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Pourquoi la Grande-Bretagne ne sortira pas de l’UE

Lors de sa conférence à Sciences Po vendredi 23 janvier 2015, le secrétaire-en-chef de la Trésorerie britannique, Danny Alexander (Liberal Democrat) a souligné à quel point il est important et préférable pour le Royaume-Uni qu’il reste membre de l’Union européenne. Ses perspectives sont optimistes : la Grande-Bretagne ne sortira pas de l’Union européenne.

Les événements récents l’ont prouvé : les Etats-membres de l’Union européenne (UE) partagent des valeurs communes. Danny Alexander a d’abord rappelé la solidarité de la Grande-Bretagne envers la France, suite aux attentats de Paris qui ont eu lieu entre les 7 et 9 janvier. « Ces attaques sont une atteinte aux valeurs que nous partageons tous en Europe et dans le monde occidental », dont la liberté d’expression fait partie. Le secrétaire-en-chef de la Trésorerie soutient l’importance pour les pays Occidentaux d’être unis, tous ensemble.

 L’isolation britannique aurait des conséquences néfastes sur l’économie du Royaume-Uni.

D’après Danny Alexander, les partisans de la sortie de l’Union européenne « n’ont pas conscience qu’ils jouent avec le feu ». En effet, grâce à l’aide que lui fournit l’Union européenne, la Grande-Bretagne apparaît, selon lui, comme étant plus attractive aux yeux des investisseurs : l’Union européenne soutient la création d’emplois et la croissance du Royaume-Uni et des États-membres. De plus, la Grande-Bretagne a besoin de la zone euro dans laquelle elle peut faire rayonner son économie et avoir de l’influence. A propos de l’euro, c’est en ces termes que Danny Alexander l’a décrit: « prospérité », « création d’emplois », « opportunités pour les générations futures ».

 « Il est facile d’être eurosceptique quand on n’a pas à prendre de vraies décisions. »

M. Alexander a par ailleurs soulevé la question de la montée des partis populistes. Avant tout, ce phénomène traduit un mécontentement économique de la part de la population. De la sorte, il apparaît comme aisé de pointer du doigt un bouc émissaire, en se tournant vers de tels partis, mais cela ne résout guère les problèmes. Ainsi, l’Ecosse a eu des soubresauts indépendantistes envers le Royaume-Uni ; or, il s’est avéré que les Ecossais ont voté contre l’indépendance au référendum du 18 septembre 2014. Cela donne bon espoir à Danny Alexander : le Royaume-Uni devrait refuser de sortir de l’Union européenne. Il a par ailleurs souligné le fait que c’est de la politique menée et des hommes politiques que les eurosceptiques sont insatisfaits. Or, ceci est une tendance qui peut s’inverser, si on travaille « ensemble » à « mener des réformes économiques » : nous pouvons contribuer à « une évolution positive ». De quoi rassurer les Européens, Danny Alexander a bien insisté là-dessus : « The EU is a part of what we are ». Et c’est un homme politique britannique, originaire d’Ecosse, qui l’affirme.

Photo représentant Danny Alexander

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