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USA : Les grandes dates de la présidence Trump

DOSSIER – De son élection en 2015 au passage de témoin prévu le 20 janvier, retour sur les grandes dates de Donald Trump à la tête des Etats-Unis.

16 juin 2015 : “Je me présente officiellement à la présidence des États-Unis”,

C’est à la Trump Tower que Donald Trump annonce sa candidature à l’élection présidentielle. A 69 ans, le magnat de l’immobilier et milliardaire souhaite “refaire des Etats-Unis une grande puissance”. Son rêve est de succéder à Barack Obama mais il doit affronter 12 candidats à la primaire républicaine.

Son programme ? Booster l’économie et les emplois, construire un mur de 1600 km à la frontière mexicaine ou encore mettre au fin à l’Obamacare.

7 octobre 2016 : la diffusion d’un enregistrement fait scandale

Le Washington Post révèle une vidéo qui date de 2005. On entend Donald Trump y tenir des propos particulièrement vulgaires et sexistes.

«Quand on est une star, elles nous laissent faire. On fait tout ce qu’on veut», y affirme Donald Trump, dans une discussion avec le présentateur d’une émission. Ce pouvoir, selon lui, inclut la possibilité d’«attraper» les femmes par le sexe, dit-il en employant un terme beaucoup plus cru.. «J’ai essayé de me la faire, elle était mariée». La conversation continue et les deux hommes semblent apercevoir une actrice qui les attend à l’extérieur du car, Arianne Zucker. «Il faut que je prenne des Tic-Tac au cas où je l’embrasse», dit Donald Trump. «Je suis automatiquement attiré par les belles… je les embrasse tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n’attends même pas».

La vidéo provoque un tollé et pousse le candidat républicain à s’excuser. De nombreuses personnalités dénoncent ses paroles vulgaires et sexistes. Mike Pence, son colistier candidat à la vice-présidence s’offusque de ses paroles. «En tant qu’époux et père, j’ai été outré par les propos et les actions décrites par Donald Trump dans cette vidéo datant de 11 ans», a indiqué le candidat à la vice-présidence. «Je ne cautionne pas ses déclarations et je ne peux pas les défendre».

9 novembre 2016 : Donald Trump devient le 45e président des Etats-Unis.

Les sondeurs et analystes estimaient sa victoire hautement improbable. Pourtant il l’a fait. Donald Trump vient d’être élu président des Etats-Unis. Le candidat républicain vient de réussir l’exploit de s’imposer dans la quasi-totalité des Etats-clés nécessaires pour accéder à la Maison-Blanche. Une élection qu’il remporte avec 290 grands électeurs contre 228 pour Hilary Clinton. “Je fais cette promesse à tous les citoyens: je serai le président de tous les Américains”.

25 janvier 2017 : lancement du projet du mur anti-immigration

C’est sa promesse la plus emblématique et l’une des plus contestées. Donald Trump lance le chantier titanesque du mur à la frontière du Mexique. Lors d’une cérémonie au département de la Sécurité intérieure, le président américain a signé un décret ordonnant «la construction immédiate d’un mur physique» visant à «empêcher l’immigration illégale, les trafics de drogues et d’êtres humains, et des actes terroristes». Un décret qui en bref, prévoit une phase de planification et de réalisation d’une étude sur l’état de la frontière (3200km) avant d’envisager la construction.

Du côté du financement, estimé à plusieurs milliards de dollars, le président utilise d’abord la réallocation de crédits fédéraux. Mais il maintient que les dépenses liées au chantier devront être remboursées par le Mexique. Le président mexicain Enrique Peña Nieto, affirme à plusieurs reprises que son pays ne payera pas.

Le président républicain propose également un renforcement des moyens humains. Avec 5 000 policiers frontaliers et 10 000 agents d’immigration supplémentaires ainsi que davantage de juges pour expédier le traitement des dossiers.

