Le Maroc abordera la Coupe du monde 2026 avec des attentes plus élevées que jamais. Son parcours jusqu’en demi-finale au Qatar en 2022 a ravivé une conviction longtemps jugée utopique : celle de voir, un jour, une sélection africaine soulever le trophée le plus prestigieux du football mondial.
Achraf Hakimi, aujourd’hui solidement installé parmi les meilleurs latéraux de la planète, incarne cette génération dorée des Lions de l’Atlas. La présence de la star du Paris Saint-Germain dans l’effectif renforce la crédibilité internationale de l’équipe et contribue à faire du Maroc un choix de plus en plus cité par les parieurs sportifs.
Cette tendance se reflète notamment sur les plateformes de comparaison de cotes, dont melbet-maroc-site.com, où l’intérêt pour la sélection marocaine progresse à mesure que l’échéance approche. Pour une partie des parieurs, une cote avoisinant 81.00 pour une victoire finale peut ainsi apparaître comme une opportunité séduisante, portée par le souvenir encore vif de l’exploit réalisé quatre ans plus tôt et par le potentiel actuel de l’équipe.
Coupe du monde 2026 : Quelle direction pour le Maroc ?
Le tirage au sort de la Coupe du monde a placé le Maroc dans le groupe C, aux côtés du Brésil, d’Haïti et de l’Écosse. Une affiche forcément relevée avec le géant brésilien, mais aussi un tableau qui laisse entrevoir une route réaliste vers les phases à élimination directe, à condition de gérer les rendez-vous clés avec sérieux et sang-froid.
Surtout, le Maroc aborde ce groupe sans complexe. Son histoire récente montre qu’il ne craint plus personne : battre l’Espagne puis le Portugal sur la scène mondiale a définitivement changé le regard porté sur les Lions de l’Atlas, et leur propre perception d’eux-mêmes. Désormais, l’adversaire impressionne moins que l’enjeu.
Mais si la base sportive semble solide, un dossier majeur reste à trancher du côté de la Fédération : qui mènera l’équipe pendant le tournoi ? Walid Regragui conserve un avantage évident, celui de la continuité. Depuis son arrivée en 2022, il a installé une identité claire, renforcé la cohésion du groupe et piloté la période la plus marquante de l’histoire du Maroc en Coupe du monde. Son management a laissé une empreinte : une équipe disciplinée, unie, difficile à manœuvrer.
Son bilan n’est toutefois pas irréprochable. Regragui n’a pas encore décroché de grand titre continental, le Maroc étant resté en deçà des attentes lors des deux dernières Coupes d’Afrique des Nations. Un point qui nourrit le débat, surtout dans un pays où l’ambition ne se limite plus à “bien figurer”.
Dans ce contexte, la cote de Tarik Sektioui progresse. Ses succès récents avec l’équipe locale — notamment en remportant le CHAN et la Coupe arabe — ont renforcé sa crédibilité. Il séduit particulièrement ceux qui estiment qu’une voix nouvelle pourrait apporter un supplément d’élan, voire un changement de dimension, à l’approche d’un Mondial où chaque détail compte.
Quoi qu’il en soit, le Maroc avance avec un avantage précieux : la qualification est déjà acquise. De quoi offrir au futur staff une vraie marge de manœuvre pour peaufiner la préparation, affiner la liste, installer des automatismes et faire évoluer le plan tactique avec une seule idée en tête : arriver en 2026 prêt, et pas seulement ambitieux.
Une génération dorée, un avenir assuré
De la demi-finale historique de l’équipe première au Qatar en 2022 au sacre mondial des moins de 20 ans en 2025, le Maroc affiche une constance rare à travers les générations. Plus qu’une série de performances isolées, c’est l’image d’un projet footballistique cohérent qui se dessine, capable de produire des résultats au plus haut niveau, quel que soit l’âge des sélections.
