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Au Soudan du Sud, la famine oblige les gens à manger des feuilles

Famine au Soudan du Sud

Pays devenu indépendant en 2011, le Soudan du Sud vit depuis 2013 une guerre civile avec le Soudan. En plus des conflits, le pays traverse aussi une grave crise alimentaire.

Le 20 février dernier, le gouvernement sud-soudanais déclarait l’état de famine dans les comtés de Leer et de Mayendit, au nord du pays. A cette annonce s’ajoutent aujourd’hui de nouveaux chiffres inquiétants : 100 000 personnes seraient directement menacées par la famine selon les Nations Unies.

La situation est donc devenue urgente dans un pays où la moitié des habitants n’a pas un accès régulier à la nourriture.

Un pays frappé par les tragédies

Débutée en 2013, cette guerre civile oppose le gouvernement du président Salva Kiir à une rébellion dirigée par l’ex vice-président Riek Machar. Malgré un accord de paix en août 2015, le conflit a repris en 2016 avec des proportions plus violentes. Les forces du président Kiir disposent d’hélicoptères et se composent de miliciens qui n’épargnent pas les civils. Ces derniers peuvent même être considérés comme des « ennemis » selon leur ethnie. Cette guerre a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de victimes. Depuis le début de l’année, près de 60 000 Sud-Soudanais ont quitté le pays à la recherche de meilleures conditions de vie. Parmi les victimes de cette guerre, 79 humanitaires tués en missions, dont 12 en 2017.

 

Des feuilles d’arbres ou des graines comme solutions alimentaires

L’organisation humanitaire Norwegian Refugee Council (NRC) publie ce matin un rapport sur la situation au Soudan du Sud. Là-bas, certaines communautés en viennent à manger des animaux sauvages peu comestibles, des graines et même des feuilles d’arbres. La consommation de graines aggrave cette crise alimentaire : sans elles, les cultures et les plantations sont impossibles. Faibles en valeur nutritionnelle, ces feuilles expliquent la malnutrition qui touche aujourd’hui près de 50% de la population dans certains villages du pays. Ces endroits sont aujourd’hui classés comme zones d’urgence, un stade qui précède celui de la famine.

Selon le NRC, il faudrait ainsi 1,5 milliard d’euros pour stopper cette catastrophe humaine. Aujourd’hui, les organisations mondiales telles que l’ONU n’auraient que 18% de la somme et sont donc dans l’incapacité d’agir. Pourtant, le temps presse : selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 5 millions de Sud-Soudanais pourraient basculer cette année dans la famine.

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