27 janvier 2017 : décret du Muslim Ban

Donald Trump signe un décret pour suspendre l’immigration musulmane. L’admission des réfugiés est suspendue pendant 120 jours et reprendra ensuite, avec des conditions particulières pour chaque pays. Ce même décret suspend également l’entrée pendant 90 jours des citoyens de sept pays : l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Pour les réfugiés syriens, l’interdiction n’a pas de limitation de durée, ils sont définitivement interdits des Etats-Unis. Toutes les personnes détentrices d’un permis de résident permanent, de la Green Card, ainsi que les binationaux des sept pays visés, ne sont pas concernés par ces mesures.

Donald Trump justifie cette mesure comme une nécessité pour la sécurité nationale. “Cela n’a rien à voir avec la religion, il s’agit de terrorisme et de la sécurité de notre pays”

1er juin 2017 : annonce de la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat

Le président Donald Trump annonce jeudi 1er juin, la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat signé en 2015. « Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l’Amérique et de ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l’accord de Paris sur le climat » Le milliardaire américain tient cette promesse de campagne au nom de la défense des emplois américains. « Je ne peux pas, en conscience, soutenir un accord qui punit les Etats-Unis (…). J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris ».

6 décembre 2017 : Trump reconnaît Jérusalem comme la capitale d’Israël

Donald Trump, le 45président des Etats-Unis, reconnaît Jérusalem comme la capitale d’Israël. Cette décision historique suscite la colère des Palestiniens ainsi qu’une vague de réprobation au Proche-Orient et à l’échelle mondiale. Le président, avec cette décision, tient une de ses promesses emblématiques de campagne. « L’heure est venue pour les Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Alors que les présidents précédents avaient fait cette promesse de campagne, ils ont échoué à l’honorer. Aujourd’hui, je l’honore ». Donald Trump qui ordonne également le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

8 mai 2018 : annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire international avec l’Iran

Le président américain Donald Trump annonce le retrait des Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien. Etabli en 2015 par son prédécesseur Barack Obama, il le qualifie de “désastreux“. Le président souhaite également rétablir de nouvelles sanctions contre le régime iranien. Une annonce qui risque d’ouvrir une période de vives tensions avec ses alliés européens. La sortie des Etats-Unis rompt l’accord et amène son flot d’incertitudes quant aux ambitions d’activités nucléaires de Téhéran.

Cet accord signé par l’Iran, les Etats-Unis, la France, la Russie, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Allemagne et la Chine, avait engendré la réduction des activités nucléaires de Téhéran en échange d’une levée des sanctions internationales à l’encontre de l’Iran.

15 juin 2018 : Donald Trump déclare une guerre commerciale avec la Chine

Donald Trump engage les hostilités avec la Chine. Après des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, le président veut de nouvelles mesures protectionnistes. Il souhaite répondre à l’agression économique de la Chine. Pour cela, il souhaite imposer des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations. Le représentant du président pour les affaires commerciales, Robert Lighthizer, a sélectionné dans un premier temps 818 produits. Ils correspondent à environ 34 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine. Il s’agit de pièces détachées, de moteurs électriques, d’équipements pour l’industrie. Tous ces produits seront surtaxés à hauteur de 25 % à leur entrée sur le marché américain à partir du 6 juillet 2018.

Dans un second temps, les services du président ont élaboré une liste supplémentaire de 284 produits correspondant à 16 milliards d’importations additionnelles. Au total, cela va correspondre à environ 50 milliards de dollars, comme promis pendant sa campagne.

6 novembre 2018 : l’opposition démocrate reprend la Chambre des représentants

Après une moitié de mandat avec l’appui total du Congrès, Donald Trump vient d’en perdre une partie. Si les républicains conservent le Sénat, ils perdent la Chambre des représentants avec 217 sièges contre 218 pour les démocrates lors des Midterms. Cette défaite est une promesse d’une fin de mandat mouvementée pour Donald Trump. L’opposition peut désormais entraver le programme des républicains à la chambre basse.

 « Un Congrès démocrate va œuvrer à des solutions qui nous rassemblent, car nous en avons tous assez des divisions », a déclaré Nancy Pelosi, la cheffe des démocrates à la Chambre, qui promet de restaurer les « contre-pouvoirs constitutionnels ».