Le triomphe des U20 au Chili a marqué un tournant symbolique. En finale, les jeunes Lions de l’Atlas ont dominé l’Argentine 2–0, portés par un doublé de Yassir Zabiri, également couronné Soulier d’Or du tournoi. Ce succès a inscrit le Maroc dans l’histoire comme seulement le deuxième pays africain à décrocher ce titre mondial après le Ghana. Dans le même élan, Othmane Maamane a remporté le Ballon d’Or de la compétition, confirmant que la relève marocaine ne repose pas sur un seul talent, mais sur une génération dense et prometteuse.
Cette réussite n’a rien d’un hasard. Depuis plusieurs années, le Royaume investit massivement dans les académies, les infrastructures et des méthodes d’entraînement modernes, souvent inspirées des standards européens, tout en conservant une identité de jeu clairement marocaine. Ce mélange d’ouverture et de fidélité à une culture footballistique propre explique en grande partie la qualité du vivier actuel.
Des joueurs comme Eliesse Ben Seghir, Bilal El Khannouss, Ismael Saibari, Hamza Igamane, Ilias Akhomach ou Oussama Targhalline alimentent désormais une concurrence saine au sein des différentes sélections. Leur émergence pousse les cadres à maintenir un niveau d’exigence élevé, signe distinctif des nations qui s’installent durablement parmi les prétendants crédibles.
Parallèlement, la Fédération royale marocaine de football multiplie les démarches auprès des talents binationaux. Le milieu de Lille Ayyoub Bouaddi et l’ailier de l’Ajax Ryan Bonida figurent notamment parmi les profils suivis de près. Leur éventuelle intégration pourrait apporter une profondeur supplémentaire et renforcer encore la qualité globale de l’effectif en vue des grandes échéances internationales.
Hakimi, moteur et plafond du Maroc
Achraf Hakimi reste la pièce maîtresse de la sélection marocaine. Récemment sacré Joueur africain de l’année par la CAF, la star du PSG est aujourd’hui largement perçue comme la référence du football africain au plus haut niveau. À 27 ans, il combine ce que recherchent toutes les grandes nations : leadership naturel, régularité, et capacité à répondre présent quand la pression monte.
Déjà double mondialiste (2018, 2022), Hakimi s’est construit une réputation de joueur “grands rendez-vous”. Il sait défendre dans l’urgence, accélérer quand il faut faire mal, et offrir une menace permanente sur son côté, aussi bien dans l’intensité que dans la projection. Son influence dépasse le simple registre du latéral moderne : il impose un tempo, une exigence, un état d’esprit.
Difficile, aussi, de contester son statut de plus grand joueur que le Maroc ait produit. Nominations au Ballon d’Or, places marquantes dans les classements internationaux, présences répétées dans des équipes mondiales de l’année : tout cela a confirmé sa place tout en haut de la hiérarchie. Mais au-delà des trophées, Hakimi est surtout un “capitaine de standards” : il tire le groupe vers le haut par ses performances et sa mentalité.
Et il arrive à un moment où le Maroc n’est plus un projet fragile. Une grande partie du groupe actuel a vécu l’épopée de 2022, et cette expérience a changé quelque chose de profond : elle a installé une croyance durable, tout en effaçant des barrières psychologiques qui, pendant longtemps, freinaient les ambitions.
Hakimi ne peut pas porter le destin du pays à lui seul — mais il n’a plus besoin de le faire. L’effectif gagne en équilibre, en profondeur et en maturité tactique dans tous les secteurs. La question n’est donc plus de savoir si le Maroc a sa place à ce niveau, mais s’il peut franchir le dernier palier : celui qui transforme une grande équipe en prétendant au titre.
Gagner une Coupe du monde reste une mission immense, surtout face à la densité et à la qualité des élites européennes et sud-américaines. Mais avec un collectif plus stable, un système déjà éprouvé, et un leader mondial dans la force de l’âge, le rêve marocain paraît nettement moins lointain qu’il ne l’a longtemps été.