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Sexisme ordinaire : quels sont ces comportements que l’on veut oublier ?

Le sexisme ordinaire, c’est ce que plusieurs milliers d’utilisatrices de la plateforme Tik-Tok ont décidé de dénoncer. Le concept de la tendance, énoncer en quelques points plusieurs faits, comportements et/ou propos qui correspondent à du sexisme ordinaire. La rédaction a décidé de se prêter au jeu et de réaliser la tendance issue des réseaux sociaux à son tour en exposant plusieurs faits, comportements et propos qui ressortent être du sexisme ordinaire.

Le sexisme ordinaire, c’est quoi ?

Le gouvernement défini le sexisme ordinaire comme « […] un ensemble de comportements, attitudes et propos basés sur des stéréotypes de genre, qui ont des conséquences négatives sur les personnes visées. Ces actes peuvent sembler inoffensifs, mais ils ont pour effet de dévaloriser et marginaliser les individus en raison de leur sexe, leur genre, affectant potentiellement leur bien-être mental et physique. »

1 La question des enfants comme réussite sociale ou inconvénient

« C’est pour quand les enfants ? », « Je voudrai être grand-mère/grand-père plus tard », «, « Il faut faire attention à ton heure biologique », « Vous n’avez pas prévu d’avoir des enfants bientôt j’espère », etc. Ce sont des remarques et questions que j’ai déjà pu entendre autour de moi. Ce type de remarque se retrouve parfois lors d’entretiens d’embauche et peut-être un critère de refus et/ou de discrimination pour les femmes.

2 Le mansplaining

Ce terme se définit comme une situation dans laquelle un homme explique à une femme quelque chose qu’elle connait déjà, qu’elle sait déjà ou dont elle est experte, avec un ton condescendant et/ou paternaliste.

3 Le manterrupting

Cette expression rejoint le terme de mansplaining. Cela se traduit comme un homme qui veut tout le temps avoir la parole et ne pas laisser parler les femmes et/ou qui leur coupe la parole en permanence, généralement parce qu’ils pensent mieux connaitre que tout le monde.

4 Le manspreading

Toujours dans la lignée des mots avec la même base, il y a le manspreading. Ce mot peut se traduire un homme qui prend volontairement de la place physiquement, dans le sens d’écarter les jambes dans les transports en commun par exemple. Cette action pousse les autres passagers à se déplacer sur un autre siège si possible, ou de devoir se replier en croisant les jambes. Ne vous inquiétez pas, messieurs, nous avons remarqué votre présence.

5 Ne s’adresser ou ne saluer que les autres hommes

… d’une même pièce, tout en ne s’adressant pas aux femmes. La politesse n’est pas un mot féminin pour rien.

6 Les blagues sexistes

Il existe par exemple la fameuse blague : « Qu’est-ce que t’as, tu ne souries pas, tu as des règles ? ». Il serait temps de changer de registre. « Oh ça va je rigole » est également à éviter. Ce type de phrase ne justifie pas une blague sexiste et ne vous sauvera pas de votre bide.

7 Le bodycount

« C’est quoi ton bodycount ? » C’est l’une des questions qu’on vous posera peut-être un jour afin d’évaluer la personne que vous êtes. Le bodycount se définit comme le nombre de partenaires sexuels que vous avez eu dans votre vie. Quand la valeur est considérée comme importante, la réaction pour un homme et une femme n’est pas la même. Un homme sera plus facilement félicité pour ses « performances », tandis qu’une femme va être dénigrée et très mal vue, et cela, majoritairement par la gent masculine. Ce qui m’invite à vous demander messieurs, comment avez-vous obtenu ce « score », si les femmes ne peuvent pas avoir le même.

8 Le football féminin

L’utilisation du terme féminin pour décrire une même action réalisé par des femmes pour le différencier de celui des hommes comporte du sexisme ordinaire. L’exemple le plus flagrant de cette utilisation est le terme de « football féminin ». Pourtant, le football est un sport joué à la fois par les hommes et les femmes et qui comporte les mêmes règles. La seule différence entre les équipes masculines et féminines : le salaire et la reconnaissance du talent.

9 La tenue vestimentaire

Voir un homme torse nu outre les endroits autorisés vous choque-t-il plus qu’une femme portant un crop-top ou une mini-jupe ? A qui feriez-vous une remarque sur la tenue en premier : un homme ou une femme ? Selon une étude du média 20 minutes publiée en 2020, « 69% des femmes de 18 à 30 ans ont renoncé au moins une fois au cours de douze derniers mois à porter un vêtement par peur des remarques ou des agressions sexistes. » A l’approche des beaux jours, espérons que ces chiffres diminuent, contrairement aux températures.

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