Alors que 72 départements sont actuellement placés en vigilance rouge, une question demeure : faut-il s’attendre à une nouvelle canicule début juillet ?
Déclaration de Monique Barbut chez France Inter
Après que des chaleurs historiques aient tapé de plein fouet la France, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, évoque une « forte probabilité » qu’un nouvel épisode de canicule survienne très prochainement.
La ministre déclare au micro de France Inter que l’on devrait connaitre une pause relative d’ici la semaine prochaine. En outre, Météo France souligne que la sortie de canicule « ne se fera pas partout au même moment et sera très lente ». Cependant, cette pause sera malheureusement de courte durée :
« Météo France nous indique qu’il y a de fortes probabilités pour qu’à partir de la semaine d’après, nous revenions à des chaleurs extrêmes qui pourraient effectivement nous amener jusqu’au 14 juillet ».
Monique Barbut au micro de France Inter
Une dizaine de départements côté atlantique devraient basculer en vigilance orange ce soir. De plus, de violents orages sont à craindre mais les températures devraient baisser à partir de ce week-end.
Mise en place du dispositif ORSAN de niveau 3 face à ces températures extrêmes

C’est quoi ce dispositif ?
Alors qu’actuellement 72 départements – soit les 3/4 du pays – sont placés en vigilance rouge, le gouvernement a activé ce jeudi le plan ORSAN au niveau 3 sur 4, le niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire. En effet, ce dispositif permet une montée en charge progressive du système de santé face à la canicule et a pour objectif d’organiser la réponse du système de santé pour faire face aux situations sanitaires exceptionnelle ». La mobilisation du système de santé est à son niveau le plus élevé afin qu’il puisse tenir sur un long terme face à une canicule exceptionnelle qui « ne faiblit pas » et une pression sanitaire qui « continue de s’intensifier ».
Ce plan avait déjà été déclenché à son niveau 2 le 23 juin dernier, par le Premier ministre. « Ce niveau nécessite l’activation d’une cellule régionale d’appui et de pilotage sanitaire » et « impose la mobilisation des personnels des différentes directions de l’ARS », explique le ministère.