30 juin 2019 : Donald Trump devient le premier président des Etats-Unis à fouler le sol de la Corée du Nord

C’est un fait historique. Le président américain Donald Trump entre à pied en Corée du Nord, pour quelques pas historiques avec Kim Jong-un. Le seul dans l’histoire des Etats-Unis. Le président Trump a franchi la limite (DMZ) entre les deux Corées, dans le village de Panmunjom, où a été signé l’armistice de 1953. « C’est un grand jour pour le monde. Cela signifie que nous voulons mettre un terme à un passé fâcheux et essayer de créer un avenir nouveau » Kim Jong-un, espère « surmonter les barrières » grâce à sa relation avec le locataire de la Maison-Blanche.

27 octobre 2019 : annonce de la mort du chef du groupe Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi

Donald Trump avait autorisé une attaque américaine contre Daesh quelques jours plus tôt. Dimanche 27 octobre, la nouvelle tombe. L’attaque américaine a été un succès et a permis d’éliminer le chef du groupe Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Dans son allocution, Donald Trump précise que le chef de l’Etat Islamique s’est fait exploser dans un tunnel sans issue, lorsqu’il s’est retrouvé acculé par l’attaque des forces américaines dans la région d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie.

Le président américain en profite pour remercier la Russie, la Turquie, la Syrie, l’Irak et les Kurdes. Selon Donald Trump, un “grand nombre” de combattants de Daesh ont été tués au cours de l’opération. Le président Trump rend également hommage aux forces spéciales américaines qui “ont réalisé une opération compliquée”.

18 décembre 2019 : première procédure d’impeachment lancée contre Donald Trump

Le 18 décembre 2019, le milliardaire républicain est mis en accusation par la Chambre des représentants pour deux chefs d’accusation : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès. On lui reproche d’avoir fait pression sur l’Ukraine en juillet 2019 pour que Kiev lance un enquête pour corruption contre Joe Biden.

Lors d’un échange téléphonique le 25 juillet, Donald Trump a demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky une “faveur“. Elle consistait à se renseigner sur Joe Biden, candidat aux présidentielles de 2020, et sur son fils, Hunter. Le président américain faisait également savoir qu’il allait suspendre le versement de près de 400 millions de dollars d’aide militaire en faveur de l’Ukraine. Une mesure pourtant votée par le Congrès.

Suite à des mois d’enquête, le rapport affirme que Donald Trump aurait “conditionné une invitation à la Maison Blanche et une aide militaire à l’Ukraine à l’annonce d’enquêtes favorables à sa campagne” et il aurait “entravé” le travail du Congrès en interdisant à des membres de l’administration de collaborer.

Mis en examen par la Chambre des représentants le 18 décembre, le président Trump doit faire face à un procès au Sénat. Cette procédure de destitution n’ira pas jusqu’au bout, il a été acquitté en février 2020 par 52 voix sur 100 au Sénat, majoritairement contrôlé par les républicains.

3 janvier 2020 : le général iranien Qassem Soleimani est tué dans une frappe américaine à Bagdad

Le général iranien Qassem Soleimani est tué dans une frappe aérienne conduite par les États-Unis contre son convoi, à l’aéroport de Bagdad. Une attaque ordonnée par le président Donald Trump lui-même. « Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani », indique le Pentagone dans un communiqué.

Le président américain affirme par la suite avoir agi pour “arrêter” une guerre et non pas pour en commencer une. Il souligne dans son allocution que le général iranien “préparait des attaques imminentes”.

25 mai 2020 : Donald Trump fait face au mouvement Black Lives Matter

Le 25 mai dernier, George Floyd, un homme afro-américain de 46 ans décède lors de son interpellation par la police. Sa mort engendre un mouvement de colère jamais vu depuis les années 1960 contre le racisme et les brutalités policières. Le mouvement Black Lives Matter s’étend alors sur l’ensemble des Etats-Unis et dans le monde.

