Le 19 mars dernier sortait sur PC, PS5 et Xbox Series Crimson Desert, un blockbuster coréen très attendu par les amateurs de jeux vidéo.
Crimson Desert et GTA 6, ce sont les deux titres principaux attendus cette année. C’est dire à quel point les différentes bandes d’annonces publiées par Pearl Abyss avaient su entretenir l’exigence des joueurs à l’approche de sa sortie en mars. Le titre est un jeu de rôle et d’aventure prenant place dans un univers médiéval fantastique appelé « Pywel », dans lequel nous incarnons Kliff Macduff, le chef des héroïques mercenaires « Crinières grises ».
Un monde à couper le souffle
Le plus grand atout de ce Crimson Desert est assurément son monde. Lorsque le joueur est lâché après près de quatre heures d’introduction, il perçoit alors une liberté folle. Le titre dispose d’un monde gargantuesque, varié et regorge de contenu. Pêcher, miner, traquer des individus recherchés, Kliff peut faire une multitude d’activités. En plus d’occuper le joueur, ces activités permettent réellement à Kliff de se développer puisqu’il pourra réutiliser les matériaux minés pour améliorer son équipement ou utiliser la viande chassée et le poisson pêché pour cuisiner et améliorer son camp. Les environnements sont variés, le joueur débutera son aventure dans un environnement verdoyant et regorgeant de forêts. Puis, petit à petit, le joueur sera amené à découvrir de nouveaux décors. Il découvrira un énorme désert comme une côte plongeant sur la mer sur laquelle les pirates naviguent.

Des îlots survolant Pywel sont aussi de la partie, ils rappellent bien sûr l’innovation qu’avait apportée Zelda : Tears of the Kingdom. Ils permettent au joueur de se creuser les méninges autour de casse-têtes sophistiqués. En plus de faire réfléchir le joueur, ces derniers permettent également à Kliff de se développer et d’acquérir de nouvelles compétences tout au long de l’aventure.
L’ambiance de Crimson Desert est-elle plus que présente. Bien que le jeu ne soit pas le plus immersif, il séduit petit à petit et ce, notamment grâce à une bande originale magistrale retranscrivant avec perfection l’univers médiéval construit par Pearl Abyss.
Crimson desert : un défouloir manette en main ?
Niveau combat, le jeu est plus que réussi. Durant son périple, Kliff sera amené à rencontrer des multitudes de hordes d’ennemis. Afin de varier les plaisirs, le joueur pourra modifier son équipement à sa guise. Double épée, épée et bouclier, épée à deux mains, à l’arc, au pistolet et même à la main, Kliff éliminera ses ennemis avec un arsenal plus que complet. Pour complexifier tout cela, Pearl Abyss a mis en place un système de parade. Une simple pression d’un bouton au bon timing. et Kliff contrera l’attaque d’un adversaire afin de mieux le punir. Toutefois, ce système de parade, central lors des combats de boss, est plus qu’exigeant qu’il n’en a l’air. Le timing de parade est très serré et il n’est pas rare que le joueur doive en enchaîner plusieurs sur une courte période de temps.
L’absence d’un système d’infiltration, qui est pourtant aujourd’hui presque un standard, est également à regretter. D’autant plus qu’il existe un bouton « d’assassinat ». Kliff fait cependant trop de bruit et les décors ne sont pas designés pour, ce qui rend toute infiltration impossible.

Les contrôles sont également un sujet qui a beaucoup fait parler lors de la sortie du jeu. Il est vrai qu’à sa sortie, les équipes de Pearl Abyss ont délivré un titre avec des contrôles peu intuitifs à la manette. L’utilisation du traditionnel clavier était lui plus adaptée. Toutefois, les équipes de Pearl Abyss ont été plus que réactives, puisque seulement 9 jours après la sortie du jeu, le patch 1.01 fixait ces contrôles imprécis.
Une histoire peu inspirée
La trame scénaristique de Crimson Desert manque d’inspiration. Kliff cherche à se venger tout au long de son aventure de Myrudin, le chef des « Ours noirs ». Ce dernier avait attaqué le camp des « Crinières grises » au début de l’aventure et les avait poussés à se séparer. Les camarades de Kliff, justement, parlons-en, ces derniers manquent cruellement de développement. Combien de fois durant l’aventure nous avons voulu apprécier certains personnages. Mission impossible tant ces derniers manquent de subtilité et tombent dans la caricature.
Il en est de même pour les quêtes secondaires, nous sommes bien loin de celles de The Witcher 3, jeu sur lequel Pearl Abyss se serait inspiré. Dans Crimson Desert, les quêtes secondaires se résument à des petites tâches à effectuer bien souvent pour des villageois. C’est dommage ! Le monde de Pywel est tellement riche et mystérieux qu’il aurait été simple d’imaginer des quêtes nous permettant d’en apprendre plus sur ce dernier.
Une politique de patch novatrice
C’est simple : c’est presque du jamais vu ! Il est rare de voir un studio autant entretenir un jeu après sa sortie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, nous parlons de 5 mises à jour en 3 semaines. Et pas des petites, ces dernières ont corrigé 90 % des problèmes mis en avant par les joueurs et ajouté du contenu additionnel (ajout de montures, de missions, d’armures et même d’armes).
Vous l’aurez compris, Crimson Desert est un jeu marquant de l’année 2026. Nécessitant plus de 80 heures de jeu pour terminer sa quête principale, le jeu regorge de contenu. Il est agréable de parcourir Pywel, un monde varié et regorgeant de mystères. Malgré quelques manques, le jeu est jouissif et les combats sont agréables. Petit à petit, le blockbuster de Pearl Abyss continue de se perfectionner et de s’imposer comme un titre à ne pas manquer de cette année 2026.