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Vu à la télé : Poldark, retour d’un classique anglais

Après une première adaptation des romans de Winston Graham en 1975, la BBC fait renaître la saga des Poldark à travers une somptueuse production, inaugurée outre-Manche le 8 mars 2015, dont la seconde saison est d’ores et déjà très attendue.

Avec les présences annoncées de la productrice Karen Thrussell, de la scénariste Debbie Horsfield, des comédiennes Heida Reed & Eleanor Tomlinson, ainsi que du fort charismatique détenteur du rôle-titre Aiden Turner, Poldark sera assurément l’une des séries les mieux représentées cette année à l’occasion du 56è Festival de Télévision de Monte-Carlo (se déroulant, pour mémoire, du 12 au 16 Juin) ! Poldark, du nom de famille de ses principaux personnages… ce n’est pas moins de 12 romans publiés entre 1945 et 2002.

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De même qu’une précédente version télévisée, en deux saisons et 29 épisodes, ayant d’ailleurs connu un immense succès à l’époque en Grande Bretagne avec Robin Ellis dans le costume de l’ancien militaire Ross Poldark ; de retour en Cornouailles après la Guerre d’indépendance des Etats-Unis. Diffusée entre le 5 octobre 1975 et le 4 décembre 1977, cette première série s’inspirait (assez librement) des quatre premiers volumes de la saga imaginée par l’auteur Winston Graham au sortir de la Seconde Guerre Mondiale et dont nombre de situations et personnages étaient directement inspirés de ses propres rencontres et expériences pendant le conflit qui changea la face du Monde. Les pages des romans invitent ainsi le lecteur à parcourir quelques 37 années de vie familiale (suivant les différentes générations de Poldark s’étalant de 1783 à 1820, autres grandes décennies de changements), inexorablement tumultueuses et naturellement propices à de nouvelles explorations télévisuelles. [youtube id= »7A0U6kQNCN0″]

De retour de l’autre bout du Monde, Ross Poldark rentre chez lui apaisé, plein de rêves et idéaux… Mais trouve sa fiancée finalement engagée envers son propre cousin, de même que son héritage (essentiellement une mine laissée à l’abandon) mis à rude épreuve dans un contexte social particulièrement difficile. Soucieux de la cause des plus faibles, il ne tarde pas à se mettre à dos non seulement les membres de sa famille mais aussi l’ensemble des notables de Cornouailles ; avant d’aller jusqu’à épouser une simple servante…

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Outre ses intrigues somme toute assez attendues se partageant entre trahisons, jalousies, conspirations et amours contrariés, c’est avant tout la personnalité-même de Ross Poldark qui rend la saga immédiatement à la fois singulière et addictive… Un angle qu’a d’ailleurs parfaitement compris et maîtrisé la (re)créatrice Debbie Horsflied lorsqu’elle s’est lancée dans l’écriture de ces huit premiers épisodes pour BBC One courant 2014. A travers lui, la notion de « vrai héros » est ni plus ni moins qu’à son paroxysme… Beau (ici sous les traits d’Aiden Turner, notamment vu dans Being Human UK, la trilogie du Hobbit et la mini-série And Then There Were None), le regard sombre et déterminé, toujours enclin à venir en aide aux plus opprimés, droit et fidèle à son propre code d’honneur… il incarne à la perfection la jeune noblesse (idéalisée ?) qui, révulsée par les actes, propos ou simples attitudes de sa propre condition, n’hésite pas à braver les conventions et la bienséance au sein d’une époque où les êtres humains étaient encore bien loin d’être libres et égaux en droits… pour mieux changer les choses. Ou, tout au moins, pour essayer. Bien entendu, au contexte politique et social à la veille de la Révolution Française ne manque pas de répondre une magnifique histoire d’amour faisant, elle aussi, fi de toute logique et se nourrissant d’un savoureux « syndrome de Cendrillon ».

Dans un premier temps plus par rejet des siens que par amour véritable, Ross va donc jusqu’à demander en mariage une jeune servante qu’il a sauvée des rues quelques temps plus tôt. En cela, les premiers épisodes de Poldark (2015) offrent à la comédienne Eleanor Tomlinson (Jack the Giant Slayer, The White Queen, Death Comes to Pemberley) une extraordinaire possibilité d’explorer les différentes facettes de l’évolution du personnage de Demelza… Tour à tour sauvage, gauche, attendrissante, puis de plus en plus cultivée, captivante et, finalement, absolument bouleversante, elle apporte à la série autant de fraîcheur que cette dernière puisse arborer ; jusqu’au huitième et ultime épisode de cette première saison qui, comme l’ensemble des productions à caractère historique portée par la BBC depuis tant d’années déjà, se révèle visuellement parfaite et servie par un ensemble de comédiens dévoués et, tous, instantanément crédibles.

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Dans le plus grand respect des traditions d‘adaptations télévisuelles de ses œuvres littéraires les plus populaires, au sens du classicisme judicieusement appuyé et assumé, le Royaume-Uni peut de nouveau s’enorgueillir d’une pièce de choix en cette vision 2015 de Poldark. Une première saison captivante de bout en bout, dont le cliffhanger final laisse présager d’un second tour de piste peut-être même encore plus viscéral… Et qui comprendra, pour l’occasion, deux épisodes supplémentaires.

Note de la saison 1 : 8/10
Scénario : 7/10
Casting : 7/10
On y revient ? : 8/10

Crédits: BBC One

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