Face à ces manifestations, Donald Trump réitère son soutien à la police. Il déclare que le mouvement BLM fait du mal à la communauté noire. Suite à des débordements, le président américain dénonce des émeutiers qui veulent détruire l’Amérique. Le président menace de déployer l’armée sur l’ensemble du pays.

26 septembre 2020 : Donald Trump nomme Amy Coney Barrett à la Cour Suprême

Après la mort de Ruth Ginsburg, le président Donald Trump vient d’officialiser sa décision. Il souhaite voir Amy Coney Barrett à la Cour Suprême. Cette femme, mère de sept enfants, anti-IVG, coche toutes les cases de la droite religieuse et conservatrice. Avec la nomination d’Amy Coney Barrett, la Cour Suprême devient majoritairement républicaine.

7 novembre 2020 : les médias américains annoncent la victoire de Joe Biden face à Donald Trump

Joe Biden remporte la course à la Maison Blanche face à Donald Trump, viennent d’annoncer les médias américains dont Associated press, comme le veut la tradition. Après quatre jours de suspense et de dépouillage, Joe Biden gagne la présidentielle grâce à 306 électeurs contre 232 pour Donald Trump. Une victoire qui marque le retour des démocrates au pouvoir. Il va devenir le 46ème président des Etats-Unis.

6 janvier 2021 : des partisans de Donald Trump envahissent le Capitole

Le 6 janvier restera une journée tristement historique pour la démocratie américaine. Tôt dans la matinée, Donald Trump avait prononcé un discours pour inciter ses partisans “à marcher sur le Capitole” et à protester contre la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Les milliers de militants pro-Trump ont réussi à escalader et à pénétrer dans l’enceinte du Capitole. A l’intérieur, de nombreux heurts ont éclaté avec la police.

Le Congrès a été dans l’obligation de suspendre sa session afin de mettre tous les élus à l’abri. Joe Biden a dénoncé une “insurrection“, tandis que Donald Trump a appelé ses partisans à “rentrer chez eux“.  Au total, 5 personnes sont décédées dont 1 policier du Capitole.

13 janvier 2021 : Donald Trump devient le premier président des Etats-Unis à faire l’objet d’une deuxième procédure de destitution

Donald Trump entre dans l’histoire avec une seconde procédure d’impeachment à son encontre. Il est mis en accusation pour avoir “incité à l’insurrection” lors de l’assaut du Capitole le 6 janvier dernier, par ses partisans. Au total, l’acte d’accusation a obtenu 232 voix contre 197 à la Chambre des représentants. Le vote de la Chambre ouvre la voie à un procès au Sénat. « Personne n’est au-dessus des lois, pas même le président des Etats-Unis », a lancé Nancy Pelosi, la cheffe des démocrates à la Chambre des Représentants, après avoir signé l’acte d’accusation.

Le procès de Donald Trump devrait se dérouler après son départ de la Maison Blanche, soit vers le 20 janvier. Mitch McConnell, le chef républicain de la chambre haute a estimé qu’ “il n’y a simplement aucune chance de pouvoir conclure son procès de manière sérieuse et équitable avant la prestation de serment du président élu.“

20 janvier 2021 : Trump ne sera pas présent à l’investiture de Joe Biden

Le milliardaire américain est le premier président sortant à ne pas assister à la prestation de son successeur depuis plus de 150 ans. Donald Trump quittera la Maison Blanche mercredi matin à quelques heures de l’investiture de Joe Biden.

Le départ du président Trump se fera en hélicoptère depuis les jardins de la Maison Blanche. Il s”envolera ensuite depuis la base militaire d’Andrews dans le Maryland. Ce sera son dernier vol à bord d’Air Force One pour rejoindre sa résidence de Mar-a-Lago en Floride où il souhaite s’installer.

La cérémonie qui se fera sans Donald Trump aura un goût particulier cette année. Aucun public ne sera autorisé, la zone est barricadée et seules les personnes accréditées pourront accéder à l’immense esplanade au pied du Capitole. Mike Pence, le vice-président de Trump, qui a félicité jeudi dernier Kamala Harris, participera à la cérémonie.

A lire aussi : Allemagne: qui est le successeur d’Angela Merkel au CDU?

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