Le 19 mars dernier sortait en salle « Dhurandhar: The Revenge » un film réalisé par Aditya Dhar. Il est en passe de s’imposer comme le film hindi le plus rentable de Bollywood.
« Dhurandhar: The Revenge » est le second volet d’une franchise lancée par Aditya Dhar, un cinéaste indien reconnu pour sa capacité à mêler tension dramatique et spectacle. Durant un peu moins de 4 heures, le réalisateur délivre un projet ambitieux et d’une ampleur presque jamais vue à Bollywood. Nous suivons Hamza Ali Mazari joué par Ranveer Singh, un espion indien infiltré au Pakistan confronté à des situations extrêmes dans un contexte géopolitique brûlant.
Le film ne se contente pas d’être une fiction pure, il ancre sa narration dans le réel en faisant référence à des épisodes tragiques. Les attaques de Bombay de 2008 perpétrées par un mouvement islamiste pakistanais qui avaient coûté la vie à 175 personnes sont donc de la partie. Les critiques applaudissent ce choix narratif qui confère au film une certaine profondeur. L’oeuvre n’est donc plus un simple blockbuster d’action mais un film qui fait résonner la mémoire collective indienne.
« Dhurandhar: The revenge », un succès qui donne le vertige
C’est tout simplement historique, en Inde le film a engrangé près de 10 milliards de roupies sur une période de temps resserrée : 18 jours. Jamais une production hindi n’avait engrangé autant de recettes en si peu de temps. À l’échelle mondiale, ce sont près de 160 milliards de roupies qui ont été comptabilisés.
Le film est déjà devenu le film le plus rentable de l’histoire en Amérique du Nord puisqu’il a totalisé 21 millions d’euros en recettes. Ce résultat illustre la montée en puissance du cinéma indien sur la scène internationale et l’appétit croissant du public pour les productions de Bollywood.
La France, un marché qui ne prend pas
Bien que le triomphe soit mondial, la France se positionne comme un marché coriace. Le film y plafonne à quelques milliers de places vendues, loin des scores enregistrés en Asie ou en Amérique du Nord. Cela souligne la difficulté persistante des films de Bollywood à percer massivement sur le marché français et ce, malgré une communauté indienne bien représentée.
Ce phénomène n’est pourtant pas d’hier, le cinéma indien qui est pourtant la première industrie cinématographique du monde en volume de production, peine encore à trouver son public en France au-delà des cercles initiés. La durée du film (proche de 4 heures) représente également un frein non négligeable pour le spectateur français peu habitué à ce format.
Dangal, le rival de « Dhurandhar: The Revenge »
Malgré ses chiffres records, le film n’a pas encore détrôné le tenant du titre. C’est « Dangal« , sorti en 2016 qui demeure à ce jour le film indien le plus rentable de tous les temps. Il retraçait le parcours inspirant d’une jeune lutteuse cherchant à décrocher une médaille durant les Jeux du Commonwealth. Le rival de « Dhurandhar: The Revenge » avait réalisé des scores extraordinaires en Chine ce qui avait propulsé ses recettes mondiales à des sommes inédites.
Au vu du succès de ce second volet l’ensemble des fans s’attendent à voir un Dhurandhar 3. Que nenni ! Le réalisateur de la franchise Aditya Dhar a dit non au tournage d’un troisième film et ce même si les producteurs de Jio Studios sont intéressés par un nouveau volet.