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Attentat meurtrier à l’aéroport de Karachi

Cette nuit, le mouvement taliban du Pakistan a encore frappé. Un assaut rebelle a paralysé l’aéroport international de Karachi, capitale économique du Pakistan, pendant 12 heures. Le bilan de l’attaque est de 28 morts, dont dix assaillants.

Les rebelles talibans pakistanais ont officiellement revendiqué l’attaque et ont dit agir pour venger la mort de Hakimullah Mehsud, ancien chef de l’organisation qui avait été abattu par un tir de drone américain tué en novembre.

Pourtant, des pourparlers avaient été ouverts entre Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) et Islamabad en février. Ils semblaient avoir débouché sur des résultats avec un cessez-le-feu prévu pour le 1er mars. Le succès est de courte durée, puisqu’il est rompu un mois plus tard. En revendiquant l’attaque, le porte-parole taliban Shahidullah Shahid a montré qu’il enterrait toute négociation, perçue comme un “artifice” pour neutraliser le groupe.

Les talibans sont parvenus à s’infiltrer dans l’enceinte de l’aéroport Jinnah en cisaillant un grillage de l’ancien terminal attenant aux pistes utilisées pour le nouvel aéroport. C’est ensuite que l’attaque sanglante a débuté. Des nuages de fumée se sont élevés et des coups de feu ont résonné. Sarmad Hussain, un témoin, affirme qu’il a “entendu des tirs nourris et puis vu des terroristes qui se battaient avec des forces de sécurité“. Rao Muhammad Anwar, haut responsable de la police nous a précisé que les rebelles avaient en leur possession des armes automatiques et des grenades. A l’aube, l’armée a annoncé avoir repris le contrôle de l’aéroport. Cette annonce est prématurée puisque à 9h30, heure locale, les coups de feu reprennent de plus belle et la force paramilitaire des Rangers envoie des troupes supplémentaires pour combattre les talibans. Les affrontements ont cessé quand tous les assaillants, au total 10, ont été abattus.

Cette attaque était l’une des plus téméraires jamais réalisée contre la ville pakistanaise. Elle fait craindre un siège prolongé à la suite des menaces et nombreux attentats déjà perpétrés dont l’attaque de la base navale de la métropole en 2011. Elle rappelle la nécessité vitale de trouver un remède à la fragilité de la sécurité des installations et des sites stratégiques du pays.

Photo : AFP/Hasif Hassan

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