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Spéciale « Highlander la série » | Seriefonia

A l’occasion de la diffusion sur TF1+ de l’intégrale de la série, voici aujourd’hui une spéciale Highlander avec beaucoup d’interviews autour de la série.

C’est la huitième saison déjà. Et c’est toujours… SérieFonia.

SERIFONIA, SEASON 8 OPENING THEME by Jérôme Marie

[Steam Hole, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Tristan : Son nom ? Duncan MacCleod… On l’appelle Highlander. Il est né en 1592, dans les hautes terres d’Ecosse et il est toujours de ce monde. Il est immortel. Depuis 400 ans sa vie est un combat. Une romance. Une quête. Sans relâche, il affronte d’autres immortels dans un duel à mort où le vainqueur décapite l’adversaire et s’approprie toute sa puissance…A la fin, un seul d’entre eux survivra. Ce sera peut-être Duncan MacLeod. Highlander.

[Princes of the Universe (TV Version), from A Kind of Magic by Queen]

Moi qui n’avais pas spécialement prévu de vous ressortir du Highlander avant l’arrivée du remake actuellement en cours de tournage avec Henry Cavill… Voilà que TF1+ se décide à mettre la série en ligne, saison après saison, comme pour mieux nous préparer à l’évènement. D’ailleurs, c’est marrant que l’initiative vienne de TF1… Elle qui n’avait diffusé que la première saison en son temps ; avant que M6 ne récupère le bébé et enchaine pour cinq années supplémentaires. Les fidèles de l’émission le savent : Highlander et moi, c’est une grande histoire… Une passion… Immortelle, pourrait-on dire. Du coup, forcément, je vous en ai déjà parlé plusieurs fois… Notamment à travers la pastille dédiée à Michael Kamen (en 2019), puis via une émission spéciale playlist XXL (la même saison) ; dont le principe reposait simplement sur la diffusion de morceaux dans leur intégralité. Ouais… Un, ça fait longtemps. Et deux, SérieFonia a bien changée depuis. De fait, ce qui va suivre n’a rien, mais absolument rien, d’un doublon…

[Big River, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Car cette fois-ci, nous allons nous concentrer presque exclusivement sur la destinée tourmentée de Duncan McLeod, incarné à l’écran par Adrian Paul. Après tout… C’est sa série. Et, à travers lui, nous allons avoir l’occasion d’évoquer plusieurs compositeurs dont on ne parle que trop peu ; voire jamais. Mais bon, juste histoire de se rafraîchir un peu la mémoire… On va quand même se faire un p’tit flashback… Alors, ça vient d’où ce Highlander ? Et c’est quoi le concept au juste ?

[EXTRAIT : Monologue d’introduction par Sean Connery, from Highlander]

[Rachel’s Surprise, from Highlander by Michael Kamen]

Nés de l’imagination d’un jeune étudiant en cinéma au début des années 80, Gregory Widen, les immortels vivent donc parmi nous sans beaucoup plus d’explication… Enfin, ça varie un peu selon les versions… Si ce n’est qu’ils sont condamnés à se livrer une lutte sans merci à travers les âges… Sans jamais mourir à moins qu’on leur coupe la tête… Et ce, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul d’entre eux. Ce dernier héritera alors de la puissance et des connaissances de tous les immortels l’ayant précédé… De quoi faire naître un nouveau messie sur Terre. Mieux vaudrait, donc, que le gagnant se range plutôt du côté des gentils… Ce qui, bien sûr, est le cas de notre… enfin de nos… Highlander préférés…

[Under the Garden / The Prize, from Highlander by Michael Kamen]

Rappelons succinctement que la franchise Highlander, c’est d’abord deux films de Russell Mulcahy, en 1986 et 1991 ; avec Christophe Lambert et Sean Connery en Connor MacLeod et son mentor Ramirez…  Le premier, on l’a dit, était mis en musique par Michael Kamen… Quant au second, c’est Stewart Coppeland… Oui, le batteur de The Police… Qui s’en ai chargé… Après que Kamen ait été contraint de montrer un peu les crocs…

[EXTRAIT Interview Michael Kamen]

Ah oui, c’est vrai, je ne vous ai pas prévenu… ça va être une émission un peu à part. Car je vais en profiter pour régulièrement ressortir du placard quelques archives d’interviews perso. Rassurez-vous, elles ne seront pas toutes en anglais. Mais j’ai trop de respect pour Michael Kamen et je m’en voudrais de recouvrir sa voix avec mes propres traductions françaises. En gros, comprenez simplement que les producteurs du premier film pensaient pouvoir utiliser gratuitement sa partition sur le numéro deux et sur la série. Le compositeur a donc du leur rappeler que les choses ne se passaient pas comme ça ! Alors, autant sa relation avec Russell Mulcahy, le réalisateur, fut très satisfaisante… autant il ne garde pas un souvenir très chaleureux des autres aspects de la production. Naturellement, il a adoré son expérience avec Queen… Mais jamais ô grand jamais il ne serait revenu pour les suites. J’ai envie de dire… Tant pis pour nous. Alors… où en étions-nous ? Ah oui, Highlander 2… Le retour… Par Stewart Copeland…

