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Lupin the IIIrd The Movie : The Immortal Bloodline, l’oeuvre d’un passionné, faite pour passionner

Le 25 mars 2026 sortira en France le troisième et dernier film du dernier arc de Lupin the IIIrd, entamé en 2012 avec la série Lupin IIIrd Mine Fujiko to lu Onna. L’occasion pour nous de nous pencher sur l’oeuvre, et comment son réalisateur, Takeshi Koike, l’a voulue.

Un style assumé

Avant de travailler sur Lupin the IIIrd, Takeshi Koike a été amené à travailler avec Katsuhito Ishii sur la partie animation du film live action Party 7, sortie en 2000, expérience qui l’a profondément marqué et qui a été déterminante dans la définition de son style. Il était assez rare à l’époque de mélanger live action et animation, et cette dernière rappelera à beaucoup le style utilisé dans les séries Lupin the IIIrd.

Lorsqu’il décide de se lancer sur Lupin the IIIrd, Takeshi Koike décide d’assumer un style d’animation plus cru, plus violent et plus adulte. Ce choix réside dans le fait qu’il ait choisit de revenir au ton et au style du manga originel de 1967 de Kazuhiko Katō (ou, sous son pseudonyme : Monkey Punch). En effet, le ton du manga est à l’époque beaucoup plus sombre que dans les adaptations en série qui seront faites durant les années 1970 à 1990. On y retrouve un Lupin III beaucoup plus violent, n’hésitant pas à tuer, mais aussi cruel, manipulateur, immoral, bien loin du gentleman cambrioleur des animés des années 70 et 80 : « Pour Lupin the IIIrd, je me suis beaucoup inspiré de l’œuvre originale de Monkey Punch à la frontière entre ce style Gekiga et le comics américain. J’ai adapté ce style dans l’animation » (Takeshi Koike)

On y trouve de plus de nombreuses scènes avec une violence décomplexée, de la nudité, voir les deux à la fois, notamment avec le personnage de Fujiko Mine. Cette dernière est très sexualisée que ce soit dans son comportement ou dans son physique. Pour illustrer le tout, Monkey Punch utilise un trait assez marqué, assez vif, ce qui accentue la brutalité des scènes et créé un contraste entre le ton humoristique, et des scènes très dures. C’est donc de ce style là, que Takeshi Koike souhaite se rapprocher, et ça se ressent à la fois dans le trait, très dynamique, et dans l’action,. Par exemple, il n’hésite pas à montrer quelqu’un se prendre une balle en pleine tête et montrer le sang fuser. Contrairement aux séries, la violence n’est plus édulcorée, et sans toutefois complètement jurer par elle, elle devient un élément important qui donne le ton de l’œuvre.

Une dream team

« Si je devais choisir mes épisodes préférés ce serais les 2 et 9 de la première série où on retrouve Lupin et son équipe contre des tueurs. C’est une composition scénaristique que j’adore et c’est quelque chose que j’ai tenté d’intégrer dans la série de films que j’ai crée » (Takeshi Koike)

Dans ce final, et au terme d’une série et de trois films, l’auteur s’attache à montrer Lupin comme un personnage solitaire, mais aussi dans une dynamique de groupe avec Daisuke Jigen, Fujiko Mine, Goemon Ishikawa ou encore de manière plus distante l’inspecteur Zenigata. Il entretient avec ces derniers une relation ambivalente dans le sens où il travaille en équipe avec eux, mais il ne sait pas si demain ils seront ennemis ou non. C’est un élément essentiel pour caractériser la dynamique du groupe, que Koike a voulu retranscrire. Il a donné une attention particulière aux relations, aux distances entre les personnages de l’équipe de Lupin, tantôt les montrant faisant équipe et se sauvant la vie mutuellement, tantôt capables de sauter de l’avion en laissant les autres derrière sans parachute. Koike entretient donc cette tension entre personnages, coéquipiers aujourd’hui, mais potentiels ennemis demain.

Maintenant que son aventure avec Lupin III rd est terminée, Takeshi Koike prévoit de continuer à faire des animés pour inspirer les jeunes générations, mais ne sait néanmoins pas encore sur quoi se fera son prochain sujet. « Quand j’étais petit, je regardais beaucoup d’animés qui m’ont influencé et pousser a faire ce travail. Tout ce que j’aimerais, c’est continuer de réaliser d’autres animés qui puisse donner aux jeunes générations envie de se lancer dans cette industrie. Dans ce sens, peu importe ce que ça peut être, du moment que j’arrive à ce résultat, je serai le plus heureux des hommes. » Takeshi Koike

Notre avis

La trilogie Lupin the IIIrd revisitée par Takeshi Koike se distingue par un style graphique brutal, nerveux et adulte qui tranchait déjà dans les précédents opus consacrés à Jigen, Goemon et Fujiko. The Immortal Bloodline marque le retour d’une animation 2D traditionnelle, la première en 30 ans depuis Dead or Alive (1996). Lupin et son équipe partent à la recherche d’un trésor sur une île mystérieuse dans le Triangle des Bermudes, mais doivent faire face à un environnement hostile, empoisonné et gardé par des assassins liés à une puissance immortelle appelée Muom. L’ambiance est sombre, presque apocalyptique : vestiges nucléaires, humains mutés errants, poison mortel en 24 h, dans une atmosphère oppressante et visuelle profondément stylisée. Fidèle à son univers, Koike cultive une esthétique au service d’une narration centrée sur les émotions, les conflits intérieurs. La tension dramatique et une dimension quasi mythologique, concluant une intrigue de longue haleine entamée en 2012 sur fond de conspiration autour du sinistre Mamo.

Quoi qu’il en soit, rendez-vous le 25 marsr 2026 pour retrouver le dernier film de Takeshi Koike : Lupin the IIIrd The Movie : The Immortal Bloodline.

À lire aussi: 10 dessins animés cultes des années 2000 à redécouvrir cet été

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