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Ça veut dire quoi être « franc-maçon » ?

Franc-maçon

L’ancien chroniqueur de TPMP Thomas Guénolé a affirmé sur X être membre du Grand Orient de France. Organisation qui suscite interrogations et polémiques. Mais concrètement, que signifie être franc-maçon aujourd’hui en France ?

Une révélation qui relance le débat

Thomas Guénolé, politologue classé à l’extrême gauche et connu pour ses prises de position très critiques envers Israël, a annoncé publiquement être membre du Grand Orient de France (GODF), la plus ancienne obédience maçonnique française. Il explique avoir fait cette révélation pour devancer un article du Point qui s’apprêtait, selon lui, à rendre l’information publique.

Sur le réseau social X, il revendique son engagement : il dit avoir rejoint le Grand Orient « par adhésion et admiration pour son combat plus que centenaire contre l’extrême droite ». Une déclaration cohérente avec ses positions publiques, marquées par un antiracisme militant, un antisionisme assumé et des prises de position radicales sur certains symboles ou figures culturelles françaises.

La franc-maçonnerie, c’est quoi exactement ?

La franc-maçonnerie est une organisation initiatique apparue en Europe aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Elle se structure en loges, regroupées en obédiences. Les francs-maçons se réunissent pour réfléchir à des sujets philosophiques, éthiques, politiques ou sociétaux, à partir de rituels symboliques hérités des corporations de bâtisseurs.

Contrairement aux idées reçues, la franc-maçonnerie n’est ni une religion ni une secte. Elle ne propose pas de dogme, mais une méthode de réflexion fondée sur le débat, la symbolique et l’amélioration individuelle. En France, on estime à environ 180 000 le nombre de francs-maçons, répartis entre plusieurs obédiences.

Être franc-maçon, un engagement politique ?

Officiellement, la franc-maçonnerie n’impose aucune orientation politique à ses membres. En pratique, certaines obédiences — comme le Grand Orient de France — assument une dimension sociétale et politique, notamment à travers des prises de position publiques sur des lois ou des débats de société.

Cela explique pourquoi l’appartenance de Thomas Guénolé au GODF ne surprend pas ses soutiens, mais alimente les critiques de ses opposants. Très engagé sur la question palestinienne, hostile à la politique israélienne qu’il qualifie d’« apartheid » ou de « coloniale », Guénolé affirme ne pas être hostile aux Juifs mais opposé au sionisme en tant que projet politique.

La discrétion, un choix encore fréquent

Être franc-maçon en France est parfaitement légal et protégé par la liberté d’association. L’adhésion ne se fait ni par candidature spontanée immédiate ni par cooptation expéditive : elle implique un processus long, souvent étalé sur plusieurs mois, voire plus d’un an.

Une fois initié, il reste libre de révéler ou non son appartenance, même si, historiquement, beaucoup de francs-maçons ont préféré la discrétion pour éviter pressions professionnelles ou attaques politiques.

Sur le plan numérique, la franc-maçonnerie française ne connaît ni explosion ni effondrement. Les principales obédiences estiment aujourd’hui le nombre de francs-maçons à environ 170 000 à 180 000 membres, un chiffre relativement stable depuis une dizaine d’années.

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