[Rebel Troops, from Highlander II, The Quickening by Stewart Copeland]

Malgré ses somptueux décors, le film était tellement aux fraises qu’il a connu plusieurs montages ; dont une Version Renegade avec de nouvelles révélations sur les origines de l’immortalité des personnages… et une Edition Spéciale encore quelques années plus tard, garnie de nouveaux effets visuels et spéciaux… En 1994, soit deux ans après le lancement de la série TV, arrive Highlander III… mis en scène par Andy Morahan. Exit les histoires de lointaine planète Zeist et de bannissement dans le temps… Comprenne qui pourra… ce troisième volet se veut un retour aux sources. Plus simple. Plus direct. Mais avec un peu de magie en background quand même… Mario Van Peebles en grand méchant… et le compositeur J. Peter Robinson à la baguette… 

[Revolution, from Highlander III by J. Peter Robinson]

La série… Mais on va détailler tout ça après… courra de 1992 à 1998. Et six saisons à cette époque-là… Autant dire que c’est le fruit du succès. Relativement confidentiel, mais suffisant. Parallèlement, un projet spécifiquement dédié à la jeunesse est lancé… Highlander, la série animée (mettant en vedette un nouveau héros ; Quentin MacLeod) est produite à hauteur de 40 épisodes bien gentillets… ici, aucune tête coupée… Mais pas totalement dénués d’intérêt. Coté musique, on la doit à Ramon Pipin et Hervé Lavandier… 

[End Credits, from Highlander, The Animated Series by Ramon Pipin & Hervé Lavandier]

Après quoi, un second show TV verra le jour le temps d’une seule et unique saison entre 98 et 99. Highlander, The Raven… L’immortelle, en français… Avec Elisabeth Gracen dans le rôle-titre… et l’aussi excellent que sympathique Simon Cloquet-Lafollye à la musique… A l’époque, nous avions d’ailleurs le projet d’éditer un double CD de la bande originale chez CinéFonia Records… Mais les droits, répartis entre les USA, le Canada et la France étaient beaucoup trop compliqués à négocier. Un éternel regret…

[Amanda’s Sorrow, from Highlander, The Raven by Simon Cloquet-Lafollye]

Un an plus tard, un nouveau film s’empare du grand écran. Et fait directement le lien avec la série. Après son passage éclair dans le pilote, Christophe Lambert partage de nouveau l’affiche avec Adrian Paul. Highlander Endgame… Puisque c’est ainsi qu’on l’appelle… se voulant effectivement une suite directe aux évènements de la série. Presque un double-épisode de saison 7 en fait… Avec un peu plus de moyens. La réalisation est cette fois confiée à Douglas Aarniokoski et la musique… d’abord à Nick Glennie-Smith… Puis à Stephen Graziano…

[Opening Titles, from Highlander Endgame by Stephen Graziano]

Le film est ce qu’il est… Même si, à titre personnel, je l’aime beaucoup… Et j’aurai quelques petites anecdotes musicales à vous raconter en temps et en heure… Et en parlant d’anecdotes musicales… Si on demandait un peu à Connor MacLeod en personne quels sont ses goûts en matière de musique de film… Enfin… Ceux de Christophe Lambert plutôt…

[EXTRAIT Interview Christophe Lambert]

Je l’avais rencontré, pour la première fois, à l’occasion de la sortie d’Highlander Endgame, justement. C’était pour CinéFonia à l’époque… et, dans la mesure où c’était pour la presse écrite, je n’avais pas besoin du top du top en termes de micro ! Je sais… ça s’entend. Mais avouez que c’est sympa quand même, non ? Bon… Endgame, comme son nom l’indique, était censé marquer la fin de l’histoire. C’est pourquoi quelques années vont passer sans rien de bien nouveau à se mettre sous la dent. Roger Bellon, le compositeur de la série, aura bien des envies d’opéra celtique… Mais cela restera à l’état de simple CD concept… Remarquez, c’était pas si mal…

[There Can Be Only One, from Highlander, A Celtic Opera by Roger Bellon & Harlan Collins]

Et puis, soudain, en cette même année de l’an de grâce 2007… Pas moins de deux long-métrages sortent presque de nulle part. L’un est un ambitieux film d’animation placé sous la direction de Yoshiaki Kawajiri d’après un scénario original du brillantissime David Abramowitz ; par ailleurs producteur exécutif et scénariste en chef de la série… ça s’intitule Highlander, The Search for Vengeance et narre les aventures de Colin MacLeod (eh oui, encore un)… avec des flashbacks remontant jusqu’à la Rome antique… et une musique à tendance rock de Jussi Tegelman & Nathan Wang…

[Opening Theme, from Highlander, The Search for Vengeance by Jussi Tegelman & Nathan Wang]

