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José Mourinho de retour au Real Madrid : le Special One peut-il les relancer ?

Ce matin, Fabrizio Romano a lâché son fameux « Here We Go ». José Mourinho est officiellement de retour au Real Madrid. Un accord verbal portant sur deux ans a été trouvé entre les deux parties, et le Portugais s’apprête à rejoindre la capitale espagnole dès la fin du match contre l’Athletic Bilbao. Madrid déboursera 7 millions d’euros pour le libérer de son contrat avec le Benfica : l’heure du grand ménage a sonné à la Maison Blanche.

Un vestiaire en cendres, une saison à oublier

Cette saison 2025-2026 restera dans les annales pour de mauvaises raisons. Le Real Madrid traverse sans doute la pire crise de son histoire récente. Éliminé en Ligue des champions par le Bayern Munich, distancé de onze points par le FC Barcelone à quatre journées du terme, le club n’a rien remporté. C’est la deuxième saison blanche consécutive. Un coup dur, dans la culture d’un club construit pour dominer l’Europe.

Derrière les mauvais résultats, c’est surtout l’état du vestiaire qui alarme. Selon (Defensa Central), relayé par plusieurs médias espagnols, deux clans distincts se sont formés au sein du groupe. D’un côté, les partisans de Xabi Alonso, avec notamment Mbappé, Tchouaméni ou Courtois. De l’autre, ceux ralliés à Álvaro Arbeloa. Résultat : des fuites permanentes vers la presse, une méfiance généralisée et, selon (El Chiringuito), une cohésion quasiment inexistante depuis l’élimination européenne. Pour un club de ce rang, c’est un signal particulièrement inquiétant.

Arbeloa, nommé en urgence après l’éviction de Xabi Alonso en cours de saison, n’a jamais vraiment imposé son autorité. Cinq défaites en dix-huit matchs, des déclarations fracassantes de Mbappé en zone mixte, qui a affirmé se considérer « quatrième choix en attaque » selon (Eurosport), et un Dani Ceballos qui aurait refusé tout contact avec le coach selon (Marca) : le tableau est sombre. L’institution avait besoin d’un électrochoc et Mourinho arrive donc, au bon moment.

Mourinho, l’homme des situations impossibles

José Mourinho, 63 ans, n’est pas un entraîneur comme les autres. Vingt-cinq titres au compteur, deux Ligue des champions soulevées avec Porto en 2004 et l’Inter Milan en 2010, des championnats gagnés en quatre pays différents : Portugal, Angleterre, Italie, Espagne. Il est le seul entraîneur de l’histoire à avoir remporté les trois compétitions UEFA au cours de sa carrière. Une référence absolue dans le football mondial.

Son premier passage au Real Madrid, de 2010 à 2013, reste à la fois brillant et douloureux. Il a remporté la Liga 2011-2012 avec un record de 100 points, qui tient encore aujourd’hui. Il a surtout mis fin à quatorze ans de disette en championnat. Pourtant, l’échec en Ligue des champions face au Bayern en 2012, les tensions répétées avec Iker Casillas et un départ précipité en 2013 ont laissé des cicatrices. Cette ambivalence rend son retour aussi fascinant que risqué.

Peut-il remettre le Real au sommet ? La question mérite d’être posée sérieusement. Selon (Fabrizio Romano), Florentino Pérez s’est engagé à lui offrir un soutien total sur le mercato, ce que Mourinho avait explicitement exigé avant de parapher le moindre document. C’est déjà un signal fort. Le « Special One » excelle dans les reprises en main, c’est reconnu partout dans le monde du football. Mais dompter un vestiaire fracturé, avec des personnalités aussi puissantes que Mbappé ou Vinicius Jr, sera sans doute le plus grand défi de sa carrière. Madrid n’a plus le droit à l’erreur, et lui non plus.

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