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Ma future école : Digital College

Notre série de rencontres avec les dirigeants de grandes écoles se poursuit aujourd’hui avec Digital College et nous échangeons avec son Directeur Général, Ridouan Abagri.

C’est quoi Digital College ? “+ DE 1000 ÉTUDIANTS | 7 CAMPUS

Notre audace s’incarne dans l’innovation de la pédagogie par projet que nous avons mise en place. Notre objectif : vous apporter l’expérience concrète attendue par les entreprises du secteur, vous préparer aujourd’hui aux métiers de demain.

Nos savoir-faire s’appliquent à tout l’écosystème numérique et vous préparent aux nouveaux métiers avec la gestion de projets concrets. Grâce à cette pédagogie agile et avant-gardiste, devenez acteur de la révolution numérique !”

Avez-vous des valeurs que vous mettez en avant, que vous essayez d’appliquer au quotidien à la fois dans l’enseignement, dans le rapport avec les élèves, et avec le corps professoral ?

Nous sommes vraiment une école de commerce spécialisée dans les métiers du digital, les métiers d’aujourd’hui et de demain pour former une nouvelle génération de chefs de projet, de webmasters, de marketers qui évoluent avec une nouvelle technologie. Et surtout aujourd’hui avec le Covid-19, cette école a développé de nouvelles extensions qui demande beaucoup de compétences de notre part. Mais on est aussi une jeune école, une école qui, en 5 ans seulement, a réussi à s’imposer dans un monde très concurrentiel, justement car on l’a créé pour proposer quelque chose de différent en termes d’expérience avec des valeurs beaucoup plus fortes.

“On ne recrute pas l’élite, on la forme”

Notre valeur est de créer une école pour tous et on centralise toutes nos valeurs en une phrase c’est notre mantra lorsqu’on a lancé Digital College : “On ne recrute pas l’élite, on la forme”. Cette phrase est simple : ce n’est pas une école où on recrute les meilleurs pour en faire les meilleurs, c’est une école où on recrute tout le monde pour en faire les meilleurs. Quand je dis que c’est une école pour tous, cela se voit dans le logo avec les six couleurs pour représenter la diversité que l’on prône, la multiculturalité, et l’international.
Aujourd’hui, Digital College n’a pas envie de se catégoriser, on est une école anti-catégorie dans tous les sens du terme : dans le sens culturel, social, etc… On est aussi une école “expérientielle”, qui se distingue par l’événementiel que nous faisons beaucoup.
Si on doit prendre l’année type d’un étudiant chez nous : cela commence avec un kick off, un show à l’américaine ; on propose désormais aussi une expédition chaque année – l’étudiant peut faire chez nous jusqu’à 4 à 5 voyages sur toutes ses années d’étude — même si c’est plus compliqué cette année (le premier voyage organisé de l’école était à San Francisco où les étudiants vont dans des start-up ; on propose aussi des voyages thématiques ouverts à tout le monde (Tokyo, Brésil). On veut à la fois apprendre les choses sur le terrain et des choses en vivant l’expérience et c’est très important pour nous.

Par rapport à votre mantra, on ne naît pas en faisant partie d’une élite mais on le devient par son travail c’est à peu près ça ?

C’est exactement cela. C’est exactement la philosophie derrière ce mantra. L’élite n’est pas un héritage social mais un mérite à l’ouvrier. Le mantra nous a vraiment permis de nous structurer et lors des admissions, des recrutements de professeurs, des événements, indirectement, c’est ce qui influence tous nos mouvements. L’équipe qu’il y a aujourd’hui en interne ressent beaucoup nos étudiants parce qu’il y a ce mot de fusion et cet intérêt collectif, cet intérêt commun qui fait que tout le monde avance ensemble. Et cela a apporté indirectement, naturellement, entre les formateurs, l’équipe administrative et les étudiants, une proximité incroyable.
En général, on a une relation très platonique, très éphémère mais là il y a une prolongation de l’expérience : les gens restent plus longtemps chez nous ; grâce aux réseaux sociaux on forme une véritable communauté qui continue à échanger bien après les diplômes, les anciens reviennent souvent vers nous et deviennent nos partenaires. C’est vrai qu’on a réussi avec notre école ce qu’on faisait avant avec une entreprise.

Pour revenir aux learning expeditions, ils en font dans différents pays, dans différentes villes qui alimentent leur réseau. On peut aussi faire un gala de fin d’année comme beaucoup d’écoles. On fait une remise de diplôme pour les bachelors car ils aiment faire un petit showcase en plein mois de mars : ils gèrent l’événement en général via un sondage sur Instagram que l’on met en place quelques mois avant. Après à la fin de l’année, quand les examens sont terminés, on fait une soirée. L’année dernière on avait trouvé un rooftop par exemple et on a pu la faire. Cette année c’est vrai que ça chamboule un peu tout malheureusement. Le Covid-19 a eu un impact sur notre façon de faire car quand vous êtes une école, quand vous êtes très expérientielle et que vous devez faire beaucoup de choses à distance, ça devient un peu compliqué. 

