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Est-ce qu’on va désormais devoir travailler le 1er mai ?

Traditionnellement un des 3 jours non travaillés de l’année, le 1er mai pourrait bien perdre de son « super-pouvoir » s’il on en croit ce qui se discute à l’Assemblée Nationale.

Un acquis social ?

Le 1er mai, connu sous le nom de Fête du Travail, est une journée célébrée dans de nombreux pays à travers le monde. Cette journée est l’occasion de rendre hommage aux travailleurs et de revendiquer leurs droits. Mais d’où vient cette tradition de ne pas travailler le 1er mai ?

L’origine de la Fête du Travail remonte à la fin du XIXe siècle, à une époque marquée par des conditions de travail particulièrement difficiles. Les luttes des ouvriers pour de meilleures conditions, notamment la réduction de la journée de travail à huit heures, ont commencé à prendre de l’ampleur. En 1886, des manifestations massives ont eu lieu aux États-Unis, particulièrement à Chicago, où des travailleurs se sont mobilisés pour revendiquer leurs droits. Ces événements ont culminé avec les émeutes de Haymarket, qui ont entraîné une répression violente et des arrestations, marquant un tournant dans la lutte des classes.

C’est dans ce contexte de mobilisation ouvrière que le 1er mai a été déclaré journée internationale des travailleurs lors de la Première Internationale, en 1889. Les socialistes et les anarchistes ont choisi cette date pour commémorer les événements de Chicago et pour renforcer la solidarité entre les travailleurs du monde entier. La journée est rapidement devenue un symbole de lutte pour les droits ouvriers, avec des manifestations et des défilés organisés dans de nombreux pays.

En France, la loi de 1947 a officialisé le 1er mai comme jour férié payé, consolidant ainsi son caractère symbolique. C’est une journée où les syndicats et les associations de travailleurs organisent des rassemblements pour défendre les droits des travailleurs et revendiquer des avancées sociales. Le muguet est souvent offert comme symbole de porte-bonheur, ajoutant une touche festive à cette journée de revendication.

Ouvrir le 1er mai aux volontaires ?

Traditionnellement, personne ne travaille le 1er mai si ce n’est quelques métiers de bouche ou encore des fleuristes pour vendre le traditionnel bouquet de muguet. Mais à condition en théorie de ne pas faire travailler ses employés sous peine de très fortes amendes et même en les payant plus. C’est dans ce cadre que les députés discutent aujourd’hui une proposition de loi sénatoriale, qui liste les établissements qui auront le droit de déroger à ce jour de repos. A condition que ce soit du vrai volontariat et que les employés soient payés double.

Cette dérogation qui met les syndicats en colère concerneraient les métiers de bouche, les jardineries et les fleuristes, ou encore les cinémas et les théâtres. Il n’est pas question à date de renvoyer tout le monde au travail le 1er mai. Mais demander à certains métiers de ne pas travailler ces jours là, c’est vraiment antinomique avec leur profession.

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