L’autre film de 2007, c’est la conclusion de tout. Le cinquième et dernier volet officiel de la franchise jusqu’à son reboot prochain. Il s’agit d’Highlander, The Source… Et je ne vous en dis pas plus pour le moment… Après tout, c’est là l’ultime chapitre de l’histoire de Duncan… Remarquez, il y a bien eu quelques comics et romans dérivés. De même qu’une vraie/fausse saison 8 au format livre audio ; lu par Adrian Paul en personne. Et qui dit audio… Dit musique…

[End Theme, from Highlander (Season 8, Big Finish Productions) by Jamie Robertson]

Ce thème est de Jamie Robertson… Et pour ce qui est de la narration en elle-même… Eh bah, c’est carrément sympa. Ecoutez, ça ressemble à ça…

[EXTRAIT Highlander, The Lesson (Big Finish Productions)]

Voilà. Si on ferme les yeux et qu’on se concentre un peu… On y est. Bon… Je crois qu’on à peu près fait le tour… Je vous fais grâce des figurines et autres jeux vidéo avortés… Je passe aussi sur les autres tentatives ratées visant à relancer la série… Comme Highlander, Reunion… Fort heureusement resté au stade du pilote… Ou encore The Methos Chronicles… qui a tout de même connu quelques webisodes animés ; avec Peter Wingfield prêtant sa voix au personnage qui l’a rendu célèbre. Alors, pourquoi tous ces coups d’épée dans l’eau ? Le comédien, accompagné d’Elizabeth Gracen (Amanda dans la série puis dans The Raven), répond justement à la question… Allez, vous êtes tous hyper balaises en anglais, hein… Bon, OK, cette fois, je vais vous aider un peu…

[EXTRAIT Interview Peter Wingfield et Elizabeth Gracen]

TRADUCTION :

  • Au final, Highlander doit se focaliser sur LE Highlander… Qu’il soit interprété par Adrian ou par Christophe, c’est toujours le Highlander. Et, dans Reunion, le Highlander n’était pas là.
  • Oui, mais on peut aussi de se focaliser sur L’Immortelle…
  • Oui, mais on reste toujours dans la même problématique. C’était l’une des grandes questions autour de The Raven / L’Immortelle… Quelle est cette série, au juste ? Si le Highlander n’est pas là, alors qu’est-ce que c’est ? Et ils ont voulu commencer par… Mais c’est plutôt à toi de répondre…
  • Ils voulaient un genre de série policière et au regard de la tranche d’âge de nos fans d’origines… des « ménagères »…
  • Il n’y a aucun mal à ça…
  • Non, non, bien sûr qu’elles sont géniales mais du point de vue de l’industrie, les producteurs veulent cibler les jeunes… Mais ce qui est important pour les vrais fans c’est ce romantisme lié aux flashbacks et à leur héros… Et, au final, c’est exactement ce qu’ils ont fait avec L’immortelle vers la fin de la série. Selon moi, ce n’était pas très intéressant mais c’est peut-être ma propre vision du romantisme qui me fait penser ça ?

[Squaw Man, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Le 3 octobre 1992… En syndication aux Etats-Unis… Puis le 25 août 1993 sur TF1 en France… Après seulement deux films ayant finalement connu le succès grâce au public européen, Christophe Connor Lambert passe le flambeau… Ou plutôt le katana… à Adrian Duncan Paul dans le premier épisode d’Highlander, la série. Le projet n’est rendu possible que grâce à la collaboration entre Rysher Distribution aux Etats-Unis, Gaumont Television en France, Reteitalia en Italie, RTL Plus en Allemagne et Amuse Video au Japon ! Le tout chapoté par le duo de producteurs Peter Davis & Bill Panzer… Non, ça ne signifie pas « manger à tous les râteliers » mais, au contraire, chercher le maximum de financements possible pour proposer un produit de qualité ; doté d’un concept… de qualité… que nous expose le scénariste en chef, David Abramowitz…

[EXTRAIT Interview David Abramowitz]

TRADUCTION :

  • La série a changé et évolué. Et c’était une question de survie car il aurait été impossible de faire tant d’épisodes basés sur la simple venue d’un adversaire voulant couper la tête de MacLeod. Nous nous sommes donc tournés vers l’expérience universelle de ce que représentait le fait d’être immortel. Et pas seulement pour les personnes les plus héroïques, mais aussi ceux qui ont des problèmes émotionnels. Etre né à la fois maniaco-dépressif et immortel… Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Si vous êtes né méchant et que vous ayez changé pour devenir bon… Qu’est-ce que ça signifie ? Que ressent-on si l’on est mauvais ? A-t-on les droits de tuer une personne aujourd’hui pour pouvoir en sauver cinquante demain ? Nous posons simplement ces questions afin de pouvoir construire des histoires autour de ces notions. De cette façon, on peut donner aux personnages de quoi argumenter. Ainsi, ce n’était pas systématiquement : où va le méchant ? Où est son épée ? C’était : ai-je le droit de faire ça ? Qui suis-je pour juger ?

