Les streamers Naruto et Safine, connus pour leurs diffusions sur la plateforme Kick aux côtés de Jean Pormanove, ont été placés en garde à vue à Nice ce mardi 27 janvier dans la matinée, selon BFM TV. Leurs auditions ont commencé vers 10h et peuvent durer jusqu’à 48 heures, soit au maximum jusqu’à jeudi matin.
Des chefs d’accusation lourds contre Naruto et Safine
Les autorités ont placé les streamers Naruto et Safine en garde à vue notamment pour des violences en réunion, violences sur mineur, abus de faiblesse, ainsi que pour des faits de provocation à la haine et à la discrimination et diffusion d’images de violences, a détaillé le parquet de Nice. Ces gardes à vue s’inscrivent dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nice le 16 décembre 2024, déclenchée après la publication d’un article de Mediapart sur des vidéos montrant des scènes de violence et d’humiliation diffusées en direct sur Kick.
Selon le procureur, ces mesures sont des reprises de garde à vue dans cette enquête, distinctes de l’enquête sur les causes de la mort de Jean Pormanove.
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Un contexte dramatique qui avait marqué l’été dernier
Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, est décédé le 18 août 2025 en direct sur la plateforme Kick, alors qu’il participait à des diffusions qui avaient suscité une vive polémique. Le streamer de 46 ans avait été vu à plusieurs reprises se faire insulter, frapper et humilié à l’écran par Naruto et Safine dans des vidéos relayées par des milliers de spectateurs, parfois encouragées par des spectateurs versant de l’argent.
L’autopsie menée après sa mort avait conclu que le décès n’était pas directement causé par des violences physiques exercées sur lui, mais les nombreuses images montrant des sévices avaient déjà suscité l’ouverture de l’enquête en décembre 2024.
Une enquête qui remonte au-delà du décès
Avant même la mort de Jean Pormanove, les streamers Naruto (Owen Cenazandotti) et Safine (Safine Hamadi) avaient déjà été placés en garde à vue en janvier 2025 dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de maltraitance envers des personnes vulnérables, avant d’être relâchés sans charges, selon les éléments disponibles.
La procédure actuelle relance donc un dossier déjà ancien, qui vise à déterminer si les comportements observés sur les lives violent la loi, notamment envers des mineurs ou des personnes en situation de vulnérabilité, et ce indépendamment de la tragédie de l’été dernier.
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