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Les menaces qui planent au dessus du nuage Macron

Emmanuel Macron marche avec le vent dans le dos. Entre le boulevard qui lui est offert au centre, l’échec annoncé de François Fillon et les sondages qui le donnent qualifié au second tour, tout roule ! Ou plutôt tout marche. Mais ça ne sera pas une promenade de santé. Ce n’est seulement que le début du marathon présidentiel…

Le début des « boules puantes »

Les « boules puantes » ont déjà fait des victimes. Et vu l’ampleur du Penelopegate, cela ressemble davantage à des bombes puantes. François Fillon n’a pas su éviter cette attaque digne de House of cards, et sa défense s’effrite presque aussi vite que son avance dans les sondages. Si Emmanuel Macron a pu passer entre les gouttes pour le moment, c’est parce que Pénelope et François ont tiré toute la couverture médiatique. Mais la potentielle utilisation d’argent public pour financer le début de la campagne d’En Marche pointe déjà son nez. Aura-t-il le pas assez vif pour écraser l’affaire avant qu’elle ne vienne titiller les narines de la Justice ?

Le retour d’Alain Juppé ?

Même s’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, l’abandon de François Fillon n’est désormais pas à exclure. Et le principal outsider pour reprendre le flambeau pourrait bien être Alain Juppé. Arrivé deuxième lors de la primaire de la Droite, il pourrait légitimement prétendre à un rôle de remplaçant. Avec un programme moins rigide que celui de l’ancien Premier Ministre, Alain Juppé pourrait devenir un sérieux concurrent pour Emmanuel Macron. Ceux qui ce sont rabattus sur Macron, trouvant le programme de Fillon trop rude, pourraient de nouveau retourner leur veste en faveur du maire de Bordeaux. Et En Marche pourrait marquer définitivement le pas.

A lire aussi : Penelope Gate, François Fillon peut-il continuer la course à l’Elysée ?

Un programme qui tarde à venir

La plupart de ses concurrents ont déjà un programme net et précis. Le revenu universel d’une part,  la réforme de la sécurité sociale d’une autre ou encore la sortie de l’euro du côté extrême de la droite. Tout est déjà bien détaillé et débattu dans l’espace public. Malgré un premier jet de mesures lors de son meeting à Lyon, Emmanuel Macron rassemble pour l’instant davantage autour de sa personne qu’autour de ses idées. À moins de 80 jours du scrutin, il pourra de moins en moins s’appuyer la dessus. Il devra développer ses idées, autrement bien plus clivantes que sa personne. Des voix risquent donc de s’échapper sur sa droite et sur sa gauche en fonction de ses futures propositions.

Des critiques de plus en plus frontales

Emmanuel Macron avance désormais à découvert, et ses adversaires n’hésitent plus à s’en prendre directement à lui. « C’est un clignotant tantôt à gauche, tantôt à droite » a ironisé Benoit Hamon. “Celui-là, il a pourri la vie de milliers de gens » a déclaré pour sa part Jean-Luc Mélanchon et son hologramme ce dimanche. Les attaques iront crescendo au fur et à mesure que l’élection approche. Même s’il ne se privera pas de rendre les coups, ses adversaires n’hésiteront pas non plus à appuyer là ou ça fait mal. Saura-t-il aller au bout de cette route droite, mais à la pente forte ?

A lire aussi : Emmanuel Macron : les phrases les plus marquantes de son meeting à Lyon

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