Quiconque disposant d’une imprimante 3D pourra désormais créer sa propre arme à feu aux Etats-Unis.

C’est le résultat de 3 ans de procès. En 2015, Cody Wilson, « jeune homme à tendance anarchiste » selon ses termes, avait contesté la fermeture de son site qui proposer des fichiers permettant de créer une arme à feu si l’on disposait d’une imprimante 3D. Le partisan de la vente libre d’armes avait créé sa première arme « Liberator, un pistolet en plastique capable de tirer à balle réelle en 2013.

Invoquant le premier mais surtout le deuxième amendement ( » Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé »), l’entrepreneur a finalement convaincu le gouvernement de Trump (pro armes à feu) il y a quelques mois, pour transmettre un accord à la cour du Texas.

Maintenant, il sera possible d’obtenir une arme pour n’importe qui, à condition qu’il possède ou ait à disposition une imprimante 3D. « Les armes sont autant téléchargeables que la musique. Il y aura des services de streaming pour les armes semi-automatiques. » Tout le monde pourra se procurer une arme à feu même ceux qui n’ont pas le droit d’acheter une arme en principe, c’est à dire les mineurs, anciens criminels ou handicapés mentaux.

Selon l’accord trouvé entre le gouvernement et Cody Wilson, la seule restriction au projet anarchiste de l’inventeur sera l’impossibilité de créer des armes avec un calibre supérieur à 50 mm. De plus, les armes créées à l’aide de l’imprimante 3D ne pourront pas être mises en vente.

A l’heure où le nombre d’armes à feu par habitants aux Etats-Unis ne cesse de croître ( 88,8 pour 100 habitants), cette nouveauté ne devrait pas ralentir l’insécurité croissante dans un pays qui a connu 134 fusillades en 2018 selon l’étude de Mass Shooting Tracker.

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