[Sorceress Adagio, From Highlander, The Series by Roger Bellon]

C’est exactement pour ça que j’ai passionnément suivi cette série au fil des années… Peu importe son manque cruel de moyens, parfois. Peu importe que certaines intrigues soient trop rapidement (pour ne pas dire trop facilement) résolues. Il s’agit là des standards de l’époque après tout… Highlander, films et séries, m’ont fait vibrer par l’exacerbation de leurs émotions. Oui, je dit bien émotions. En plus des nombreux combats, évidemment. Le fait est que la saga en son entier se pose avant tout comme « romantique »… Et plus encore grâce aux montages européens qui sont tous un tantinet plus longs et laissent plus de place aux réflexions et émotions des personnages tandis que, sur le territoire US, l’action se veut bien plus recentrée. La série, particulièrement, peut se permettre d’interroger la notion-même d’immortalité sur la longueur et, dès lors, se poser en programme à la fois divertissant et intelligent. C’est d’ailleurs grâce à cela que chaque saison affichera une tonalité, une direction, différentes… Et rares seront les fins heureuses…  

[EXTRAIT : Final saison 5, Jim Byrnes]

Le premier film, à lui seul, était déjà empli de mélancolie… Le bannissement de Connor par son clan… La perte de Heather… Et de tant d’autres amours au fil des siècles… La solitude… La culpabilité d’être encore là… en éternel survivant. Devoir se cacher alors que l’on possède en soi cette certitude de mieux comprendre le monde que la majorité des mortels qui occupent la planète… Le héros vit, littéralement, avec le poids de l’univers sur ses épaules. Et Christophe Lambert, par la force de son regard intemporel, incarnait tout cela à la perfection. D’ailleurs, c’est à lui que les producteurs souhaitaient confier la série à l’origine. Elle aurait ainsi constitué la suite réelle et officielle des deux premiers films. Enfin… Uniquement du premier, en réalité. Mais le comédien en a décidé autrement. Habitué au grand écran, il ne voulait risquer d’enliser sa carrière dans un seul et même carcan. Rappelons qu’alors, s’engager sur une série télé, ça voulait dire accepter de tourner 22 épisodes par an ! En gros, c’était du non-stop… et sur plusieurs années. Un sacré défi que le compositeur Roger Bellon, lui, a eu bien raison de relever…

[Slow on a Road, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Le compositeur de la série a évolué à Boston et est diplômé de la Berkeley College of Music. Il a notamment étudié sous la direction du compositeur, critique et journaliste du Figaro Pierre Petit ; par ailleurs directeur de l’école normale de musique. A ses côtés, Roger Bellon fait ses premières armes sur de la musique de chambre et/ou classique. Après quoi, il commence à avoir quelques commandes d’état puis à faire des arrangements en studio… Il accompagne, par exemple, Serge Regiani au piano pendant quelques temps. Presque par hasard, par le biais d’un scénariste, les portes du cinéma et de la télévision s’ouvrent à lui… Alors qu’il n’avait jamais véritablement pensé œuvrer pour ces mediums auparavant. Sa carrière débute alors à travers une belle succession de téléfilms et documentaires… Ce qui lui plait énormément. Bien décidé à continuer dans cette voie, il décide de partir s’installer et de tenter sa chance à Los Angeles ; bien qu’il n’y connaisse absolument personne. Toutefois, disposant de la double-nationalité franco-américaine par sa mère, la paperasse n’a guère était compliquée… Malgré la peur d’être « noyé » dans ce large panorama américain, où tant d’autres se sont déjà brulé les ailes, Roger Bellon ne tarde cependant pas à rencontrer un certain… Mark Snow. Mais attention, rappelons que c’était bien avant que ce dernier embrase le monde avec… ça.

[X-Files Theme, from The-Files by Mark Snow]

Car les X-Files… C’était après Highlander ! Un an après pour être exact. Non, lorsqu’ils se rencontrent, Mark Snow travaille en fait sur… ça.

[Intro, from Heart to Heart by Mark Snow]

Là, c’était la VO… Du coup, ça devrait plus vous parler si je vous mets un peu de… ça.

[Générique, from L’Amour du Risque by Haim Saban & Shuki Levy / Lionel Leroy]

Ouch, ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais réentendu ça… Une bonne vieille chanson réservée à la diffusion française… Par les prolifiques Haim Saban et Shuki Levy, et portée par la voix de Lionel Leroy. Toute une époque ! Bref, voilà… Pour ses premiers pas dans l’industrie US, Roger Bellon joue donc les compositeurs invités sur L’Amour du Risque ; dont le gros des épisodes est toutefois confié à Don Davis… Futur père musical des Matrix. Bon en vérité, cette première expérience consistait, pour Roger Bellon, à écrire… Une seule petite minute de musique pour un violon ! Ce qui n’empêche pas le compositeur de souligner l’importance et le soutien moral qu’il a reçu de la part de Mark Snow ainsi que de son épouse. Comme quoi, les séries télé restent la meilleure école pour accéder un jour aux franchises les plus emblématiques. C’est à la fois grâce à se patience et à sa persévérance que Roger Bellon finira par se voir confier l’écriture d’un épisode entier… Mais ça ne sera pas pour L’Amour du Risque. Non, ce sera pour… ça.

