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D1 Féminine : Le PSG et l'OL se neutralisent (0-0)

Disputé au stade Charlety, le sommet de la D1 féminine entre le PSG et l’OL s’est finalement soldé par un 0-0 frustrant avec deux formations qui ne sont pas parvenues à trouver l’ouverture.

Chaque équipe à joué sa partition, avec un Lyon dominateur campant une bonne partie du match dans le camp parisien, tandis que les joueuses de la capitale se sont montrées solides en défense et à l’affût de toutes les opportunités de contre. Une physionomie attendue mais qui n’a pas débouché sur un grand match, chacune des deux équipes ayant finalement intérêt à se contenter de ce match nul.

Le sport féminin à l’honneur, et des questions d’horaire

Le match OL-PSG se jouait dans un contexte particulier. Celui d’une campagne lancée par le ministère des sports (les quatre saisons du sport féminin) et qui vise à promouvoir le sport féminin via différents temps forts ainsi qu’à assurer une plus grande visibilité pour les athlètes, notamment pour celles qui évoluent au haut niveau.

Cette démarche se traduit par un premier temps fort ce week-end avec la couverture sur France Télévisions et Bein Sports de compétitions sportives féminines (football, rugby, natation…) et par la présence plus importante de sportives dans les émissions diffusées ce week-end à la télévision. La retransmission du match entre le PSG et l’OL était inscrite dans ce « temps fort » d’autant plus qu’elle coïncidait avec l’annonce par la FFF ce vendredi du franchissement de la barre symboliques des 100.000 licenciées dans les clubs de football hexagonaux.

Une démarche louable et nécessaire dans un paysage sportif audiovisuel pauvre en compétitions féminines, pour ne pas dire hermétique (7% du sport diffusé à la télévision couvre des compétitions féminines). Pourtant, le week-end est allé avec un premier couac: le choix de l’horaire pour le match PSG-OL, fixé à 18h45 et non en « prime-time » sur France 4, la chaîne diffusant sur cette tranche le premier match du tournoi des 6 nations des moins de 20 ans. Dans les tribunes, un public plus nombreux qu’à l’accoutumée avec 1500 personnes dans les travées de Charlety, bien plus que les 600 supporters présents face à Saint-Étienne ou même du millier lors du derby face à St-Maur mais loin des 4000 personnes qui s’étaient massées l’an dernier pour le dernier PSG-OL disputé, il est vrai un samedi soir à 21h.

Un choix regretté par les joueuses parisiennes qui ont malgré tout été agréablement surprises de l’affluence à l’instar de Jessica Houara qui s’est dite « contente de voir autant de monde », vu «l ‘horaire choisi » pour ce match.

Tenir, le maître mot du côté des parisiennes

Si le PSG pouvait encore rêver du titre avec une victoire face à Lyon, les parisiennes ont dû probablement jeter un œil dans le rétroviseur avec un Montpellier HSC qui a passé la première moitié de saison devant le PSG et continue de lorgner sur la place de dauphine, qualificative pour la Ligue des Champions. Un scénario possible en cas de défaite parisienne à Charlety et auquel les héraultaises pouvaient rêver, les parisiennes ayant perdu neuf de leurs dix derniers matches de championnat face à l’OL.

En l’absence de Caroline Seger, véritable chef d’orchestre du jeu parisien ces dernières semaines, le PSG ne semblait pas avoir d’autres options que de s’accrocher et d’espérer trouver la faille sur contre ou coup de pied arrêté. Après le match, Laure Boulleau reconnaissait que la blessure de la capitaine suédoise du PSG en début de semaine avait été un « gros coup dur » pour l’équipe. Des absentes, il y en avait aussi côté lyonnais, avec les blessures d’Amandine Henry et de Pauline Bremer, cette dernière qui avait joué un rôle important dans la victoire lyonnaise 5-0 à l’aller au stade Gerland.

Photo: Nelson Fotograf

Laure Boulleau tombe dans les bras d’Ann-Katrin Berger (numéro 30). La gardienne parisienne qui s’est montrée plusieurs fois décisive dans cette rencontre. Photo: Nelson Fotograf

Tenir c’était d’abord, pour les parisiennes, se montrer solides sur les coups de pied arrêtés. Plusieurs coup-francs sont obtenus côté droit de l’attaque lyonnaise, là où évoluent Lotta Schelin et Louisa Necib. Des coups-francs qui vont donner les premières sueurs froides à l’arrière-garde parisienne, avec Eugénie Le Sommer par deux fois toute proche de reprendre le ballon dans les 6 mètres et de mettre en danger Ann-Katrin Berger, qui remplaçait pour ce match Katarzyna Kiedrzynek dans les cages parisiennes.

Des coups de pied arrêtés et puis cette frappe d’Amel Majri à la 23e minute côté gauche, que Berger parvient à détourner sur son poteau. C’est la plus belle occasion de la première période. Côté parisien, Anja Mittag voit Griedge M’Bock lui voler son face à face avec Sarah Bouhaddi, une intervention autoritaire dans la surface lyonnaise sur un des rares contres rondement menés par l’attaque parisienne.

En seconde période, Lyon est de nouveau dangereux sur coup de pied arrêté avec cette frappe à l’heure de jeu signée Louisa Nécib et qui traverse la défense parisienne avant de finir au pied du poteau, une nouvelle fois détournée par Ann-Katrin Berger.

Une issue à l’amiable ?

La seconde période se révèle moins animée avec vingt premières minutes où le PSG a été proche de l’asphyxie, pressé de toute part par un OL qui cherchait à récupérer le ballon jusqu’aux limites de la surface adverse. Les contres parisiens se révélaient souvent compliqués avec des joueuses condamnées à faire des courses sur plus de 80 mètres pour se mettre en position de centre ou proposer une solution dans la surface lyonnaise.

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Kheira Hamraoui, ici au duel avec la lyonnaise Saki Kumagai, s’est montrée précieuse dans l’entrejeu parisien.

Passé ce moment où Lyon a tenté de forcer la décision, le jeu s’est finalement équilibré avec deux équipes qui ont donné l’impression d’accepter le résultat, malgré quelques situations dangereuses de part et d’autre. Après le match, Gérard Prêcheur, le coach rhodanien dira que Lyon ne pouvait pas « prendre trop de risques » passée l’heure de jeu et qu’il attendait plus de « velléités offensives » de la part de Paris. L’OL qui selon lui a peut être manqué de patience et n’est pas parvenu à faire sortir Paris de sa boîte de manière à profiter des espaces pour marquer à l’instar du match aller. Mais l’OL en avait-il besoin ?

Pratiquement assurées du titre avant d’arriver dans la capitale, les lyonnaises pouvaient même perdre ce match et conserver la tête du championnat grâce à un goal-average faramineux (+87) que les parisiennes n’auraient jamais pu rattraper d’ici la fin de saison.

Cette rencontre s’est donc terminée sur le seul score « raisonnable » pour les deux équipes. Un résultat nul qui assure pratiquement le titre à l’OL et une decima avec 10 titres en autant de saisons. De son côté, Paris assure pratiquement son ticket en Ligue des Champions pour la saison prochaine. Une compétition où les deux équipes sont encore engagées cette saison avec les quarts-de-finale qui se disputeront fin mars. Lyon et Paris qui pourraient se retrouver en demi-finale de cette compétition en cas de victoire dans leurs quarts respectifs. La Ligue des Champions, la seule compétition où les Parisiennes sont parvenues à battre Lyon sur 90 minutes, une statistique dont toutes les joueuses devraient se souvenir si d’aventure les deux équipes se rencontraient à nouveau cette saison.

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