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Variant anglais : une étude de l’Inserm prévoit un rebond épidémique dès mars

Une étude réalisée par l’Inserm estime que sans renforcement des mesures de distanciation sociale, la troisième vague sera pire que la deuxième.

“Le variant britannique devrait devenir majoritaire fin février-début mars en France, avec une grande hétérogénéité géographique. Dans l’absence de mesures de contrôle renforcée, une croissance rapide des cas est attendue dans les semaines à venir”, précise l’enquête effectuée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Les scientifiques redoutent que ce varient ne remplace majoritairement le virus d’origine. Ce scénario conduirait alors, selon eux, à une hausse des hospitalisations en France.

Actuellement, 10 000 admissions dans des établissements de santé sont enregistrées chaque semaine. Mais d’après cette étude, ces chiffres pourraient s’accentuer. Ainsi, le nombre pourrait s’élever à 15 000 la semaine du 7 mars, puis à 25 000 la semaine du 22 mars. Mais cette étude ne prend pas en compte les variants brésilien et sud-africain. Ils pourraient potentiellement aussi augmenter encore ces chiffres.

Des mesures insuffisantes ?

Selon l’Inserm, le couvre-feu à 18 heures ne sera bientôt plus efficace pour ralentir la propagation de l’épidémie. Les vaccins ne seront pas non plus suffisants. Pour les scientifiques, il faudra attendre la fin du mois d’avril pour véritablement ressentir les effets des premières injections sur la population.

3 scénarios envisagés

L’étude s’est également tournée vers trois scénarios concernant la “distanciation sociale”. Le premier imagine un renforcement des mesures comme l’élargissement du télétravail, la fermeture de certains commerces et établissements, ou un couvre-feu encore plus strict. Le deuxième scénario consiste à conserver les mesures sanitaires déjà présentes. Enfin le troisième adopterait des mesures “plus souples“. Et parmi ces trois plans, seul un renforcement des mesures de distanciation sociale (soit le 1er scénario) permettrait d’éviter une vague d’hospitalisations plus importante qu’en octobre 2020.

À lire aussi : Covid-19 : aucune mesure d’ici la fin des vacances scolaires

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