué la vie du n°1 mondial.

Notre avis et notre pronostic : Difficile vraiment de choisir entre Djokovic et Medvedev. Car les deux hommes ont chacun des arguments très solides à faire valoir. L’un est injouable en ce moment. L’autre est injouable en finale à Melbourne (demandez à Nadal découpé en pièces en 2019). L’un domine les confrontations récentes face à Djokovic (Medvedev a remporté trois des quatre derniers matchs), l’autre a malgré tout toujours dominé son adversaire au meilleur des cinq manches. Lors du huitième de finale de l’Open d’Australie 2019, acte fondateur pour le Russe, Djokovic avait fini après un beau combat par user son adversaire en quatre sets et 3h30 de jeu. Et même si Medvedev semble prêt à renverser la table au vu de son niveau, Djokovic semble disposer de ce soupçon de confiance dès qu’il arrive en finale sur ce court. Thiem arrivait en effet avec des références aussi solide l’année dernière, et même plus étant donné qu’il l’avait déjà éliminé en Grand Chelem, avant de devoir s’incliner en cinq sets malgré tout. Medvedev n’ayant justement jamais battu le Serbe sur une rencontre en trois sets gagnants, un cap important à surmonter.

Pour toutes ces raisons, si nous voyons un gros combat, nous nous hasarderons pas à miser sur une victoire de Medvedev, même si nous ne serions pas surpris si cela devait arriver. Djokovic gagnera donc en cinq sets pour nous.

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