TF1 profite de l’été pour diffuser l’une des nouveautés de la saison, Cameron Black : l’illusionniste, annulée après seulement 13 épisodes. Que vaut le premier épisode ?

C’est quoi Cameron Black : l’illusionnisteCameron Black est le plus grand illusionniste au monde. Du moins, c’est ainsi que les gens le considéraient, avant que son plus grand secret ne soit exposé et que sa carrière soit détruite. Pire encore, Cameron a de bonnes raisons de croire que ce n’était pas un accident. Il met donc ses compétences sur la tromperie et l’illusion au service du FBI, pour lequel il devient consultant, afin d’aider les fédéraux à attraper les criminels les plus insaisissables.

Cameron Black : l’illusionniste est une des nouveautés de la saison américaine, annulée après seulement une demi saison. Baptisée Deception (qui reflète davantage ce qu’est la série), elle est une nouvelle variante du thème éculé en polar télé du correspondant qui aide les forces de police « à sa manière » à résoudre des crimes (façon Castle Mentalist, …)

L’introduction du premier présente ce qui servira de fil rouge : un magicien, maître de la grande illusion, de la tromperie (deception) voit son frère jumeau (qui l’aide à accomplir ses tours) accuser à sa place d’un meurtre commis par une mystérieuse magicienne aux yeux de différentes couleurs.
Le prétexte est trouvé pour forcer notre magicien à aider le FBI à résoudre des crimes où son talent est requis pour piéger les suspects. Et le pilote fonctionne très bien, est très efficace (tout comme les épisodes qui suivent). Cameron Black n’est pas la série du siècle mais elle est très divertissante.

Pourquoi Cameron Black n’a pas marché ?

Si la série est un efficace divertissement, il n’en demeure pas moins que ce que l’on y voit est simplement un concentré de tout ce qu’on a vu ailleurs dans de nombreuses séries et ce depuis très longtemps.

1/ Tant dans son look que dans sa caractérisation, Cameron Black est une copie de Patrick Jane dans Mentalist. Si on les rapproche c’est qu’ils sont tous deux au départ dans le domaine du spectacle et la frontière entre mentalisme et magie est fine. Les deux héros sont aussi très sûres d’eux, voire même très arrogants et c’est un drame personnel (le meurtre de sa famille pour Patrick Jane) qui les font (un peu) descendre.

2/ Une équipe qui aide le FBI à enquêter et à piéger des criminels, ça nous fait furieusement penser à Scorpion et son équipe de geeks.

3/ Le fameux ressort dramatique « will they / won’t they » entre Cameron et Key, l’agente du FBI (à savoir vont-ils ou pas coucher ensemble), on le voit venir de très loin dès le début. On confesse d’ailleurs qu’on n’en peut plus qu’il nous soit servit à toutes les sauces.

4/ Enfin et non des moindres : une troupe qui met en scène une grande tromperie en utilisant décors, masques et autres « illusions » c’était en 1000 fois mieux fait le concept de Mission Impossible dans les années 60. La troupe de Jim Phelps agissait de la même manière pour faire tomber un dictateur ou un trafiquant de drogue. Et jamais Cameron Black n’atteint la finesse de son illustre ancêtre.

Cameron Black fait le job sans rien révolutionner et en empruntant à pas mal de séries ce qui a déjà très bien fonctionné. On passe un agréable moment, sans perdre son temps, mais sans assister non plus à la série du siècle.