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La contestation grimpe au Vénézuéla

La température monte au Vénézuela. Hier, les opposants au régime ont investi les rues d’une vingtaine de villes pour réclamer la démission du Président Nicolas Maduro, coupable selon eux du marasme sociétal actuel.

Le Vénézuela vit présentement l’une des plus grave crises de son histoire. Selon le Fonds Monétaire International, l’inflation aurait même franchi le cap des 100% aux aurores de l’année 2016. La situation est telle que des régions sombrent tour à tour dans la misère, les pénuries de nourriture, de lait, et de médicaments. Si la lourde chute des prix du pétrole a contribué à la décadence économique du pays, le parti politique en place depuis 15 ans en est de très loin le plus responsable.  

En décembre dernier, l’opposition remportait les élections législatives et donnait ainsi naissance à une cohabitation inédite. Avec 99 sièges sur 167 à l’assemblée, la Table de l’Unité Démocratique, regroupant aussi bien des forces de gauche que du centre ou de droite, s’est imposée comme le porte-parole du peuple et le symbole de la lutte contre le chavisme, parti politique du Président en place. Malgré les divergences idéologiques qui contrastent ce mouvement contestataire, sa force unanime gagne chaque jour un peu plus de terrain dans la société vénézuélienne.

La Révolution prend forme

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Henry Ramos Allup, Président de l’assemblée et leader de l’opposition

Jusqu’ici, la Table de l’Unité Démocratique se contentait de dénoncer l’impuissance du pouvoir et les déboires sociaux auxquels ils ont donné vie, tout en proposant des programmes économiques alternatifs. Mais hier, la contestation a pris une forme bien plus significative. La coalition d’opposition a incité la population à se mobiliser contre les magnats du gouvernement, et investir les rues pour clamer leur colère.

Malgré le refus de rassemblement des autorités, plusieurs milliers de vénézuéliens ont répondu à l’appel dans une vingtaine de villes. Les foules se sont dirigées vers les sièges des autorités électorales avant d’être stoppées net par les forces de l’ordre. A Caracas, où 14 stations de métro avaient été fermées ce mercredi matin, la marche des manifestants et des leaders de l’opposition a elle aussi été endiguée par un important dispositif policier.

Hormis quelques tirs de balles en caoutchouc et de grenades fumigènes, aucun incident grave n’a pour l’instant été relaté dans les villes concernées. Si le gouvernement semble déterminé à tuer la contestation dans l’oeuf, le Président de l’assemblée et leader de l’opposition Henry Ramos Allup ne comptent pas fléchir pour autant. “Avec ces mesures extrêmes, [le président Nicolas Maduro] dévoile sa faiblesse. Ils vont nous envoyer du gaz lacrymogène ? Qu’il en soit ainsi, mais nous allons défiler pour défendre le référendum“.

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