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“Zones Vagues”, la nouvelle exposition de Nicolas Rubinstein

Cerveau en suspension, squelette de vélo, planisphère osseux… Crazy, non ? Nicolas Rubinstein est un artiste contemporain compréhensible. Ici, pas de délire artistico-junky de voiture-cube ou de tas de vêtements collés à la glu ; juste un délire intellectuelo-plastique de paléontologie et de construction mécanique.

À travers cette exposition, l’artiste – parisien contrarié préférant Marseille  – a voulu rendre un hommage spécial à Albert 1er de Monaco, le suzerain scientifique et à Richard Buckminster Fuller, inventeur. Au-delà de cette explication d’amateur d’art foireuse, même sans savoir cela, déambuler de salle en salle permet d’apprécier un art qui n’a rien d’ennuyeux.

«Un des aspects fondamentaux de mon travail est l’envie de révéler la structure cachée» Nicolas Rubinstein

Se retrouver perdu. Voilà une salle sans le travail de Nicolas Rubinstein. « Zones Vagues » n’est pas une exposition dédiée à la non-beauté d’une blonde des années trente… Suzy Solidor ? C’est qui celle-là ? Klein passionné de Cagnes ? Mais quelle idée ! Une autre salle, et toujours pas de cerveau ? Ah si, au milieu d’un salon qui relate toute l’histoire de la famille Grimaldi. C’est dommage ces pièces entre parenthèses qui, non sans être intéressantes, cassent la dynamique de la visite pour cette ode aux importants Cagnois. Des salles qui prennent en traître et pas de flèches directionnelles ? C’est à se perdre ! En plus, les panonceaux explicatifs n’expliquent rien ! Le titre, ma foi d’accord ; L’année de création, encore là pourquoi pas ; matière utilisée ? On imagine bien que pour dessiner et colorier, l’artiste a pris du papier et des crayons ! … En revanche, connaître l’explication cachée du cerveau suspendu aurait pu être utile (ou juste intéressant).

Des images identifiables, décalées et accessibles

« Commencez par la Tour ! » dit la petite brune de la billetterie. C’est où ça, la Tour ? À droite ici ? OK, merci. Quatre étages et un certain nombre de toutes petite marches abruptes. Arrivée (enfin) tout en haut du château, pas de cerveau, ni de squelettes, ni de Mickey. Seulement un panorama magnifique, vue sur la mer et vue sur les montagnes… et sur la ville sale, moche, avec un millier d’immeubles, d’où pendent des petites culottes taille XXL, se succèdent… Mais la mer couleur azur, même pour un habitué, vu de si haut, ça éponge la terrible vue du centre-ville de Cagnes-sur-Mer.

« C’est la question de l’humanisme qui m’habite, bien plus que celle du politique. » Nicolas Rubinstein

Première salle : pétillante ! Une douzaine d’œuvres, toutes différentes. Croquis, maquettes, sculptures, collages… Dessin de cerveau bleu, dessin de cerveau rose. Collier d’os qui se regarde dans le miroir. Le cerveau à oreilles de Mickey Mouse… Quelle dinguerie !  Et cette salle spécialement aménagée ? Un bon gros paquet de dizaines de milliers de sacs en plastique bleu gisent au sol. Un chemin en bois, un piano sur un radeau en dérive, un mécanisme inventif qui simule le bruit des vagues qui s’écrasent sur le sable (ou les cailloux)… Ah que c’est calme ! Fermez les yeux, et vous voilà à la plage.

Bien sûr c’est un univers particulier, où l’intelligence scientifique se mêle parfaitement à l’art contemporain déjanté. De l’imagination et de la recherche pour ne pas tomber dans le cliché du n’importe quoi artistique d’aujourd’hui. Un bol d’air frais pour les déçus de l’art moderne.

Julie Biencourt

Tarif : GRATUIT pour les moins de 26 ans / 4€ pour les adultes)

Tarif : GRATUIT pour les moins de 26 ans / 4€ pour les adultes

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