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Rio de Janeiro à travers les âges

Avec son Christ Rédempteur au sommet du Corcovado, ses plages à perte de vue et son stupéfiant carnaval, Rio de Janeiro est le point d’attraction brésilien par excellence.

Mégalopole complexe, la rivière de Janvier se constitue de quatre zones : le sud est chic et touristique, le centre constitue le berceau de la ville, le nord est industriel et l’ouest incarne le Rio de demain.

Les prémices d’une métropole en devenir

Admirée pour son paysage somptueux, la ville se compose au départ de plusieurs collines telles que le Castelo, Sao Bento ou Santo Antonio. C’est en 1565 que Don Sebastian fonde Santo Sebastian de Rio de Janeiro sur le Castelo. Des Jésuites s’y installent et contribuent en premiers à son urbanisation. Par la suite, l’Amérique portugaise connait un essor remarquable : le commerce explose modernisant et enrichissant la cité carioca principalement par sa production considérable d’or accessible par le “camino novo”. Suite à cela et aux événements géopolitiques qui s’en suivent, Rio de Janeiro devient alors la ville principale du Brésil puis sa capitale en 1763.

Jardin Botanique de Rio de Janeiro  Crédit : http://privilege-tours.com

Jardin Botanique de Rio de Janeiro
Crédit : http://privilege-tours.com

L’émergence d’une culture carioca 

C’est en 1807 que Napoléon envahit le Portugal, entrainant le départ de la famille royale vers le Brésil. En 1808, dans un contexte de guerres européennes, des nouveautés émergent comme le Jardin Botanique de Rio de Janeiro, composant de la riche flore brésilienne. Il contribue largement aux échanges commerciaux du pays avec sa production de thé, de cannelle ou d’eucalypthus. Une culture carioca émerge et Rio de Janeiro devient alors la capitale culturelle du pays.

Cependant, si le développement économique du Brésil est florissant, il n’en demeure pas moins que la traite nègrière est importante jusque dans les années 1870, en témoignent les nombreux cimetières  d’esclaves qui ont existé. En 1820, une crise politique survient au Portugal qui retrouve son autonomie et exige le retour de son souverain. C’est en 1822 que l’indépendance du Brésil est proclamée par l’empereur Pedro I. Plus de 80 000 personnes peuplent la ville : les nouveaux arrivants s’installent en dehors et l’élite quitte le centre, annonçant la modernité.

Une agglomération en plein essor

Vers 1880, avec sa démographie croissante, Rio de Janeiro devient la principale ville manufacturière puis industrielle du pays. De plus, l’Église positiviste incarnée par Auguste COMTE a fortement oeuvré à la proclamation de la nouvelle République en 1889. À cette issue, le drapeau brésilien est créé avec pour devise “Ordre et Progrès” et la ville devient capitale du Brésil. En 1902, le tramway arrive et le préfet Pereira Passos exécute des transformations massives : il construit une avenue centrale bordée de magnifiques immeubles, large de 33 mètres et longue de 2 kilomètres.  Néanmoins, les taudis au centre de la cité carioca demeurent car les loyers sont trop élevés pour une grande part de la population. C’est  le cas des charbonniers qui ne suscitent aucune reconnaissance sociale tandis que leur activité est primordiale à la construction de grands édifices modernes tels que le Teatro Municipal. Désormais, Rio de Janeiro est considérée comme une ville unique d’exception. Un développement urbain spectaculaire est mené autour de la plage Copacabana : le carioca dansant au rythme de la musique bohème naît ici. En 1920, une exposition à la façon des expositions universelles françaises célèbre l’indépendance brésilienne.

Teatro municipal de Rio de Janeiro  Crédit : http://worldtoptop.com

Teatro municipal de Rio de Janeiro
Crédit : http://worldtoptop.com

Une ville moderne

L’urbaniste Alfred Agache propose ensuite de remodeler la ville en plusieurs zones : zone de commerce, zone industrielle et zone de résidence. De nombreux nouveaux bâtiments s’établissent jusque dans les années 1950 en se référençant à l’Art déco comme le Mesbla. Également, c’est en 1922 que le Christ Rédempteur est réalisé par Landowski et Silva Costa. D’autre part, les favélas se multiplient, passant de 119 en 1940 à 700 aujourd’hui. Elles constituent un quartier de la ville à part entière avec la gentrification des zones nord et sud. Néanmoins, des progrès sont en cours comme la construction d’écoles. On constate cependant que les différentes couches de la population tendent à se rapprocher notamment grâce à la démocratisation du football et du carnaval. Enfin, c’est en 1950 que Brasilia devient la capitale du Brésil. Mais, malgré la décapitalisation, les cariocas ne cessent de vouloir remodeler leur ville, en témoigne l’organisation des jeux olympiques de 2016.

Crédit photo à la une : http://blog.beatthebrochure.com

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