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Pourquoi les transports seront-ils aussi chers lors du Mondial aux États-Unis ?

Selon plusieurs médias américains, les prix des billets de transport devrait drastiquement augmenter cet été durant le mondial de football.

À l’approche du mondial à Boston, la régie locale des transports a annoncé qu’un aller-retour entre la gare et le stade coûterait près de 80 dollars. Sachant que le même trajet coûte normalement 8,75 dollars. Les habitants locaux se sont indignés face à ce tarif, qui représente une multiplication du prix par presque dix. Pour beaucoup, rien ne justifie cette montée des prix, qui ressemble davantage à une exploitation commerciale qu’à une adaptation tarifaire.

Il en va de même dans le New Jersey puisque, selon The Athletic, la régie du MetLife Stadium (qui est d’habitude l’antre des Giants et des Jets de New York) a annoncé que l’aller-retour entre Manhattan et le stade coûtera plus de 100 dollars, contre 12,90 dollars habituellement. Cette augmentation de près de 700 % a immédiatement déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Cette annonce gâche réellement l’enthousiasme des résidents locaux comme des supporters étrangers qui planifient leur venue, à l’approche de l’événement tant attendu.

Un manque d’engagement de la FIFA dans l’organisation du mondial

Pour justifier ces prix jugés excessifs, la gouverneure du New Jersey, Mikie Sherrill, a mis en avant un sentiment d’injustice profond dans le rapport entre les villes hôtes et l’instance dirigeante du football mondial. Pour la démocrate, la FIFA récupèrerait l’essentiel des bénéfices générés par la compétition. Et ce alors que, les territoires organisateurs devraient assumer seuls les coûts liés aux transports et aux mesures de sécurité. Autrement dit, les villes supportent les dépenses sans en percevoir les retombées financières proportionnelles.

Ce déséquilibre n’est pas nouveau. Depuis plusieurs éditions, des voix s’élèvent pour dénoncer le modèle économique de la FIFA. Elle a de nombreuses fois été accusée de faire peser les charges opérationnelles sur les épaules des collectivités locales. Et ce bien sûr en conservant une part dominante des revenus issus des droits TV, des sponsors et de la billetterie. Le mondial 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, ne semble pas déroger à cette règle.

Les supporters pris en étau

Au-delà du débat politique, ce sont avant tout les supporters qui se retrouvent pris en étau. Assister à un match du mondial 2026 représente déjà un investissement conséquent auquel on ajoute les frais de restauration et de logement. Y ajouter des frais de transport multipliés par sept ou dix devient difficilement soutenable pour une grande partie du public, en particulier pour les familles et les fans aux revenus modestes.

La question qui se pose désormais est celle de l’accessibilité de l’événement. Une Coupe du monde est censée être une fête populaire et universelle. Lorsque le simple trajet pour rejoindre un stade dépasse le salaire horaire de nombreux Américains, on est en droit de se demander pour qui cet événement est réellement organisé.

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