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Accord nucléaire : L’Iran attaque Washington

Donald Trump l’a annoncé en mai dernier, les Etats-Unis vont se retirer de l’accord nucléaire iranien. Résultat, les sanctions économiques américaines contre la République islamique vont réapparaître. Téhéran contre-attaque, et dépose plainte auprès de la Cour internationale de justice (CIJ).

Pour faire face à Washington, l’Iran fait appel au Palais de la Paix : la Cour internationale de justice. Alors que le président américain souhaite se retirer de l’accord nucléaire, signé en 2015, la République islamique compte bien trouver justice.

L’intérêt semble de “faire rendre des comptes aux Etats-Unis pour leur réimposition illégale de sanctions unilatérales”, avait tweeté Mohammad Javad Zarif, ministre des affaires étrangères iranien.

 

Qu’est-ce que l’accord nucléaire iranien ?

Depuis les années 50, l’Iran poursuit son programme nucléaire, censé développer sa puissance atomique. Mais après des années d’embargos économiques imposés par la communauté internationale, la République islamique décide de suspendre son programme. En 2015, l’Iran signe “l’accord de Vienne”, au côté du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’Union Européenne.

La plainte, déposé au siège de la Haye ce lundi 16 juillet, vise principalement “la violation de leurs obligations internationales, en particulier vis-à-vis du traité d’amitié”, comme le rappelle le ministère iranien avant de juger que les Etats-Unis ont pour “habitude de violer le droit international.”

L’Union européenne avait pourtant sollicité la puissance américaine de ne pas revenir sur ce traité, sans succès. Les entreprises, récemment installées en Iran grâce à la levée des embargos, risquent donc de voir leur commerce se dégrader. Pour éviter cette situation embarrassante, les ministres des finances et des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont appelé la Maison-Blanche à réfléchir aux conséquences d’un tel choix.

 

 

L’Iran bombe le torse

“Nous avons pris des mesures afin de préparer le terrain, au bout du compte, à une augmentation de [notre] niveau d’enrichissement [de l’uranium] si c’est nécessaire et si les négociations avec les Européens échouent », a déclaré ce mardi, Behrouz Kamalvandi, vice-président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA).

Alors que Washington prévoit de relancer les sanctions américaines le 6 août prochain, la CIJ, elle, ne commencera à examiner une autre plainte iranienne qu’à partir du 8 octobre. Cette dernière vise le gel de 2 milliards d’avoirs iranien, imposé en avril par la Cour suprême américaine. Cette décision intervient dans un contexte politiquement tendu : depuis 1980, les deux pays ont coupé leurs relations diplomatiques.

A lire aussi : Les conséquences du volte-face américain dans l’accord nucléaire iranien

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Nicolas Baggioni a d'abord commencé à VL MEDIA en tant que stagiaire, pour ensuite devenir Reporter officiel au sein de l'équipe. Il est le correspondant sur Nice et se rend sporadiquement à l'étranger pour réaliser de Grands reportages, sous tous les formats journalistiques. Féru de géopolitique et de relations internationales, il s'occupe principalement des sujets traitant d'actualité internationale.
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