Pour vous le distanciel n’a pas été une révolution car quand on est dans une école sur le digital et une école jeune qui naît au moment où le digital a une place importante, il est évident que c’est plus facile pour vous, non ?

Le gros problème qu’il y a eu indirectement, c’est comme si on devait devenir une école comme les autres. Si vous regardez bien, honnêtement, il n’y a rien de compliqué à digitaliser les écoles. Faire des cours à distance, c’est facile : vous mettez un bon logiciel avec des professeurs qui sont sur le digital et qui maîtrisent un peu les codes d’animation. Cette partie-là était très facile. Mais les étudiants sont des jeunes, ils sont comme des enfants alors qu’ils sont en cours, ils sont chez eux, tout le monde n’a pas les mêmes ressources, le même espace,… Le premier et gros enjeu du distanciel dans l’éducation est la discipline et nous on l’a su tout de suite. Quand vous faites un cours avec 30 étudiants et que vous avez plus de la moitié qui n’ont pas allumé la caméra, je vous garantis que ça change énormément de choses. Ça nous a demandé de revoir notre règlement intérieur, de revoir pas mal de choses. Nous sommes passés par différents médias, on a fait beaucoup de lives Instagram, beaucoup de lives sur différents sujets. On a créé des masterclass plus fréquemment : avant on en faisait une par mois et là on en a fait une par semaine. Après, nous avons élargi notre champ de masterclass. On est partis faire des masterclass avec des gens partout dans le monde. On a aussi fait le concept de masterclass expédition : cela signifie qu’ils ont fait des conférences, des correspondances avec des gens de San Francisco, New York, Tokyo,… On l’a fait avec tous nos partenaires un peu partout dans le monde et ils ont échangé avec eux sur des masterclass expéditions. Ça a été vraiment apprécié. Il y a une partie un peu plus expérimentale qui leur a plu mais ce n’était pas suffisant pour renouveler l’expérience.

On a commencé aussi à lancer une chaîne gaming participative où les étudiants font du stream sur Twitch et du coup ça leur a permis de créer un nouveau réseau social. On a encore fédéré autour du partage. On a voulu créer une expérience de proximité encore une fois différente, innover sur des choses que l’on ne faisait pas. On a sorti des newsletters en format vidéo avec un mini-plateau et une personne de l’équipe qui anime une fois tous les quinze jours comme on l’a fait sur YouTube. On a voulu créer différents dispositifs pour occuper les étudiants, pour leur montrer qu’on existe tous les jours et qu’on est toujours là. Quand le présentiel va revenir, je pense qu’on sera alors une école plus complète qu’avant.

Pour les futurs étudiants, comment allez-vous faire ? Est-ce que vous avez des salons sur lesquels vous vous positionnez tout de même en physique ?

Des salons, on en fait effectivement. On a essayé de le faire virtuellement mais ça ne marche pas du tout. Notre stratégie est de les faire entrer dans notre quotidien : avoir des réseaux sociaux plus animés pour qu’ils puissent voir l’école, les guider à travers nos travaux, nos chaînes, notre Twitch, notre actualité,… On veut rendre une actualité de plus en plus instantanée car c’est vrai que malheureusement les réseaux sociaux, il y a toujours un décalage, beaucoup d’informations, c’est rarement de la communication. C’est pour cela qu’on fait des choses collaboratives avec des chats où ils peuvent parler en direct, avec des admissions qui sont faites à distance. Mais j’ai espoir qu’à partir de janvier-février on puisse faire certaines portes ouvertes comme on avait pu le faire lors du premier déconfinement. On reste quand même un public privilégié par rapport à ces mesures. C’est vrai qu’on est aujourd’hui sur un management instantané et qu’on innove à la semaine. On est par exemple en train de préparer des séries de vidéos pour Noël, pour le Nouvel An, on est en train de chercher comment mettre un peu de magie auprès de nos étudiants. On va faire plus de choses qu’avant, il y aura plus de concours, on va faire des choses qu’on ne faisait pas du tout avant. On s’est réinventé et ce qui nous a permis de nous réinventer c’est que, pendant le premier confinement, on a sorti une version en ligne de Digital College. On a créé un campus numérique qui a les mêmes attraits que notre campus physique et du coup, on a dû mettre à disposition pas mal de ressources qu’on veut utiliser à moitié pour le présentiel.

Pour la partie événementiel digital, on est en train de voir comment organiser certaines choses, y compris faire un jeu vidéo pour faciliter l’insertion professionnelle. Il y a pas mal d’innovations auxquelles on réfléchit. On est de ces écoles où les profils sont moins exigeants sur le distanciel parce qu’ils ont choisi une école digitale et ils savent que la dimension numérique est très importante, c’est une des grandes forces. Nos étudiants sont déjà dès le début équipés, ils sont déjà sur les réseaux sociaux et c’est un peu leur mission de faire ce qu’on fait donc il y a une empathie consciente qui nous facilite la tâche. Mais par contre je pense que les prestataires qui font les salons en virtuel n’ont pas encore trouvé la bonne réponse à nous donner.

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