François Baroin, député-maire de Troyes a reçu mardi le Prix de l’Appel du 18 juin, récompensant chaque année une personnalité politique proche de la sensibilité de l’Union des Jeunes pour le Progrès, une association de jeunes gaullistes.

Pour commémorer le 73ème anniversaire de l’appel du Général de Gaulle, l’Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) s’est réunie à l’hôtel Claridge, avec, comme invité d’honneur, l’ancien ministre François Baroin. Ce dernier s’est vu décerner le Prix de l’Appel du 18 juin par le président des jeunes gaullistes, Rudolph Granier.

Après Nathalie Kosciusko-Morizet récompensée en 2011 pour son livre « Le front Antinational »et Hervé Gaymard en 2012 pour « Délivrez-nous de la France », c’est au tour du député-maire de Troyes d’être distingué cette année pour « son engagement quotidien aux valeurs républicaines et gaullistes » mais aussi pour son dernier ouvrage, « Journal de Crise », paru en 2012.

Dans son dernier livre, l’ancien ministre nous raconte son expérience à Bercy, bastion de l’économie française, durablement ébranlé par la crise économique. Ce « journal de bord » nous dépeint la vie quotidienne des acteurs du gouvernement à l’intérieur de l’appareil de l’Etat ; les hauts et les bas, les rencontres avec les « grands » de ce monde et les cellules de crise.

Pendant la cérémonie, François Baroin a remercié les jeunes gaullistes, tout en soulignant que « les meilleurs » de ces anciens jeunes « sont passés par l’UJP ». « Ce prix et ce que vous portez comme valeurs ne sont évidemment pas des valeurs qui s’inspirent de nostalgies du passé […] le gaullisme au contraire de ce qu’est le socialisme dans son idéologie […] est un pragmatisme au service de l’évolution de société, de ce regard porté vers l’avant. » Puis le député de faire le rapprochement  entre l’UMP et l’UJP «Pour engager le juste chemin de la reconquête, il faut savoir d’où nous venons. Et nous venons aussi bien dans la filiation de l’UJP qu’au sein même de l’UMP, du refus de toute solution radicale, protectionniste, du repli sur soi, du refus des extrêmes. Pour lui, le rassemblement des gaullistes est le centre de gravité de l’UMP. Un discours qui est loin de passer inaperçu après les nombreuses polémiques sur la droitisation de l’UMP.