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Les USA quittent le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

Donald Trump continue dans sa lancée. Après avoir assumé sa politique extrême en matière d’immigration, il vient d’annoncer que son pays quittait le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies (CDH). Il justifie cet acte par, selon lui, “l’inaction de l’organisation sur les droits de l’homme“.

«Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie», a expliqué Haley, ambassadrice américaine de l’ONU. Le ton est donné. Elle accuse le CDH de «protéger [des pays] qui violent les droits de l’homme». Derrière ces propos, elle vise notamment l’Iran et le Venezuela, ou encore la République démocratique du Congo, acceptée comme membre pour 2020. Pourtant, ce retrait «ne signifie pas que nous allons nous soustraire à nos engagements en faveur des droits de l’homme, au contraire» a t-elle insisté.

Avec des membres comme la Chine, Cuba, la République démocratique du Congo et le Venezuela, le Conseil des droits de l’homme ne vaut pas son nom.

L’ONU regrette

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déploré cette décision. D’après son porte-parole, il  «aurait préféré que les Etats-Unis restent au Conseil des droits de l’homme». L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), quant à elle, critique fermement cette action. “Le CDH a joué un rôle important dans des pays comme la Corée du Nord, la Syrie, la Birmanie et le Soudan du Sud», a dit le patron de l’ONG Kenneth Roth. «Mais Donald Trump n’est intéressé que par la défense d’Israël», a-t-il continué.

La stratégie de Trump et Netanyahu : puisque vous ne pouvez pas obtenir le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour cesser de critiquer Israël (et il ne devrait pas), les États-Unis se retirent. Mais Trump essayer de discréditer quiconque sur les droits est, malheureusement, risible.

Décision récidiviste

C’est la deuxième fois en 12 ans que les États-Unis claquent la porte. En 2006, George Bush n’avait pas souhaité se porter candidat à un siège. Les États-Unis avaient donc rejoint le Conseil en 2009, après l’élection de Barack Obama.

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