De jour comme de nuit, ce lundi 22 juin est un des jours les plus chauds depuis 1947 ! Mais comment peut-on expliquer le traitement de ces données météorologiques en France ? L’indicateur thermique national (ITN) permet l’identification et la mesure de ces vagues de chaleur. On vous explique.
L’indicateur thermique national (ITN) est un indice météorologique calculant température moyenne quotidienne du pays, réalisée par Météo France depuis 1947.
Comment marche l’indicateur thermique national ?
L’indicateur thermique national permet donc de faire la moyenne de toutes les températures recensées chaque jour sur le territoire. C’est à l’issu des chiffres et de leurs comparaisons que Météo France peut donner l’alerte d’une vague de chaleur et son identification. Il existe 30 stations météorologiques réparties partout en France. « Elles prennent le minimum enregistré pendant la nuit, et le maximum enregistré pendant la journée. » explique Anne Sénéquier, médecin et chercheuse spécialisée dans la santé, l’environnement et le climat. « Il faut que l’indice thermique soit supérieur à 25,3°C sur l’ensemble du territoire au cours d’une journée, et qu’il reste au-dessus de 23,4°C pendant trois jours consécutifs« , rajoute Anne Sénéquier. Pourtant, le 21 juin 2026, l’ITN atteignait 27,4°C.

De nouveau records en juin 2026 selon l’indicateur thermique national
Avant aujourd’hui, le dernier record datait du 30 juin 2025. Le 25 juillet 2019, elle avait atteint 29,4 °C dépassant les pics de la canicule d’août 2003 encore avant selon Météo France .En effet, grâce à l’ITN, on garde une trace des records de chaleurs et de leurs évolutions. Ainsi, l’ITN constitue un registre de températures qui témoigne du réchauffement climatique. Le thermomètre de la chaleur en France porte ainsi un enjeux politique par rapport aux questions sur la gestion du climat. De 1950 aux années 1980, l’indicateur se stabilise autour de 11,5 à 12 °C en moyenne annuelle. Depuis les années 2000, l’indicateur thermique national a augmenté jusqu’à varier entre 12 et 14°C en moyenne.
La France souffre sous le soleil
D’ici 2050, la France augmentera encore sa moyenne de chaleur annuelle. Les épisodes caniculaires s’enchaînent et chaque année devient de plus en plus risquée pour la population. En effet, la France est mal organisée face aux chaleurs extrêmes notamment dans les grandes villes. Le manque végétalisation, les transports, les écoles…Des failles persistent chaque années en France pour palier à la chaleur. Malgré la prévention et la mise en place de dispositifs remarqués, la société française n’est pas adaptée aux fortes chaleurs. Les baignades dans des zones interdites se multiplient pour contrer la canicule un peu partout en France. « 40 morts par noyade depuis le 18 juin », a annoncé Sébastien Lecornu ce mardi matin 23 juin lors de l’ouverture d’une nouvelle cellule de crise climatique. La société française doit trouver les solutions pour s’adapter aux hausses de températures continues recensées par l’indicateur thermique national. Un défi national qu’on ne semble plus pouvoir repousser.