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Les nouvelles régions peuvent « toujours changer »

Les députés ont adopté ce mercredi la première partie du texte de la réforme territoriale par 261 voix pour et 205 contre. Il sera examiné par le sénat à la rentrée.

Adoptée mercredi par l’Assemblée nationale, la nouvelle carte de France à 13 régions « peut toujours changer », a prévenu jeudi sur RTL Manuel Valls. Le premier volet de la réforme territoriale a été approuvé mercredi par 261 députés, tandis que 205 ont voté contre et 85 se sont tout de même abstenus. Pour rappel, l’Assemblée a également approuvé le report des élections départementales et régionales de mars à décembre 2015.

Mais la carte des régions, qui a été longuement négociée, pourrait encore être modifiée en seconde lecture au Sénat à l’automne. Elle « peut toujours être à nouveau modifiée à partir du moment où le débat parlementaire va encore se poursuivre au mois d’octobre. En fin d’année, nous aurons une carte définitive », a précisé jeudi Manuel Valls.

Et les négociations ne sont pas prêtes de s’arrêter : les parlementaires se pencheront également à la rentrée sur le second volet de la réforme, qui renforcera les compétences de ces grandes régions au détriment des conseils généraux.

Ci dessous l’évolution de la carte des régions. (Huffington Post)

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Plus précisément, selon la carte adoptée mercredi, le Nord-Pas de Calais fusionnera avec la Picardie, l’Aquitaine avec le Poitou-Charentes et le Limousin, La Lorraine avec l’Alsace et la Champagne Ardenne, la Bourgogne avec la Franche Comté, l’Auvergne avec Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon et enfin la Basse avec la Haute Normandie.

Le texte comporte également une procédure permettant à certains départements de rejoindre, sous certaines conditions, une région voisine pendant une certaine période. Alors que la maire de Lille Martine Aubry avait critiqué « une partie de Monopoly », Manuel Valls a rappelé à l’ordre les socialistes à « soutenir cette politique » et «à ne pas perdre du temps dans des polémiques », sans jamais citer de noms.

Moins de régions mais autant d’élus…

Si le nombre de régions diminue de moitié, le nombre de conseillers régionaux restera quant à lui inchangé. En effet, un amendement adopté le 18 juillet dernier a supprimé le plafonnement des élus à 150 dans chacune des super régions. Les 1757 conseillers régionaux devraient donc rester à leurs postes.

« Cette carte correspond à ce qu’il faut pour le pays », a affirmé aux députés Manuel Valls, lors de la séance de questions au gouvernement. Le groupe socialiste, qui détient à lui seul la majorité absolue à l’Assemblée, a voté pour la réforme présentée par Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur.

Selon les révélations d’Europe 1, Bruno Le Roux chef des socialistes à l’assemblée avait battu le rappel par sms. « Il est important que notre vote affiche notre unité sur cette réforme majeure. Notre vote est de portée nationale et finalement, c’est ce qui doit fonder notre choix. Mobilisons-nous ! », aurait-t-il écrit. Mais cet appel n’a pas été entendu n’a pas toujours été écouté. Huit députés socialistes ont voté contre le premier volet de la réforme territoriale, parmi lesquels le député des Landes Henri Emmanuelli.

Comme prévu, le groupe écologiste s’est abstenu. Celui des radicaux de gauche, dans sa majorité, et celui du Front de gauche ont voté logiquement contre, de même que ceux de l’UMP hormis une poignée de ses membres qui se sont abstenus, comme la majorité des députés du groupe UDI.

 

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