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On a rencontré Stephen Amell le héros de la série Arrow

Voilà 5 saisons que Stephen Amell incarne Oliver Queen, le héros de la série Arrow, imaginée au début sur 5 saisons. Il est donc temps de revenir aux sources.

Alors que le crossover géant avec les séries DC de la CW a été diffusé avec succès, le créateur est revenu sur ce qu’il imaginait pour la série au début, notamment une grande histoire s’écoulant sur 5 saisons (donc la saison actuellement diffusée). S’il est quasiment acquis que la série ne s’arrêtera pas en mai prochain, l’occasion était trop belle de le prendre au mot et de se replonger au début de la série en compagnie de son héros. Nous avons pu rencontrer Stephen Amell à la fin de la saison 1 lors du Festival de télévision de Monte-Carlo, où il nous parlait de la série.

arrow-saison-1

Arrow est basé sur un personnage DC Comics, que connaissiez-vous de lui quand vous avez commencé la série ?

Stephen AmellRien. Vraiment rien, en fait je n’avais jamais lu de BD “Green Arrow”, ni la série “Justice League of America (JLA)”, dans laquelle le personnage avait été développé depuis plusieurs années et je n’avais pas vu non plus Smallville. Quand vous passez une audition, c’est tellement tôt dans le développement que vous n’êtes pas vraiment concentré sur le projet lui-même. Tout ce qui m’importait au moment de la première audition était d’être moi-même, d’être enthousiaste, charismatique, et apparaître comme une personne que les producteurs, le directeur de casting et le réalisateur pouvaient regarder et se dire : “Cette personne a l’air d’être un type avec lequel on peut travailler !”. C’est une question importante parce qu’ils vont passer beaucoup de temps avec la personne qu’ils vont choisir. Ma vision du personnage à la lecture du pilote a très bien collé avec celle des producteurs et du réalisateur. Pour tourner le pilote je n’ai rien lu d’autre, j’ai principalement fait confiance au réalisateur qui avait un souci du détail pour chaque aspect de l’univers que nous allions mettre en place dans la série. Et c’est après le pilote que j’ai lu une tonne de matériaux source.

Arrow : une série de Super Héros, ou plus un drama autour des personnages ?

Pour moi c’est avant tout une histoire de personnages. Pour moi la méthode de DC Comics, l’histoire de Green Arrow, et toutes les choses que le public attend de ce type de séries, sont toutes secondaires par rapport aux relations entre les personnages du show. Nous avons tourné le pilote, et David Nutter (le réalisateur) organisait une projection. J’ai demandé à David : “Quelle est ta scène favorite du pilote?” et j’ai demandé la même chose à notre producteur executif, Andrew Kreisberg, et à Marc Guggenheim, qui a écrit des comics Green Arrow. Est-ce la première fois que je porte le costume ? Ou est-ce la première scène d’action ? Ou encore quand je mets en place la “Arrow” cave ? Et les trois on répondu que leur scène favorite, et la scène la plus importante du pilote et celle autour du dîner chez les Queen au début, parce que si vous n’entrez pas dans la dynamique des relations familiales, tout le reste ne fonctionne pas.

N’avez-vous pas l’impression de tourner deux séries à la fois, avec deux décors, deux coupes de cheveux, deux groupes de personnages en jouant les flashbacks ?

Oui ! Sauf que l’on tourne tout cela le même jour ! Il y a parfois des jours “île”, lorsque l’on tourne les extérieurs, dans la jungle. Mais il y aussi des moments où simultanément on aura les décors du commissariat, de l’appartement de Laurel, de la grotte de l’île et du fuselage d’avion de l’île. Il y a donc des jours ou je tourne des scènes avec Slade Wilson (Manu Bennett) le matin et l’après-midi une scène entre Laurel, Tommy et moi dans l’appartement de Laurel et je débarque sur le plateau avec ma perruque et mon costume “île” et tout le monde me regarde bizarrement. Alors on arrête la scène, je vais me changer et on reprend. Mais c’est vrai que cela donne l’impression de deux séries différentes. En termes de travail d’acteur, cela me permet de ne jamais tomber dans une routine, je dois être attentif au fait que les deux interprétations soient distinctes, spécialement avec l’Oliver de l’île qui a aussi un développement dans le temps.

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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