Après des négociations échouées entre les États-Unis et l’Iran au Pakistan ce week-end, l’armée américaine a annoncé un blocus naval du détroit d’Ormuz.
Après le calme déferle la tempête sur le détroit d’Ormuz depuis ce dimanche 12 avril. À la suite de négociations ratées entre J. D. Vance et Téhéran, les Américains ont annoncé un blocus naval dans le détroit d’Ormuz. Un blocus naval, c’est une opération militaire par laquelle une puissance maritime encercle les côtes, les ports ou les voies maritimes d’un pays ennemi afin d’empêcher tout trafic maritime d’entrer ou de sortir. Dans les faits, la mise en simple d’un blocus naval est simple. Des navires de guerre partrouillent les zones stratégiques et tout navire tiers peut-être dérouté ou coulé. Le but est souvent de mettre pression sur un pays et son économie.
La mise en place de ce blocus naval
Les Américains prévoient un blocus naval sans concession. La paix aura été de courte durée, la raison ? Pour le représentant américain c’est le refus de l’Iran d’accepter ses conditions américaines qui a fait capoter le deal. Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères lui, pointe du doigt des « divergences sur deux ou trois questions importantes » qui auraient mis à mal les négociations.
Le site d’information américain Axios affirme que l’Iran aurait demandé de garder le contrôle sur le détroit d’Ormuz et son stock d’uranium. ce que les Américains n’ont pu accepter. Pour rappel, la question du stock d’uranium iranien était une question importante lors de l’ouverture de ces négociations. Ce dernier est un outil de puissance majeur puisqu’il permet aux iraniens de développer une bombe nucléaire. Les États-Unis ont également prévu des opérations de déminage. Le déploiement de destroyers et de petites embarcations, plus rapides, a également été mis en place pour contrôler le trafic.
Les forces américaines bloquent l’entièreté de la région du Golfe Persique au Golfe d’Oman. Ce blocus naval s’appliquera à l’entièreté des navires souhaitant passer dans la région peu importe la nationalité. Cela permet au pays de l’oncle Sam d’asphyxier économiquement l’Iran en contrôlant ses routes d’importation et d’exportation. Aucune durée n’a été indiquée par les forces américaines. Cette mesure reste une résultante de l’échec des négociations entre l’Iran et les USA. Le sort du détroit d’Ormuz semble alors intimement lié à l’évolution des négociations. Les Américains ne semblent pas disposés à faire des concessions, pour l’Iran renoncer au stock d’uranium et au développement d’une bombe nucléaire semble être la seule possibilité de retrouver un espace économique stable.
Des conséquences mondiales
Les conséquences semblent déjà visibles. Ce blocus naval a fait remonter les prix du pétrole puisque le baril est repassé au-dessus des 100 dollars. 20% du pétrole mondial transite par cette région son blocage provoque une montée des prix pouvant dépasser 120 dollars le baril. Jamais le monde n’aura connu une plus grande menace pour l’approvisionnement énergétique mondial depuis les années 1970.
Un nouveau rebond de près de 9%: le blocus naval annoncé par Trump dans le détroit d'Ormuz fait à nouveau flamber les prix du pétrole qui repassent au-dessus des 100 dollarshttps://t.co/A9JYVYe1O1
— BFM (@BFMTV) April 13, 2026
Le gaz est également une ressource importante qui transite par le détroit d’Ormuz. 20% du gaz naturel liquéfié mondial (GNL) transite par le détroit d’Ormuz. Ce dernier est un gaz rudimentaire, servant au bon fonctionnement d’une habitation. Peu de routes représentent une alternative viable au détroit d’Ormuz. Il existe bien la pipeline « Abqaiq-Yanbu » qui traverse en particulier l’Arabie saoudite jusqu’à la mer Rouge mais cette dernierère est dure à protéger. La longueur de cette dernière et le coût de son entretien sont des limites à son utilisation.
Un blocus naval illégal ?
Après l’annonce de ce blocus naval, le commandement des forces armées iraniennes, Khatam Al-Anbiya a annoncé dans un communiqué lu à la télévision d’État que « Les restrictions imposées par la criminelle Amérique sur la navigation maritime et le transit dans les eaux internationales sont illégales et constituent un exemple de piraterie ». Dans de nombreux scénarios, ce dernier le serait puisque cette décision est unilatérale. Aucun accord international n’a été signé au préalable. De plus, un acte de blocage maritime est juridiquement considéré comme un acte de guerre or, aucun acte de guerre n’a été reconnu internationalement. Cet acte représente alors une violation du droit international supplémentaire orchestré sous le mandat du 47e président des États-Unis.
Toutefois, les pays occidentaux ont une carte à jouer dans ce conflit, Emmanuel Macron a annoncé ce lundi matin une conférence » entre Paris et Londres en vue d’une mission multinationale pacifique » visant à restaurer la liberté de navigation dans le détroit.