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On a visité pour vous … l’expo « K-Beauty » au musée Guimet

Depuis quelques années, la beauté coréenne ou K-Beauty est un phénomène à travers le monde. Découvrez ses secrets lors de l’exposition « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène », jusqu’au lundi 6 juillet au musée Guimet.

Plongez à travers quatre étapes dans l’histoire de la K-Beauty depuis ses débuts, jusqu’à nos jours.

Première étape : son origine

Lorsque vous entrez dans la pièce, vous plongez directement dans l’époque Joseon (1392-1910). L’époque Joseon désigne la période de l’histoire de la Corée au cours de laquelle le pays est gouverné par la dynastie des Yi. 1910 marque la fin de cette époque de paix et de prospérité. La Corée est alors occupée par l’Empire japonais jusqu’en 1945.

Découvrez notamment plusieurs scènes, livres retraçant le quotidien de Coréens, ainsi que les différentes tenues et coiffures traditionnels. Une grande vitrine vous offre quatre tenues différentes, pour homme et pour femme de l’époque. Le nom de ce vêtement national coréen est le hanbok. Il n’est plus porté pour travailler ou aller à l’école actuellement, mais l’est toujours lors de fêtes ou lors de visites d’anciens monuments.

Les vêtements portés dépendaient également de son rôle dans la société et de sa classe sociale. Les hommes nobles portaient des chapeaux noirs et les militaires des chapeaux rouges. Ces chapeaux sont faits d’un minutieux tressage de bambou et de crins de cheval. Les hommes du peuple portaient des chapeaux faits de bambou non coloré.

Les femmes portaient des parures faites avec des cordelettes colorées pour agrémenter leur tenue. Ces parures ont leur petit boîtier qui contient un parfum ou un ornement avec une pierre ou un objet qui représente leur animal porte bonheur.

Exemple de hanbok de l’époque Joseon

Deuxième étape : les cosmétiques

Dans ce deuxième espace, de nombreux objets sont exposés : coiffes, produits cosmétiques, épingles à cheveux, vanity, articles de toilette, meubles de rangement. Des objets utilisés à la fois par les hommes et par les femmes.

Une vidéo vous présente une mise en beauté de l’époque pour une femme aisée. Les produits cosmétiques étant très chers à cette période, la mise en beauté permettait de déterminer le milieu social, comme pour les tenues. La qualité et le nombre de produits utilisés n’étaient donc pas les mêmes pour tout le monde.

Dans la société Joseon, la chevelure est un marqueur essentiel du statut et de l’identité. Entretenir son corps, son visage et particulièrement ses cheveux relève du rituel, du quotidien et de la morale. Chaque coiffure détermine une étape de la vie, une condition sociale et un âge. Le corps est considéré comme un don des parents. Il doit donc être parfaitement entretenu et conservé.

Entretenir ses cheveux permet d’exprimer une harmonie intérieure. La beauté coréenne ne s’inscrit pas que dans un aspect esthétique, mais aussi dans un aspect spirituel.

Les Coréennes utilisaient des peignes, des huiles parfumées, des épingles ainsi que des rubans. Le rituel est le suivant : démêler, lisser, nouer ou tresser et, parfois, accessoiriser.

Les contenants de ces produits font également partie de ce rituel. Chaque instrument et objet a sa fonction définie : miroirs, poudriers en laque ou en porcelaine, coffrets compartimentés, pinceaux, pinces.

Ensemble de produits cosmétiques de l’époque Joseon pour homme et pour femme

Troisième étape : après 1910 et l’influence occidentale

1910 marque la fin de la période Joseon, symbole de paix et de prospérité. La Corée est alors occupée par l’Empire japonais jusqu’en 1945. C’est la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945, qui permet à la Corée d’être libérée de cet empire.

Ces 35 années sous le régime dicté par le Japon ont un véritable impact sur la K-Beauty. La culture japonaise se mêle à la beauté coréenne, créant de nouveaux standards et marquant la fin d’une ère de paix et de prospérité.

Dans les années 1920 et 1930, des magazines diffusent l’image d’une nouvelle femme, considérée comme plus moderne. Ces jeunes femmes modernes ont les cheveux plus courts et portent un hanbok plus court. Ces magazines sont majoritairement rédigés et illustrés par des hommes. Ils y présentent un idéal féminin de la société. Une femme doit être cultivée, élégante, mais doit encore rester dans des structures patriarcales.

Couvertures de magazines des années 1920-1930

Avec le développement du cinéma et des publicités, la culture occidentale influence en partie les femmes durant cette période, surtout après la fin de la guerre.

Quatrième étape : la beauté coréenne de nos jours

À la fin du XXe siècle, la culture sud-coréenne gagne en reconnaissance à l’international. La première étape fut les Jeux olympiques de 1988. Depuis les années 2000-2010, la lettre « K » est ajoutée devant les mots pour indiquer l’exportation culturelle de ce pays.

Outre la K-beauty, l’industrie cinématographique de la Corée du Sud impacte aussi le monde actuel avec les K-dramas, mais également l’industrie musicale avec la K-pop. La culture coréenne influence aussi le monde de la beauté et de la mode.

L’exposition « K-Beauty » : on en pense quoi ?

L’exposition vaut le détour. Que vous soyez passionnés ou non par la beauté coréenne, cette exposition vous permet d’en apprendre plus sur les deux Corée, et surtout sur la Corée du Sud, à la fois sur le plan culturel et sur le plan historique.

La visite se déroule sur quatre zones, correspondant à quatre étapes et périodes qui marquent le « soft power » coréen et sa culture, notamment celle de la beauté. De quoi mieux comprendre l’histoire racontée à travers cette exposition.

L’un des gros points forts du lieu est que de nombreuses archives sont présentes pour chaque étape : des tenues, des produits, des archives vidéo, des archives de livres et magazines. En fin de parcours, vous pouvez vous prendre en photo avec divers accessoires.

Le point bonus du lieu : une playlist disponible sur Spotify pour vous plonger autrement dans la culture coréenne. « La K-Beauty ne se regarde pas seulement, elle s’écoute ! ».

Rendez-vous jusqu’au lundi 6 juillet 2026 pour la découvrir au Musée Guimet. Elle est gratuite pour les moins de 26 ans (sous présentation d’un justificatif). Le tarif plein est de 15€ et de 12€ pour le tarif réduit. Le ticket vous permet d’accéder à tout le musée.

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