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On regarde ou pas ? Scream 7, le retour de la « scream queen »

Disponible en salles depuis le 25 février, Scream 7 marque un retour significatif dans la franchise lancée en 1996 et qui marche toujours autant.

Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang.

L’essentiel

Après deux opus qui avaient mis en place les éléments d’une nouvelle trilogie – portée par les sœurs Carpenter et qui aurait dû prendre fin avec ce 7e volet – les coulisses de la production ont rendu sa mise en chantier impossible. Absente du 6e volet pour cause de rémunération insuffisante, Neve Campbell fait son retour dans cet opus repensé, dont Kevin Williamson assure le scénario et la réalisation. Sans trop spoiler, Scream 7 lance une nouvelle arène, une nouvelle ville et on peut l’imaginer une nouvelle mythologie notamment grâce à l’entrée en matière de sa fille Tatum.

De nouveaux visages mélangés à des habitués de la franchise, voire même à des retours, constituent le casting de cet épisode (alors qu’un 8e est déjà en préparation s’il on en croit Neve Campbell) qui doit régénérer un concept qui n’est pas à bout. Loin de là si l’on en croit les chiffres attendus sur le premier week-end d’exploitation aux Etats-Unis.
Un vrai retour aux sources mais pour quel résultat ?

On « brûle » tout et on lance une nouvelle « vie » pour Scream ?

On aime ?

La scène pré-générique. Elément majeur de la franchise, elle donne souvent le ton de l’épisode. Une bonne scène est de bon augure pour la suite. Et ici guère de surprise, les premières bandes annonces laissaient présager ce qu’on a pu voir : la maison de Stu, théâtre du final des épisodes 1 et 5, est désormais une Airbnb – escape que l’on loue pour s’offrir une soirée ou un week-end de sensations. Aucune vraie surprise dans cette scène qui demeure pourtant bien efficace dans son déroulé. L’élément à retenir tient plus dans l’extrait du podcast que le couple écoute avant d’arriver sur les lieux. Un indice quant à la suite ?

Le déroulé de l’épisode. Comme la série l’a déjà fait, elle joue sur les ressemblances entre l’ancienne et la nouvelle trilogie. Ici le parallèle entre la mère et la fille, mais l’épisode 4 nous avait aussi montrés entre les deux cousines. Si ça n’avait pas déjà été fait, on n’aurait pas cette sensation de redite et l’effet ne prend guère plus du tout.
Au scénario, l’histoire continue de tisser le fil entre les épisodes, comme à chaque nouvelle saison d’une série. La narration est maîtrisée, alternant entre scènes de meurtres et enquête sur l’identité de Ghostface. Pour le coup, Scream 7 innove à mi-parcours en choisissant de révéler un des visages du tueur. Puis il y a une montée en puissance jusqu’au climax qui doit révéler l’identité du ou des tueurs, une séquence qui doit généralement nous scotcher. En situant son intrigue dans une ambiance automnale, le film s’approche d’une atmosphère à la Halloween, portée par une nouvelle héroïne qui emporte tout sur son passage : Isabel May aka Tatum, la fille de Syndey qui en un film plie le game et on espère la revoir en pure héroïne dans les opus à venir, portant elle-même les germes de sa malédiction.

On ne bouge pas pendant qu’on tue

La révélation. On ne spoilera évidemment pas mais franchement, c’est sans doute l’une des conclusions les moins enthousiasmante d’un film Scream depuis le début de la franchise. Car point d’effet « whouaa » ici à la découverte de l’identité du ou des assassins et c’est sans doute ce qu’on reprochera le plus à Williamson. Il a transformé Scream 7 en un polar où tout est prétexte à porter le masque de Ghostface. On aurait aimé que tout s’avère vrai finalement et en fait, c’est plus que classique comme résolution, c’est prédictif. On savait qu’il ne fallait pas faire ça et c’est justement ce qu’ils ont fait. Une fois de plus. Et c’est vraiment dommage.

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