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La réponse israélienne au boycott anti-Israel

La résistance face au boycott anti-Israël s’organise petit à petit. En effet, Sheldon Adelson, célèbre magnat des casinos, et sa compagne le Dr. Miriam Adelson ont organisé il y a quelques jours un sommet à Las Vegas afin de formuler une stratégie pour mettre un terme à la campagne de boycott contre Israël. Et selon le milliardaire américain âgé de 81 ans, c’est la coopération qui pourra permettre à Israël de sortir vainqueur du combat qui l’oppose à ses détracteurs.

Sheldon Adelson et sa femme sont donc à la tête du mouvement contre la campagne internationale “Boycott, désinvestissent et sanctions” (BDS) qui appelle à exercer diverses pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël afin notamment de mettre un terme à l’occupation et de la colonisation des terres arabes. Afin de faire connaitre leur cause, le couple est devenu de plus en plus actif sur les campus universitaires américains.

UN COMBAT QUI DÉPASSE LES OPINIONS POLITIQUES

© Haaretz

Sheldon Adelson et Haim Saban, les inititaeurs du combat anti-boycott

Pour renforcer son mouvement, Adelson a fait appelle à plusieurs philanthropes juifs dont quelques binationaux israelo-américains, comme Haim Saban, le PDG de Partner Communications Company qui est un opérateur mobile israélien mais aussi un partenaire d’Orange. Ce dernier a donc réagi assez violemment aux velléités de boycott de la part d’Orange en les qualifiant “d’antisémitisme pur”.

Et cette alliance entre Adelson et Saban a une grande valeur symbolique, au vu de leurs différentes orientations politiques. En effet, selon Adelson, le fait que lui-même soit républicain et que Saban soit démocrate est un élément qui n’a rien à faire dans le débat concernant la lutte contre le boycott d’Israël. Effectivement, les deux défenseurs de l’Etat hébreux s’étaient rencontrés au moment de leur collaboration pour l’élargissement du Israeli American Council. Leur amour d’Israël et leur volonté de mettre un terme au boycott les avaient logiquement rapproché l’un de l’autre.

SOUTENU PAR L’EXTRÊME-DROITE MAIS LÂCHÉ PAR LA GAUCHE ET LES FEMMES

Sarah Palin, symbole de l’extrême droit pro-israelienne

Sarah Palin, symbole de l’extrême droit pro-israelienne

Afin de lutter efficacement contre la campagne BDS, Adelson considère qu’il faut diviser le travail en trois groupes : les philanthropes qui s’occuperaient des finances, les activistes qui s’occuperaient des actions sur les terrains et les fournisseurs (entreprises de recherches) qui seraient en charge d’informer les activistes.

Selon le célèbre consultant politique et sondeur Frank Luntz, environ 37% des étudiants juifs aurait déjà été victimes d’actes antisémites et seulement 28% des étudiants américains, quelle que soit leur confession religieuse, pense que les Etats-Unis doivent soutenir Israël. Et parmi les étudiants démocrates, 53% considèrent que la Palestine désire plus la paix qu’Israël. Toutefois, l’extrême-droite américaine est historiquement pro-israélienne et soutien donc l’action d’Adelson et de Saban. En effet, c’est depuis les attentats du 11 septembre 2001, la menace d’un Iran nucléaire et l’expansionnisme islamiste, que les républicains sont devenus les plus fervents défenseurs d’Israël.

REDORER L’IMAGE D’ISRAËL

Jeremy Ben-Ami, président du groupe J Street qui lutte pour mettre un terme au conflit israelo-palestinien de manière pacifique et démocratique

Jeremy Ben-Ami, président du groupe J Street qui est opposé au mouvement d’Adelson et qui lutte pour mettre un terme au conflit israelo-palestinien de manière pacifique et diplomatique.

De plus en plus, les étudiants américains considèrent qu’Israël est le problème, et pas les palestiniens. De plus, le terme de sionisme est de plus en plus connoté négativement car souvent associé au racisme et à l’occupation. Ainsi, selon les organisateurs de ce sommet, il convient d’enseigner fièrement l’histoire du peuple juif mais aussi d’insister sur ce qu’Israël à a offrir : démocratie, vie nocturne et normalité, comme dans tout les pays occidentaux.

Toutefois, il existe des dissensions au sein même des groupes juifs américains concernant la position à prendre concernant Israël. En effet, de nombreux groupes juifs dits de gauche ne partagent pas les même idéaux qu’Adelson et Saban. En outre, de nombreux juifs américains préfèrent cacher leur religion afin d’éviter d’être pris à parti mais aussi et surtout car ils ne désirent tout simplement pas défendre l’Etat hébreux.

Cette campagne anti-BDS se repose également sur de jeunes musulmans critiques de la politique menées par les pays musulmans à travers le monde et fervents supporters d’Israël, mais aussi sur des associations chrétiennes qui décrivent Israël comme “le seul paradis pour les chrétiens au Moyen-Orient.”

Ainsi, le mouvement anti-boycott d’Israël est donc en plein essor, reste à savoir s’il aura les moyens de ses ambitions.

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