[Main Title, from Falcon Crest by Bill Conti]

Si le générique de la série Falcon Crest, diffusée sur CBS entre décembre 1981 et mai 1990, était le fruit du travail de… Bill Conti… La majorité des épisodes en était composée par Mark Snow. Et ce dernier invitait souvent Roger Bellon à se joindre à lui, presque chaque mardi, pour assister aux séances d’enregistrement. Durant deux ans, il ne fait rien de spécial. Il reste là, dans la cabine, à observer et attendre. Un beau jour… Un des autres compositeurs de la série… (Ils alternaient généralement à trois ou quatre)… n’a pas été en mesure de venir travailler. Une des productrice, habituée à voir Bellon trainer par-là, lui a alors donné sa chance en lui demandant s’il voulait bien le remplacer. Ce que, naturellement, il s’est empressé d’accepter. Enfin… sa carrière démarrait. La preuve : en 1986, Roger Bellon signe ce que, personnellement, j’aime à considérer comme son premier « gros morceau »… Le téléfilm Frankenstein… réalisé par Burt Brinckerhoff, avec Carl Beck en Victor Frankenbstein et Chris Sarandon dans le rôle de la créature…

[Main Title, from Frankenstein (1986) by Roger Bellon]

Il enchaîne ainsi plusieurs téléfilms… Puis se voit contacté par un producteur anglais, qui lui propose de venir à Londres pendant un an afin de travailler sur une ambitieuse série policière ; Yellow Thread Street. Détail amusant : l’un des principaux comédiens n’est autre que Bruce Payne… Qui sera plus tard le grand méchant du quatrième film de la franchise Highlander, Endgame. Et Yellow Thread Street par Roger Bellon, ça ressemblait à ça…

[Main Theme, from Yellow Thread Street by Roger Bellon]

A son retour de Londres, il est engagé par la société de production Vestron, à qui l’on doit notamment Dirty Dancing, et compose quatre films pour eux. Pas des bons, selon ses propres mots, mais qui bénéficiaient néanmoins de budgets conséquents… Lui permettant ainsi d’avoir des moyens extraordinaires et d’enregistrer avec les différents orchestres de la Paramount ; bien que ce soit pour de petites comédies horrifiques, à l’image de L’Ange des Ténèbres, de Camilo Vila en 1988…

[Theme, from The Unholy by Roger Bellon]

Ou de Waxwork, d’Anthony Hickox, la même année…

[Sarah and the Marquis, from Waxwork by Roger Bellon]

Au début des années 90, il prend pour agent Derek Power. Et c’est par lui que la proposition Highlander va arriver. Puisque la série repose sur une large coproduction internationale, les critères de recrutement par départements sont aussi nombreux que spécifiques. Dans le cadre de ces accords, la musique doit être confiée soit à un compositeur français, soit à un compositeur allemand. De surcroit, vivant à Los Angeles… Par chance, en ce temps-là, ça ne court pas les rues. Roger Bellon est même l’un des rares dans ce cas. Par l’intermédiaire de Power, donc, il rencontre le producteur Bill Panzer et les deux hommes accrochent et se mettent d’accord sur un style combinant classicisme et rock n’roll attitude… à l’image du tandem Queen / Michael Kamen sur le premier film…

[Kansas Toto, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Comme en télé on fait rarement les choses dans l’ordre, le premier épisode qu’il doit mettre en musique est réalité le quatrième. Le Pilote ne viendra qu’un peu plus tard. Ce qui s’avère plutôt heureux dans la mesure où l’intrigue est la première à s’éloigner un peu du schéma classique. Il y est question d’un vétéran de guerre, atteint d’un lourd syndrome post-traumatique, qu’un immortel pourtant sensé représenter la loi fait passer pour un assassin en vue de couvrir ses propres actes. Problème : l’homme qu’il a tué était un ami de MacLeod… La suite… Vous la devinez. D’entrée de jeu, la série appelle donc non seulement à une bonne part d’action, mais aussi – et surtout – à une tout aussi bonne part d’émotion. Le vétéran campé par l’excellent Vincent Schiavelli s’avérant particulièrement touchant. Entre flashbacks, combats, rivalités, romance et amitiés, Highlander appelle immédiatement à une large palette de couleurs musicales… D’autant que lesdits flashbacks couvrent, littéralement, des siècles et des siècles d’aventures…

