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Hunger Games : La Révolte, suspense et qualité

Le volet trois de la célèbre saga, Hunger Games, est sortie en salle. La première partie de « La Révolte » était attendue au tournant. Une fois sortie des fameux « jeux » au sein de l’arène, l’histoire serait-elle tout aussi trépidante ?

L’attente des spectateurs est copieusement récompensée. Le film allie suspense et qualité, que ce soit de jeux, de tournage, ou de décors. Le film, certes de plus en plus violent, garde cependant un rythme fantastique, légèrement enfantin. Le synopsis nous le laisse entendre.

Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.

Quelques « clichés américains » sont à déplorer. Des phrases très «la petite maison dans la prairie » accompagnées d’une morale bien pensante. Mais de légers défauts si peu dramatiques à côté d’une qualité cinématographique incontestable. La première partie d’un film en deux volets laisse généralement sur notre faim. L’élément conducteur est mis en place et l’histoire peine à démarrer. Pourtant, ici le suspense est à son comble, les explications ne prennent pas trop d’ampleur. Assis dans notre fauteuil face au grand écran, la tension au sein de la salle est palpable.

Une métaphore cachée ?

Le public est hétéroclite, dans cette salle du cinéma Beaugrenelle, le public est autant composé d’adolescents que de personnes dans la force de l’âge. Ainsi, quelques significations qui échappent au jeune public sont peut-être perceptibles par les plus âgés.

Dans ce District 13 où Katniss s’est réfugiée, les survivants sont tous habillés avec la même combinaison, une différence vestimentaire est exclue. La hiérarchie sociale n’existe pas, les « têtes » du clan rebelle ne se différencient pas du reste du clan. La nourriture est commune, les moyens sont précaires. Face à cela, le capitole. L’ennemi juré qui exploite le travail des habitants du districts, qui vivent dans une richesse démesurée. Qui assure une soi-disant « protection » contre le travail du peuple.

Peut-être y voyez-vous plus claire ? L’exploitation du Capitole sur les Districts ? Une révolte du prolétariat ? Une égalité parfaite, voir déshumanisante ? On dirait une simple allégorie, la révolte prônée par Karl Marx, une sorte de vision étrange du communisme. Peut-être que l’intention de l’auteur n’était pas là, même si la coïncidence est très forte. Mais tous les éléments se présentent à nous. On dirait une sorte de critique profonde du capitalisme accompagnée par la révolte du prolétariat, tant attendue par les adeptes.

Cette comparaison est bien sur propre à chacun. Peut-être l’imagination grandissante des jeunes voit-elle des métaphores partout… cependant, allégorie ou non, le film reste d’une qualité incontestable. Le suspense est à son comble, et le jeu d’acteur semble s’améliorer de film en film. L’attente de la deuxième partie sera longue, d’autant plus pour voir comment le réalisateur va s’accommoder de la mort récente de l’un des acteurs phares du film, Philip Seymour Hoffman, qui joue un rôle primordial dans la seconde partie d’Hunger Games, La Révolte.

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