Sous la direction de Rodolphe Tissot, Julien Gaspar-Oliveri va incarner Samuel Paty dans la fiction événement de France 2, La rumeur.
Ce sera l’un des événements des prochains sur France Télévisions, avec sans doute une diffusion au moment des commémorations de l’assassinat de Samuel Paty : une fiction événement est en tournage sous la direction toujours très classe de Rodolphe Tissot. C’est Julien Gaspar-Oliveri, découvert dans Plus belle la vie dans le rôle de Maxime et qui a participé à la série Ainsi soient-ils (de Rodolphe Tissot) qui va devoir incarner le professeur assassiné dans cet unitaire librement adapté de l’enquête en roman graphique Crayon Noir : Samuel Paty, histoire d’un prof de Valérie Igounet & Guy Le Besnerais avec également au casting Cécile Bois en proviseur du lycée.
Assia, une adolescente en quête d’attention, invente un mensonge sur son professeur d’histoire, Samuel Paty, à propos de son cours sur la liberté d’expression illustré par les caricatures du prophète, suite à l’attentat de Charlie Hebdo. Son père, épaulé par un activiste islamiste, embrase les réseaux sociaux, transformant le mensonge de sa fille en une rumeur incontrôlable qui s’intensifie…. Cécile, la principale du collège, tente en vain d’éteindre l’incendie. Mais Assia s’enferre dans son mensonge et Samuel se retrouve de plus en plus isolé dans ce collège jusque-là paisible…
Une affaire incroyable
Dans l’article de 2023 de Juliette Cosme sorti sur VL, nous revenions sur le drame qui a frappé ce professeur d’histoire. Nous rappelions ainsi le cadre dans lequel l’affaire a commencé.
Le lundi 5 octobre 2020, entre 10 h 30 et 11 h 30, Samuel Paty enseigne un cours d’éducation civique et morale à sa classe de quatrième 5, portant sur le thème de la liberté d’expression, comme prévu au programme officiel de l’Éducation nationale. Dans le cadre de ce cours, Samuel Paty montre des caricatures du prophète Mahomet. Ces dessins, initialement publiés dans le journal satirique français Charlie Hebdo, avaient déjà suscité une vive controverse. […] Avant de projeter les caricatures, il propose aux élèves qui pourraient être choqués par l’une d’entre elles de quitter temporairement la salle de classe pendant quelques minutes. Ces élèves sont invités à attendre dans le couloir, sous la supervision d’une accompagnatrice d’élèves en situation de handicap. […] Certains parents d’élèves ont été profondément offensés par l’utilisation de ces caricatures en classe, estimant qu’elles étaient une atteinte à leur foi et à leurs valeurs. « Dès le 7 octobre, le père de l’une des élèves publiait sur son compte Facebook un récit des faits faisant état de la diffusion d’une image du prophète nu et un appel à la mobilisation contre l’enseignant en vue de son exclusion ».