[Debra on Stream/Think of Me, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Pour son temps, Highlander The Series est un cas un peu particulier du point de vue musical. D’ordinaire, les compositeurs dédiés à une série tente d’établir un genre de « formule » applicable d’épisode en épisode afin de, non seulement, créer une empreinte, une identité forte, au programme mais également – et peut-être surtout – pour essayer de gagner un maximum de temps grâce à la répétition de thèmes ou motifs d’une semaine à l’autre. Or, ici, c’était totalement exclus. Les producteurs ont été clairs : aucune redite ou presque (exception faite de quelques chansons phares comme Princes of the Universe et Who Wants to Live Forever de Queen… ou Bonnie Portmore d’après Loreena McKennitt). Tout simplement parce que, par nature, un épisode peut nous faire voyager de l’Egypte au temps de Cléopâtre…

[A Faded Memory, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

A l’Inde de 1764…

[Through Indian Eyes, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

En passant par l’Union Soviétique de 1919…

[A Woody Through Time, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Ou encore le Japon de 1778… Pour ce qui reste, d’ailleurs, l’un des meilleurs épisodes de la série tout entière. Celui-là même où on découvre les origines du katana de Duncan… Un incontournable, qui ouvrait admirablement la saison 3…

[Samurai Suite, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Et que dire encore des flashbacks remontant jusqu’à l’âge de bronze ?! Où l’on apprenait ni plus ni moins que les fameux quatre cavaliers de l’Apocalypse étaient… des Immortels !

[Mouth Weed, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

C’est bien simple… Des comme ça, je peux vous en sortir jusqu’à pas moins de 119… C’est-à-dire le nombre exact d’épisodes dont dispose la série. Quel plaisir, vraiment, que TF1+ nous offre aujourd’hui l’occasion de la remettre un peu en avant. Néanmoins, j’ai tout de même un gros bémol à souligner quant à leur mode de diffusion… Le format original 4/3 est désormais tronqué contre un grossier zoom 16/9… Je m’explique : pour pallier au format « carré de nos téléviseurs d’alors », ils ont tout simplement zoomé à l’intérieur de l’image histoire de bien remplir le cadre de nos écrans modernes. Moralité : les personnages n’ont plus ni front ni mentons… Les plans élaborés par les réalisateurs sont donc totalement coupés. Sabordés. Tout ça pour ne pas laisser deux bandes noires de chaque côté. C’est une hérésie. Mais, malheureusement, c’est devenu la norme depuis un bon bout de temps déjà… désolé d’être un puriste, mais ça me déprime. Eh puis, tiens, histoire de bien m’achever avant de continuer… Si je me retournais un peu le cerveau en me remémorant le final de l’épisode 4 de la saison 2… Le bien nommé… The Darkness…

[Dust in the Wind, by Kansas]

Cet épisode est la première véritable virgule de la série. Avant lui, elle racontait, elle était autre chose. Après lui, plus rien ne sera jamais comme avant. Comme dit plus tôt, c’est l’une des principales forces d’Highlander : chaque saison est unique… aussi bien dans son traitement que dans ses intentions. Le temps des 26 premières aventures, Duncan revient malgré lui dans le jeu des Immortels, dont il s’est tenu le plus éloigné possible depuis sa rencontre avec Tessa (incarnée par la superbe Alexandra Vandernoot)… L’un des grands amours de sa vie. Ça n’a l’air de rien mais, à l’époque, faire du héros un homme heureux et déjà en couple depuis plusieurs années, c’est une petite révolution. D’ordinaire, dans la grande majorité des séries, les principaux personnages masculin et féminin se rencontraient dans le pilote et passaient ensuite 5 à 6 saisons à se tourner autour avant de finalement se pécho… juste avant la fin ou, le plus souvent, l’annulation de ladite série. Avec brio, Highlander évite cet écueil et suit, d’entrée de jeu, une vraie et belle histoire d’amour ; pourtant de nature impossible puisque lui immortel et elle tout ce qu’il y a de plus mortelle. Et, par conséquent, vulnérable.   

[Winds with You, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

De surcroit, dès le pilote encore une fois, MacLeod et Tessa deviennent les tuteurs d’un jeune homme qui a tenté de les cambrioler ; Richie (interprété par le regretté Stan Kirsch). Le duo devient trio, avec ses faux-airs de famille reconstituée. Là encore, on est loin des carcans du genre. La saison 1 représente donc le classicisme. La notion d’héroïsme y est associée à l’amour et à l’optimisme ; en dépit d’un destin souvent bouleversé par la violence. A ce stade de sa longue vie, Duncan a trouvé une forme de paix. Qui lui confère, précisément, suffisamment d’assurance pour se convaincre du bien fondé de ses actions et de légitimité de son échelle de valeurs. Avec son final dramatique, l’épisode The Darkness vient tout casser. Tessa disparait et la vérité jusqu’ici cachée sur la nature profonde de Richie est soudain exposée… En quelques minutes à peine, c’est tout le show qui vient de changer.   

