Samedi soir, la 5e soirée d’auditions de The Voice marqué le retour d’une très belle artiste : Sarah Manesse.
Lors de la dernière soirée d’auditions à l’aveugle de The Voice, il y avait comme un parfum de déjà-vu… mais dans le bon sens du terme. Celui des artistes que l’on n’a jamais vraiment oubliés. Parmi eux, deux visages familiers : Johanna, révélée par la Star Academy, et surtout Sarah Manesse, dont le retour a immédiatement réveillé la mémoire collective des amateurs de télé-crochets.
Révélée par X FACTOR
Sarah Manesse, c’est avant tout une empreinte laissée dans X Factor en 2011. À l’époque, dans une émission qui peinait encore à s’installer durablement en France, elle fait partie de ces rares candidats qui parviennent à imposer un univers. Sa reprise d’un titre de Les Rita Mitsouko frappe immédiatement : il y a là une singularité, un mélange de douceur espiègle et de puissance contenue. Une présence presque paradoxale, à la fois accessible — ce fameux côté “girl next door” — et profondément habitée.
Très vite, Sarah Manesse dépasse le cadre du télé-crochet. Elle s’impose sur scène, notamment dans la comédie musicale Sister Act, héritée de Broadway. Là, elle trouve un terrain d’expression à la hauteur de ses capacités vocales : une voix capable de glisser dans des graves feutrés avant d’exploser en aigus maîtrisés, signature typique des grandes interprètes de musical.
De Sister Act à The Voice
Mais comme souvent avec ces artistes complets, le parcours ne suit pas une ligne droite. Entre projets musicaux, EPs, scènes internationales et incursions dans la fiction — notamment pour des plateformes comme Disney+ —, elle construit une carrière riche, mais peut-être moins exposée qu’elle ne le mériterait. Une trajectoire faite de propositions, d’expérimentations, et d’une quête constante de légitimité.

C’est là que son retour dans The Voice prend tout son sens. Plus qu’un simple comeback, c’est presque une réintroduction. Une manière de rappeler au grand public qu’elle est toujours là, qu’elle n’a rien perdu — au contraire — de ce qui faisait sa force initiale. Sa voix a gagné en maturité, son identité artistique en précision.
Gagner l’émission ? Finalement, la question est presque secondaire. Ce qui se joue ici est ailleurs : dans la capacité de The Voice à agir comme un catalyseur, à remettre un nom sur une sensation, un visage sur une voix que l’on reconnaît sans toujours savoir d’où. Et sur ce point, Sarah Manesse a déjà franchi une étape essentielle : celle de l’ancrage dans l’esprit d’une partie du public.
Entre 2011 et aujourd’hui, elle n’est plus seulement “une candidate de télé-crochet”. Elle est devenue une artiste identifiée, reconnaissable, presque familière. Il ne lui reste plus qu’à gravir cette fameuse marche d’après — celle qui transforme une reconnaissance diffuse en évidence incontournable.
Et à l’écouter, à la regarder, une chose semble déjà acquise : cette marche, elle est à portée de voix.