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On a vu pour vous… Hijack (saison 2), une prise d’otages qui change de terrain

Dans Hijack, Idris Elba se retrouve mêlé à des prises d’otages — en avion puis dans le métro. Une série aussi efficace et musclée que son héros.

C’est quoi, Hijack (saison 2) ? Après la prise d’otages qu’il a vécue lors d’un vol vers l’Angleterre, Sam Nelson (Idris Elba) se retrouve à Berlin pour rencontrer des responsables de la sécurité intérieure britannique. Mais le métro qu’il emprunte est victime d’un détournement, et les voyageurs sont pris en otage par une mystérieuse organisation. Tandis qu’à la surface, les autorités allemandes tentent de gérer la crise et que les Britanniques essaient de comprendre quel est le lien avec Sam, celui-ci est à nouveau au cœur du drame et du danger. Sa présence à bord de la rame et son implication dans ce deuxième détournement ne sont toutefois peut-être pas une coïncidence…

Une première saison en avion…

Créée par George Kay et le réalisateur Jim Field Smith, Hijack a été lancée en 2023 sur Apple TV. La première saison de sept épisodes se déroule presque intégralement en temps réel à bord d’un vol commercial reliant Dubaï à Londres. On y rencontre Sam Nelson, médiateur spécialisé dans les conflits d’entreprise, qui rentre en Angleterre avec l’espoir de renouer avec son ex-femme et de retrouver son fils. Mais peu après le décollage, l’avion est détourné par un groupe armé mystérieux, dont les motivations restent longtemps opaques.

Alors que Sam utilise ses compétences de négociateur pour éviter que la situation ne dégénère, les autorités britanniques tentent de comprendre ce qui se joue à bord et de déterminer s’il faut intervenir, quitte à envisager l’option extrême d’abattre l’appareil.

La tension repose sur deux axes : au sol, l’enquête pour établir l’identité et les objectifs des pirates de l’air ; dans l’avion, la menace qui pèse sur les passagers et la manière dont Sam cherche à reprendre la situation en main. Le récit alterne ainsi entre le huis clos oppressant de la cabine et les centres de commandement, où se joue une autre bataille, plus politique et stratégique. La saison se conclut sur une résolution qui révèle l’ampleur des enjeux et le prix humain de la crise, tout en installant Sam Nelson comme un personnage durablement marqué par cette expérience.

Hijack
Ne prenez pas l’avion avec Idris Elba

… une deuxième saison dans le métro

Lancée le 14 février, la deuxième saison reprend après les événements de la première, de sorte qu’elle ne peut être comprise pleinement sans en avoir vu les développements précédents. Cette fois, l’action quitte les airs pour se déplacer dans le métro de Berlin. Une rame est prise en otage lors d’une opération soigneusement planifiée, impliquant un dispositif explosif et une série de menaces destinées à maintenir les passagers sous contrôle.

Et Sam Nelson — pas de chance — se retrouve une nouvelle fois « au mauvais endroit au mauvais moment », coincé dans la rame au moment de l’attaque. Identifié comme un acteur clé de la précédente crise, il est rapidement intégré malgré lui dans les négociations.

Le récit suit la progression de la rame dans le réseau souterrain berlinois, ponctuée d’arrêts, de changements d’itinéraires et de tentatives d’intervention extérieures. Peu à peu, il devient clair que cette prise d’otages s’inscrit dans un jeu de pressions géopolitiques plus vaste, où la menace terroriste sert d’outil de négociation entre États et organisations.

Tension et rebondissements, dans le ciel et sous terre avec Hijack

Sur le plan narratif, cette nouvelle saison reprend presque à l’identique les principes de la première : un dispositif en temps réel, un espace confiné, une menace permanente, de multiples rebondissements, un sens consommé du cliffhanger, des révélations au compte-goutte et un protagoniste charismatique qui tente de gagner du temps et d’éviter la catastrophe, parfois par la parole, souvent par l’action.

Ce « recyclage » n’est toutefois pas un défaut en soi. Car si l’on pouvait se montrer sceptique quant à la propension de Sam à se retrouver systématiquement dans des situations de prises d’otages (au point qu’on vous déconseille de voyager avec lui), la série désamorce très intelligemment cette réserve — et en fait même un argument particulièrement inspiré.

Ne prenez pas (non plus) le métro avec Idris Elba !

La saison démarre très efficacement, en installant patiemment dans le premier épisode la situation de départ et les multiples personnages, avant de basculer dans l’urgence et la gravité. Le spectateur est dès lors plongé dans une mécanique de suspense bien huilée, qui repose sur la fragmentation de l’information, les retournements de situation et la multiplication des points de vue.

Aux côtés de Toby Jones et Archie Panjabi, Idris Elba reste l’atout principal de Hijack. Son interprétation sobre et contenue donne de la cohérence à un personnage qui pourrait autrement sombrer dans la caricature du héros providentiel. Le changement de décor apporte en outre un vrai renouvellement visuel et dramaturgique : là où l’avion imposait un isolement absolu, le métro introduit une dimension plus complexe avec la possibilité d’interventions extérieures, les interférences politiques, la pression médiatique et la multiplicité des acteurs.

Au final, même si certaines situations semblent parfois invraisemblables, tant dans les comportements des preneurs d’otages que dans les réactions des autorités, même si la série pousse parfois la logique dramatique au détriment de la crédibilité en multipliant coups de théâtre et décisions extrêmes pour maintenir la tension, l’ensemble est suffisamment prenant pour qu’on se laisse emporter.

Avec cette deuxième saison, Hijack nous offre un thriller efficace et tendu, entre scènes d’action et suspense oppressant. C’est une série solide et prenante, qui sacrifie parfois la crédibilité ou la psychologie de ses personnages sur l’autel de la mécanique du thriller ; mais avec le charisme d’Idris Elba et son changement de décor, elle parvient à renouveler suffisamment le concept pour éviter la simple redite, tout en conservant une continuité thématique et narrative claire. En bref : un thriller sous haute tension porté par l’urgence du danger dans un espace clos. Et dans cet exercice précis, cette saison, comme la première, remplit parfaitement son contrat.

Hijack 
Saison 2 – 8 épisodes de 48′ environ
Le 14 Janvier sur Apple TV.

About author

Traductrice et chroniqueuse, fille spirituelle de Tony Soprano et de Gemma Teller, Fanny Lombard Allegra a développé une addiction quasi-pathologique aux séries. Maîtrisant le maniement du glaive (grâce à Rome), capable de diagnostiquer un lupus (merci Dr House) et de combattre toutes les créatures surnaturelles (vive les frères Winchester), elle n'a toujours rien compris à la fin de Lost et souffre d'un syndrome de stress post-Breaking Bad
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