[To Happiness, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

La saison devient alors celle de la fatalité. On change les environnements, les décors… De la chaleur d’un chic magasin d’antiquités, on passe à la sueur d’un dojo. Finie la grande histoire d’amour… Place à la figure du mentor. Les entraînements et les combats deviennent plus nombreux et, surtout, plus impressionnants. Adrian Paul, décidément totalement dévoué au personnage se lance comme jamais dans les arts martiaux… Et, en tant qu’acteur, apprécie par-dessus le tout la promesse d’une importante et perpétuelle évolution de son personnage. D’ailleurs, lorsque j’ai eu la chance de passer plusieurs jours avec toute l’équipe afin d’encadrer et d’animer les différents panels consacrés à la série au Comic Con’ de Paris, il me confiait ceci…

[EXTRAIT Interview Adrian Paul]

Désolé pour la qualité sonore, encore une fois, ces entretiens étaient destinés à la presse écrite… Mais c’est quand même sympa de pouvoir les glisser ici. Nous disions donc… Saison 1 : héroïsme et clarissime. Saison 2 : Désillusion et fatalité ; agrémenté de l’entrée en scène de l’organisation des Guetteurs et, dans ce cadre, du personnage de Joe Dawson (interprété par Jim Byrnes). Pour ce qui est de la saison 3, je dirais… reconstruction et Mythologie. Notamment grâce à l’arrivée du plus ancien de tous les Immortels recensés… Le fascinant… Methos (qu’incarne si bien Peter Wingfield). La 4, c’est simple, c’est le retour aux sources. C’est d’ailleurs ainsi que s’intitule le premier épisode… réalisé en partie en Ecosse et par Adrian Paul lui-même ! Et à cette occasion, on renouait également avec l’un des plus grands moments de toute la saga…

[Bonnie Portmore, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

[EXTRAIT Interview Adrian Paul]

A cet extrait, je dois ajouter que, lorsque j’ai discuté de ce même épisode avec le compositeur, Roger Bellon m’a précisé que c’était la toute première fois qu’un réalisateur lui téléphonait pour parler de la musique ; Adrian Paul ayant tenu à s’entretenir avec lui plusieurs fois par jour. Toujours selon lui, il avait, pour la première fois, la vision de quelqu’un de précis. Ce qui l’a considérablement aidé dans sa composition. Il faut dire que dans la grande majorité des cas, les réalisateurs d’épisodes de séries télé ne sont même pas impliqués dans le montage ! Alors vous pensez bien que la musique…

[The Unexpected, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

La saison 5, c’est la magie et le mysticisme au sens large. De peur que la série commence à stagner, les producteurs cherchent à quelque peu la refaçonner… Plus sombre, plus gothique… Plus religieuse même parfois… On y parle de nouveaux pouvoir… de l’avènement des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse… et même du retour sur Terre d’un démon millénaire. Dit comme ça, ça pourrait paraître comme du grand n’importe quoi… Mais, au contraire, cette saison donne lieu à certains des plus éclairages et effets de cadres qu’ait connu la série. Après déjà plus de 100 épisodes, Highlander est à son apogée… D’ailleurs, l’épisode que Roger Bellon a préféré mettre en musique est justement issu de cette saison…

[Flamenco Rojo, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Duende ; 14ème épisode de la saison 5. Assurément l’un des plus beaux flashbacks et combats de toute la série… Une grande année, marquée par des moments parmi les plus impactant… Et nanti d’un final d’une grande noirceur… A ce moment précis, tout portait à croire que la saison 6 serait plus maîtrisée encore… Sauf que… non. Le projet de David Abramowitz visant à opérer un significatif bon dans le temps et de retrouver Duncan MacLeod dans un futur postapocalyptique est totalement rejeté. Carrément dommage… Quoi que, ils le feront quand même, mais au cinéma et quelques années plus tard. De plus, Adrian Paul en a marre. Il aimerait passer à autre chose et tenter d’aller plus avant dans sa carrière. Moralité : il n’est présent, par contrat, que dans neuf épisodes… les autres servant de backdoor pilotes à répétition visant à lui trouver non pas un mais une remplaçante qui deviendrait l’héroïne d’une toute nouvelle série à la prochaine rentrée. Beaucoup de redite. Beaucoup de recyclage… y compris en ce qui concerne la musique… A juste titre, Roger Bellon considère cette dernière année comme une année bâtarde ; malgré un assez bon final en deux parties.     

[Armies of the Night, from Highlander, The Series by Roger Bellon]

Highlander la Série prend ainsi fin le 16 mai 1998… Pour laisser place à L’Immortelle, avec Elizabeth Gracen, dès la rentrée suivante. Une seconde série sur laquelle Roger Bellon a préféré ne pas s’engager… Et qui s’avèrera être un échec cuisant. Deux ans plus tard, pourtant, Adrian Paul et Duncan MacLeod reviennent… sur grand écran et aux côtés de Christophe Lambert. En revanche, le compositeur n’est pas invité à venir parachever son œuvre… Ce qui, une fois de plus, est dû aux accords internationaux. Cette fois, pour Highlander Endgame, il fallait que le compositeur soit anglais. C’est ainsi que peut entrer en scène… Nick Glennie-Smith…

[Killing an Old Friend, from Highlander Endgame by Nick Glennie-Smith]

