C’est tombé dans la nuit de dimanche à ce lundi 18 mai, Shai Gilgeous-Alexander mérite pleinement son trophée et a été élu MVP de la saison 2025-2026 de la NBA. Ses chiffres, son efficacité et surtout les victoires d’OKC construisent un dossier que peu auraient pu contester.
A global media panel of 100 voters selected the winner of the 2025-26 Kia NBA Most Valuable Player Award.
— NBA Communications (@NBAPR) May 17, 2026</blockquote
The complete voting results ⬇️ pic.twitter.com/ki6ZYk5Tq9Avant de plonger dans le classement, une petite mise en contexte s’impose. En NBA, le MVP est voté chaque année par un jury de journalistes et médias spécialisés à travers le monde. Chaque votant classe ses cinq joueurs favoris, et un système de points détermine le vainqueur final. Ce n’est pas forcément le meilleur scoreur qui gagne, mais c’est le joueur qui a eu le plus d’impact sur la saison, à la fois individuellement et collectivement pour son équipe. Les victoires comptent autant que les statistiques.
1. Shai Gilgeous-Alexander : Un MVP Back to back
C’est officiel, Shai Gilgeous-Alexander remporte le trophée de MVP pour la deuxième année consécutive en NBA. Il rejoint ainsi un club très fermé des 16 joueurs de l’histoire à avoir remporté le titre de meilleur joueur de la ligue à plusieurs reprises. Devant lui, des légendes comme Stephen Curry, Giannis Antetokounmpo ou encore LeBron James avaient accompli cet exploit.
A testament to the people around him 🤝
— OKC THUNDER (@okcthunder) May 18, 2026
2x MVP SGA showing love to the teammates who helped make it happen 📺 https://t.co/79KZSLZjRJ pic.twitter.com/GdLMemcHseAlors pourquoi lui et pas un autre ? La réponse tient en deux mots » efficacité et victoires. » Le meneur d’Oklahoma City a porté les Thunder à un bilan de 64 victoires pour 18 défaites. Tout simplement le meilleur de toute la NBA cette saison. Sur le plan individuel, il a compilé 31,6 points, 4,4 rebonds et 6,5 passes décisives par match. Ce bilan s’accompagne d’une efficacité offensive remarquable, deux tirs sur trois tentés ont fait mouche. Ce chiffre est tout simplement hors norme et témoigne de la justesse offensive du nouveau MVP.
Et dans les matchs serrés, ceux qui se jouent dans les dernières secondes, SGA a affiché un bilan de 20 victoires pour 7 défaites. Autrement dit, c’est le joueur que tout le monde veut sur le terrain quand ça se complique. Le jury lui a donné 939 points sur 1 000 possibles, avec 83 votes en première position.
2. Nikola Jokic : Une seconde place pour un double MVP
BREAKING: Nikola Jokic is appealing the MVP result after losing to Gilgeous-Alexander. pic.twitter.com/9iw6mNMgYE
— Brian Caldwell (@BrianCaldNBA) May 17, 2026Second au classement MVP, Nikola Jokic aurait sûrement décroché la mise dans n’importe quelle autre saison. Le pivot des Denver Nuggets a terminé meilleur rebondeur (12,9 par match) et meilleur passeur (10,7 par match) de toute la ligue. Il signe une moyenne de triple-doubles dont seul lui a la recette.
Alors pourquoi pas le titre ? D’abord, une blessure l’a forcé à rater une grosse partie de la saison. Dans la course au MVP, être absent des terrains pendant des semaines fait du mal à votre dossier. Ensuite, quand il est revenu, Denver n’a pas suivi. Les Nuggets ont affiché un bilan décevant à son retour, terminant seulement sixièmes à l’Ouest. Les jurés ont donc eu du mal à lui donner la palme alors que son équipe galérait autour de lui. Certains pensent qu’il méritait quand même le trophée.
3.Victor Wembanyama – Une 3e place déjà historique
Troisième dans le classement du trophée MVP NBA 2026, Victor Wembanyama a pourtant failli tout renverser. À seulement 22 ans, le Français des San Antonio Spurs a réussi quelque chose que personne n’attendait si tôt dans sa carrière. Il a sû propulser San Antonio dans les playoffs pour la première fois depuis 2019, avec un bilan de 59 victoires pour 23 défaites, ce qui lui a valu 589 points.
NBA : c’est officiel, Victor Wembanyama, 3e, devancé par Gilgeous-Alexander et Jokic pour le titre de MVP
— Le Parisien (@le_Parisien) May 18, 2026
➡️ https://t.co/tFyKCcyv8y pic.twitter.com/D7V3Gqu87dSa saison est tout simplement déroutante. Wembanyama n’est pas le meilleur scoreur du top 5, mais il est le seul joueur de cette liste à peser aussi lourd des deux côtés du terrain. Ses 3,1 contres par match ne racontent qu’une partie de l’histoire. Sa seule présence dans la raquette adverse reconfigure les plans de jeu des équipes qui lui font face. Les attaquants reculent avant même qu’il ne bouge. C’est une influence qu’aucune statistique ne capte pleinement, mais que les votants ont récompensée.
Cette saison lui a d’ailleurs valu un autre trophée, et pas des moindres. Il est devenu le premier joueur unanime de l’histoire à remporter le prix de Défenseur de l’Année. Il est également le plus jeune à avoir jamais reçu cette distinction. Dans la course au MVP NBA 2026, beaucoup de votants l’ont placé en tête durant plusieurs semaines avant que la dynamique d’OKC ne bascule en faveur de SGA.
4. Luka Doncic – Un retour en fanfare pour le slovène
Avec 250 points au vote final, Luka Doncic a créé l’événement cette saison. Transféré aux Los Angeles Lakers, le Slovène a rappelé à tout le monde pourquoi il est l’un des attaquants les plus naturellement doués que la ligue ait produits depuis des années. Sa fin de saison a été époustouflante. Sur ses 16 derniers matchs, il a tourné à 35,1 points par rencontre, réussi 6,1 tirs à trois points par match et shooté à 50,2 % au tir.
Mais un MVP, ça se gagne sur toute une saison. Et sur l’ensemble de l’exercice 2025-2026, Luka a mis du temps à trouver ses marques à Los Angeles. Sa montée en puissance dans le dernier mois l’a propulsé dans le débat, sans lui permettre d’y rester suffisamment longtemps pour dépasser les trois premiers. Sa présence dans ce classement du trophée MVP NBA 2026 n’en reste pas moins le signe que ses meilleures années sont peut-être encore devant lui.
5. Cade Cunningham – Une surprise dans cette course au MVP
Avec 117 points, Cade Cunningham est sans doute un des noms qu’on attendait le moins dans ce classement. Pourtant, le meneur des Detroit Pistons a tout cassé cette année en compilant 23,9 points, 9,9 passes décisives et 5,5 rebonds en moyenne. Le bilan collectif plaide en sa faveur, son équipe a terminé en première position à l’Est.
Cependant, Cunningham a dû passer par une pétition pour être éligible aux récompenses individuelles cette saison, n’ayant pas atteint le seuil des 65 matchs joués. Cette démarche a été acceptée, et vu son impact sur Detroit, difficile de contester la décision. Il a reçu deux votes en première position, ce qui dit beaucoup sur la façon dont certains observateurs ont perçu sa saison. Pas suffisant pour viser plus haut cette année, mais largement assez pour s’imposer comme l’un des visages de la prochaine génération.
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