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Primaire les Républicains : imbroglio à droite

Mardi 8 mars, à l’occasion de la journée des femmes, Nathalie Kosciusko-Morizet – ex-vice présidente les Républicains – a annoncé sa candidature pour la primaire du parti les Républicains dans le vingt heures de TF1. Une candidate de plus s’ajoute à la longue liste du parti. NKM devient ainsi la neuvième concurrente en lice en attendant d’autres personnes fortement pressenties à l’instar de Nicolas Sarkozy. 

 Habituée à une élection interne au parti pour désigner le candidat à l’élection présidentielle, le dimanche 20 novembre 2016, la droite connaîtra sa première primaire électorale. Désormais chez les Républicains, chaque semaine est marquée par l’entrée en lice d’un nouveau candidat. Les fortes têtes procèdent quasiment toutes de la même manière : être candidat c’est bien, occuper la scène médiatique c’est mieux. Ainsi sortir un livre et annoncer sa candidature semble être la stratégie choisie par les ténors. François Fillon en a été l’instigateur au printemps 2013, Alain Juppé, Bruno Lemaire, NKM ont choisi la même méthode.

Aujourd’hui on compte neuf candidats déclarés pour la primaire LR. Depuis le début de l’année, on a eu la candidature de Bruno Le Maire, Hassen Hammou, NKM  Frédéric Lebfevre et Jean-François Copé. Ce chiffre reste provisoire car les candidatures de Nicolas Sarkozy, Michelle Alliot-Marie et éventuellement Henri Guaino sont attendues.

 “La primaire les Républicains n’est pas un casting” Thierry Solère

Afin d’éviter l’abondance de candidats le 20 novembre, des exigences ont été mises en place par le président du comité d’organisation de la primaire Thierry Solère.

Les modalités de la primaire 

Pour avoir son nom sur un bulletin lors du premier tour, il est indispensable de recueillir un certains nombres de parrainages avant le 9 septembre. Par conséquent pour qu’une  candidature soit valide, chaque candidat devra posséder d’au moins 20 parrainages venant de parlementaires, de 250 élus répartis sur minimum 30 départements enfin du parrainage de 2500 adhérents répartis sur minimum 15 territoires.

“Cette liste devrait se réduire à cinq ou six candidats”  T. Solère

Les modalités mises en place par le président du comité d’organisation chargée de la primaire ne font pas l’unanimité auprès des candidats déclarés. Alors que certains leur reprochent leur manque d’impartialité – il affiche ouvertement son soutien à Bruno Le Maire – les conditions fixées par le comité chargé de la primaire excluent d’entrée les candidats à faible influence comme Nadine Morano ou Hassen Hammou.

A lire aussi : Les oubliés de la primaire

Une primaire marquée par la dissonance 

Une chose est sûre, les nombreuses candidatures à la primaire sont le symbole d’un parti divisé qui peine à trouver une ligne politique claire. Alors que NKM se présente comme la candidate “moderne prête à faire bouger les choses”, son adversaire Hervé Mariton ne manque pas de la tâcler sur son compte Twitter avant d’ajouter qu’il est “le seul candidat libéral de la primaire”.

Nous sommes à huit mois de l’échéance, mais les festivités ont déjà commencé. Cette semaine, NKM en a pris pour son grade, attaquée de parts et d’autres par ses concurrents. Dans le journal La Provence, François Fillon minimise les capacités de son ex-ministre  en déclarant “Etre jeune, être une femme, c’est intéressant, mais incarner un changement radical implique un programme, une méthode, une vision de la France”. La virulence de certains candidats promet une fin de campagne houleuse. À cet effet, Thierry Solère appel d’ores et déjà à “éviter les coups bas”.

“Nos deux partis doivent s’engager sur des priorités partagées sur un accord de gouvernance ainsi que sur une majorité au Parlement”.  JC Lagarde

Vendredi 11 mars, Jean-Christophe Lagarde est monté au créneau en menaçant les Républicains de cavaler seul jusqu’en 2017. Cela fait suite à l’absence de décision de Nicolas Sarkozy quant à la demande du président de l’UDI de renforcer la présence de ses députés aux prochaines élections législatives. Une demande “disproportionnée” pour les membres du parti LR. Face à la réticence des Républicains, Jean-Christophe Lagarde a déclaré : “Faute d’accord, il y aura un vote la semaine prochaine des militants de l’UDI et je les invite à refuser de participer à la primaire”.

Après avoir marché ensemble durant ces dernières échéances électorales : départementale et régionale, le divorce semble consommé entre Jean-Christophe Lagarde et son homologue Nicolas Sarkozy. Si les militants de l’UDI votent en faveur de leur président, cela sera un nouveau coup dur pour LR.

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