Sauf que, Nick Glennie-Smith ne pourra pas rester jusqu’à la fin du projet… Car le compositeur britannique, issu de l’écurie Zimmer, a déjà fait ses armes sur de beaux succès comme The Rock et L’homme au masque de fer et se retrouve, de fait, pas mal demandé. Le premier montage du film se révélant insatisfaisant, la production décide d’apporter pas mal de modifications… Ce qui prend naturellement du temps et repousse les dates d’enregistrement. Et, passé un certain délai, Glennie-Smith n’est tout simplement plus disponible. Davis & Panzer font donc appel à un débutant qui venait de faire parler de lui en signant la musique de la bande annonce de Danse avec les Loups ; Stephen Graziano. Avant ça, ce dernier avait également travaillé sur quelques épisodes des séries Les aventures de Brisco County Jr., Dawson et une de mes séries coup de cœur ever : La via à cinq… Il a donc l’habitude de travailler vite et bien… Ce qui n’est pas négligeable puisqu’on lui donne que… deux semaines… pour repenser et compléter l’intégralité de la musique du film ! Et, emballé par le concept, il donne tout ce qu’il a…  

[Say Goodbye to Kate / Last Supper Slash, from Highlander Endgame by Stephen Graziano]

Au final, les deux compositeurs ont leurs noms sur la pochette de l’album… Mais ne se sont jamais croisé ni parlé ne serait-ce que par téléphone. Pourtant, un morceau en particulier leur est attribué à tous les deux ; Heather Cuts Her hair… En réalité, il avait été composé par Nick Glennie-Smith pour le premier montage, mais sans aucun effet de choeurs. Pour la version finale, il a été demandé à Stephen Graziano d’y adjoindre une voix dominante. Ce qui donne ça…

[Heather Cuts Her Hair, from Highlander Endgame by Nick Glennie-Smith & Stephen Graziano]

Le film sort à travers le monde en 2000 tout pile… Et, comme d’habitude, comporte plein de très bonnes choses réparties dans un écrin plus que bancal. N’empêche que pour celui qui a tout suivi depuis le début, ce 120ème épisode de luxe a de quoi émouvoir… Et puis, il ne faut pas oublier que c’est celui des Adieux pour Christophe Lambert et, donc, pour Connor MacLeod. Duncan, lui, connaitra une ultime aventure… celle qui le mènera au bout de sa quête… celle qui l’amènera… à la Source.

[The Elder & The Ancients, from Highlander, The Source by George Kallis]

Sur le papier, c’est une bonne idée : le scénariste David Abramowitz réalise enfin son rêve d’emmener Duncan jusque dans le futur postapocalyptique qu’il imaginait originellement en guise de saison 6. Quelques décors sympas… Un éclairage intéressant… Une orientation mystique… et un final porteur d’espoir. Mais… Malheureusement… Dire que la mayonnaise ne prend pas relève du doux euphémisme…

[EXTRAIT Interview Adrian Paul]

[Joe Falls, from Highlander, The Source by George Kallis]

Que voulez-vous, avec un réalisateur (Brett Leonard pour ne pas le citer) qui passait son temps à rebaptiser lui-même son film en Highlander, The Sauce… Qu’on traduirait par le navet chez nous… Toute l’opération était quand même plutôt mal barrée. Personnages secondaires sans profondeurs et costumes et/ou coiffures ridicules… Effets spéciaux plus que douteux… Incohérences en pagaille et résolution hâtée… Highlander, the Source sonne le glas de la série de façon bien peu glorieuse. D’ailleurs, le film est déclassé en une vulgaire sortie direct-to-DVD… même si, là encore, il contient plein de petites choses que mon cœur de fan aime beaucoup… La musique, encore une fois, était confiée à un p’tit nouveau ayant essentiellement bossé pour des bandes annonces et documentaires… George Kallis.  

[The Source & MacLeod’s Theme, from Highlander, The Source by George Kallis]

Voilà… Fin de l’histoire. A croire que MacLeod, qu’il s’appelle Connor, Duncan, Quentin ou même Colin n’était pas si immortel que ça… Quoi que… Ce serait sans compter sur le remake du premier film, actuellement en cours de tournage avec Henry Cavill et Russell Crowe. Plutôt alléchant comme casting, non ?! Mais qui pour la musique ? Alors là… On verra bien. D’ici là, jetez-vous sur ces anciens épisodes grâce à TF1+ et, de mon côté, je vous quitte bien évidemment sur du Roger Bellon qui, en mai 1997… Soit vers la fin de sa participation à Highlander… signait la partition de l’adaptation en mini-série du roman de Mario Puzo… The Last Don. Un genre de spin-off à son célèbre Parrain… édité en 1996, soit trois ans seulement avant sa mort. Et vous allez voir, c’est pas mal du tout… A très vite et, surtout, gardez bien la tête sur les épaules parce qu’au final, quoi qu’il arrive, il ne pourra en rester qu’un…

[Finale, from The Last Don by Roger Bellon]+

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