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C’était en 2019 … la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande

La justice néo-zélandaise a rejeté ce jeudi 30 avril la demande d’appel du responsable de la tuerie de Christchurch. Lors de sa demande, Brenton Tarrant a pointé du doigt des conditions de vie « inhumaines ». Ces dernières l’auraient empêché de prendre des décisions rationnelles en première instance.

Le 15 mars 2019, Brenton Tarrant, faisait feu sur deux bâtiments religieux dans la ville de Christchurch. Avec 51 morts, la tuerie de Chirstchurch a été reconnue comme la plus grande tuerie commise contre des musulmans dans un pays occidental. Le suspect avait été arrêté « 36 minutes après le début de la tuerie » selon les deux policiers qui l’ont arrêté. Brenton Tarrant s’était préparé méticuleusement à cet attentat. Il était armé de deux fusils semi-automatiques, de deux fusils de chasse et d’un fusil à pompe.

Brenton Tarrant : un profil particulier

L’enquête a démontré que Brenton Tarrant possédait un permis de port d’armes depuis novembre 2017. responsable de la tuerie de Christchurch ne possédait aucun casier judiciaire jusque-là. Les différents services de renseignement ainsi que les polices néo-zélandaise et australienne ne le connaissaient aucunement. En revanche, au moment des faits, les utilisateurs des réseaux sociaux le connaissaient comme un suprémaciste blanc.

Quelques heures avant l’attaque, il mettait en ligne un manifeste de près de 80 pages intitulé The Great Replacement. Dans ce dernier, l’Australien expose ses thèses islamophobes et conspirationnistes l’ayant mené à la tuerie de Christchurch. De plus, Brenton Tarrant a à plusieurs reprises déclaré que certains épisodes l’avaient poussé à orchestrer la tuerie de Christchurch. Il a notamment fait référence à la défaite de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2017 ou à l’attentat de Stockholm d’avril 2017. Cet attentat terroriste islamiste avait fait 5 morts et 14 blessés en Suède.

Comment s’est déroulé le procès de la tuerie de Christchurch

Après avoir plaidé coupable le 26 mars 2020, l’Australien a confirmé ses aveux pour les 92 charges retenues contre lui. Son procès s’ouvre en août 2020 à la Haute Cour de justice de Christchurch. Le manque de pitié du tueur à l’égard des nombreuses familles de victimes défilant devant lui a marqué l’opinion publique à l’époque. Durant près de trois jours, Brenton Tarrant explique méthodiquement comment il a planifié « la plus grande tuerie de masse de l’histoire de la Nouvelle-Zélande ». À l’issue de ces trois jours, l’Australien est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Brenton Tarrant est alors la première personne à recevoir cette peine dans toute l’histoire du pays.

Cet épisode a également poussé le gouvernement néo-zélandais à durcir sa politique en matière d’accessibilité aux armes. Dès le 21 mars 2019, la Première ministre a annoncé l’interdiction de la vente de fusils d’assaut et d’armes semi-automatiques.

Brenton Tarrant avait comparu en février dernier devant la cour d’appel de Wellington. Ses conditions de détention « inhumaines » lors de son procès l’auraient rendu incapable de prendre des décisions rationnelles lors de sa plaidoirie.

Un appel refusé

La Cour d’appel de Wellington a rendu son verdict ce 30 avril. Selon elle, les aveux de Tarrant étaient volontaires et n’ont pas à être remis en question. « Il n’avait subi aucune contrainte ni pression », affirme-t-elle. Toujours selon la Cour, les preuves ne démontrent nullement que le suspect présentait un impact psychologique résultant de ses conditions de détention.

Aujourd’hui âgé de 35 ans, Brenton Tarrant reste incarcéré dans l’unité spéciale de la prison d’Auckland pour détenus présentant un risque extrême.

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